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samedi 17 août 2013

17.8.13
Dans 20 Minutes la polémique soulevée par le Prof. Eichenberger bat son plein. Les commentaires vont de l'incompréhension à l'approbation en passant par la dénonciation du cynisme de son auteur. Nous maintenons notre position "un peu émotionnelle" ("Prétendre que le service militaire est attractif car à la guerre il y a moins de soldats que de civils qui meurent, que les soldats seront mieux nourris, ... là c'est carrément du délire! Et accessoirement, c'est oublier que notre armée si elle est conçue in fine pour protéger les Suisses de la guerre, elle doit aussi pouvoir aider le Pays dans de multiples occasions. Est-ce que dans ce cas il faudra compenser la nourriture avec quelques Danone de plus pour s'assurer qu'un nombre suffisant de volontaires s'annoncent?").
 
Ce qui est intéressant cette fois, c'est le résultat du sondage online (voir ci-contre) qui accompagne cet article. On trouve fort heureusement une majorité qui pense qu'en cas de guerre notre armée serait insuffisante. C'est une grande nouvelle, car cela signifie tout simplement qu'une majorité de Suisses estime que le modèle d'armée qui découlerait des propositions du GSsA ne serait tout simplement pas en mesure de remplir sa mission constitutionnelle de base. Ouf!
 
Qu'il y ait 20% de personnes qui prétendent que cette armée de bouts de bois suffirait n'est pas surprenant. Ce qui l'est, c'est que hier le sondage RTS indiquait un taux de 35% qui accepterait l'initiative. Où sont les 15% manquant? Sont-ils uniquement les déçus ou ceux qui tentent malgré tout le "vote sanction"? ... que nous déconseillons vivement !
 
La partie inquiétante de ce sondage (tout de même 8330 personnes, ce qui n'est pas rien, même si cela reste douteux sur le plan scientifique), ce sont les 24% de citoyens qui pensent qu'il n'y aura de toute façon plus de guerre. Que nous le souhaitions tous est légitime. Y croire au point de baisser la garde, là c'est inquiétant et il y a donc un gros effort d'explication.

Si vis pacem, para bellum  - « Qui veut la paix prépare la guerre ».