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jeudi 22 août 2013

22.8.13
Voici un texte issu du Livre du Soldat de 1959 et que nous offre (avec quelques retouches) l'appointé Nicolas Tschäppat. Vous constaterez que tout cela n'a pas pris une ride et que ces mots servent superbement bien la conclusion.

Merci Camarade.
 
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" Les vainqueurs de Morgarten, de Sempach ou de Stoos ne sont pas des professionnels de la guerre. Ils ne ressemblent point à des seigneurs qui n’ont d’autre occupation que les armes et qui se battent par vain orgueil ou par esprit de rapine. Cette armée est composée d’hommes libres qui veulent rester libres, de citoyens qui acceptent de donner leur vie pour que leur pays reste ce qu’il est : indépendant. Ce sont des paysans, des artisans, des ouvriers, des commerçants, des intellectuels, rassemblés pour la même cause sacrée sous la même bannière.
 
La victoire acquise, l’indépendance assurée, ils rentrent chez eux, déposent dans la chambre l’épée et la pique, l’arbalète ou le Morgenstern, reprennent la charrue, la hache, ou le marteau. Les officiers comme les soldats redeviennent des citoyens égaux dans la cité dont ils ont assuré par les armes l’indépendance. Et parce qu’ils se battaient librement, parce qu’ils avaient choisi de se battre pour une cause noble entre toutes : le maintien de la liberté, ils culbutaient les armées fanfaronnes des seigneurs, qui n’oublièrent ni Lauren, ne Naefels, qui ne pouvaient rien contre ce pays dont tous les citoyens étaient des guerriers, dont tous les adolescents mêmes participaient à la défense.
 
Le Jeunes homme de 20 ans reçoit à la caserne mieux qu’une instruction militaire. Il y apprend à devenir un meilleur citoyen. Il y rencontre les jeunes gens d’autres régions que la sienne, d’autres cantons. Il entre en contact avec des camarades dont le genre de vie, l’instruction, les préoccupations sont tout à fait différentes des siens. Il côtoie des compagnons d’une autre religion que la sienne, d’autre langue. Il prend conscience de la complexité de la réalité helvétique, faite de tant de diversités. Il comprend de la sorte que la tolérance, la compréhension doivent être la base de notre sentiment national.
 
Citoyen-soldat, ton devoir est tracé par une tradition vieille de près de 7 siècles. Si tu veux être libre, sois un bon citoyen, sois un bon soldat. "
 
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Pour notre histoire....
... pour ce que nous somme et d’où nous venons....
... pour notre diversité et notre singularité helvétique....
... et accessoirement parce qu’il n’y a pas meilleur garant de liberté, qu’une armée constituée du peuple lui-même...
 
Votez NON le 22 septembre à l’abrogation du service militaire obligatoire.
 
Appointé Nicolas Tschäppät
Etat-major de la Formation d'application de l'infanterie (FOAP inf)