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mercredi 7 août 2013

7.8.13
Désolé de vous servir encore un article en allemand, mais le détour vaut la peine. Quelques explications de texte au sujet de cet article de Jo Lang paru le 05.08.2013 dans la NZZ.
  • La première phrase comporte déjà une erreur: l'obligation de servir n'existe pas; la Constitution fédérale définit à son article 59 (l'article 61 fait de même pour la protection civile) " Tout homme de nationalité suisse est astreint au service militaire. La loi prévoit un service civil de remplacement. Les Suissesses peuvent servir dans l'armée à titre volontaire". Ceci n'est pas une obligation générale de servir.
  • Deuxième phrase et deuxième erreur: s'il est juste de dire que seuls 60% des astreints font une école de recrue, il faut aussi prendre en compte que plus de 20% accomplissent leur service dans la protection civile et dans le service civil; donc (et c'est aussi ce que dit le Conseil fédéral), plus de 80% des jeunes hommes astreints accomplissent leur service au profit de la sécurité de la Suisse.
  • Troisième phrase: alors que nous tentons tous de faire la peau au Röstigraben, voilà que M. Lang l'agite comme argument pour démontrer que l'obligation de servir est déjà défunte dans les faits. C'est gentil de nous démontrer ainsi que le lien confédéral n'a aucune valeur à ses yeux!
  • Plus loin, le coup de massue avec l'expert, M. Haltiner. Mais les opposants ont aussi leur sociologue: Tibor Szvircsev Tresch qui nous a livré avec son étude "Sécurité 2013" (à découvrir ici) des arguments certainement plus frais, plus scientifiques et moins biaisés que ceux utilisés par M. Lang.
On vous laisse lire la suite seuls, mais prenez bien le temps de l'analyse. Car cet article est édifiant. Vous constaterez (une fois de plus) que le seul objectif de M. Lang et de ses amis est de démolir notre politique de sécurité, pas de la renforcer.

M. Lang dénonce abondamment combien notre modèle est dépassé dans ce monde moderne. Tout ce qui est vieux est donc mauvais ??? Il n'a de cesse de nous dire combien notre économie souffre de ces ressources qu'on lui enlève... Que cela coûte est un fait, comme n'importe quelle assurance, mais ce que M. Lang ne dit pas, c'est que malgré cette prime (la plus basse d'Europe en termes de PIB) notre économie reste première de classe au monde et loin devant nos voisins qui ont opté pour une armée de "volontaires" (terme employé par les initiants pour nous parler d'armées de métier...).

Et si vous avez encore des doutes, lisez le texte à la fin " Die Wehrplicht festigt das konservative Bild des wehrfaften Mannes und der schutzbedürftigen Frau". C'est non seulement à notre armée qu'il en veut, mais à tout le modèle de société suisse. Qu'il faille changer des choses et s'adapter: OUI. Mais tout casser pour remplacer,... Et par quoi au juste? NON.

VEG
 
 

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