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jeudi 15 novembre 2012

15.11.12
Beaucoup souhaiteraient le grounding de ce dossier, mais personne pour de bonnes raisons. Entre les antimilitaristes habituels, ceux qui croient que les caisses de l’Etat vont se tarir à cause de cet achat et qu’il faudra fermer des crèches et ceux qui craignent qu’ils seront les perdants des marchés compensatoires, les arguments pour s’opposer à ce programme sont maigres. Et c’est sans compter sur tous les « experts » auto-déclarés qui s’ajoutent à la cacophonie ambiante. A les entendre, nous aurions choisi une carcasse qui sait tout juste voler.

Ne perdons pas la raison. Même si pour l’instant l’émotion n’est pas du côté de la Défense, il est important de rappeler inlassablement que la dimension aérienne est cruciale. Ne pas remplacer le Tiger, ou rompre l’équilibre de notre Défense par l’acquisition et surtout l’exploitation d’un avion trop cher qui mette les autres missions de l’armée en péril ne sont pas des options admissibles. Pour l’instant rien n’indique que la Suisse ait fait un mauvais choix. Peut-être même que l’acharnement des parties adverses nous prouve que notre choix est au contraire excellent ?

Mais à l’heure où nous avons un défi majeur avec l’initiative du GSsA, qui une fois de plus ne vise que l’existence de notre principal instrument de politique de sécurité, nous serions bien inspirés de ne pas nous laisser diviser sur ce dossier et de donner ainsi aux Suisses une impression de désordre. Le dossier du nouvel avion de combat est important, mais notre PRIORITE c’est d’abord d’empêcher l’abrogation de l’obligation de servir.