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dimanche 25 août 2013

25.8.13




Der Wehrbeauftragte der Bundesregierung, Hellmut Königshaus (FDP)
Hellmut Königshaus, Frankfurter Allgemeine, 29.01.13

Le 18 août, nous évoquions déjà ici les difficultés de la Bundeswehr en matière de personnel, un thème rapporté par Die Welt qui évoquait en 2011 déjà que ce serait difficile. Nous avons voulu creuser un peu et avons découvert qu'il ne s'agissait pas d'un nouveau problème. Un porte-parole du gouvernement cité par la Frankfurter Allgmeine (image ci-contre) déplorait en janvier déjà la surcharge endurée par les militaires du fait des nombreux postes vacants.
Pour en arriver à ce qu'un responsable de ce niveau vienne devant les médias admettre à demi mots déjà que la réforme était un échec sur le plan du personnel, ...nul besoin d'être devin pour comprendre qu'il s'agit d'un problème de fond que les Allemands ne peuvent plus ni cacher ni minimiser. Seul le ministre de la défense de Maizière et son entourage (pris dans le scandale des drones) tente de garder la tête haute. Mais la cure de minceur dont il est à l'origine s'avère chaque jour plus être un échec. Tagesschau.de commente même "Kleiner, moderner und schlagkräftiger sollte sie werden, erreicht ist bisher nur der Personalabbau" - elle (la Bundeswehr) devait devenir plus petite, plus moderne et plus efficace; la seule chose de réussie c'est le démantèlement du personnel).
Et voici que le Figaro publie a son tour un article explosif sur le sujet puisque cette fois ce sont deux ténors (même un ancien ministre de la défense) issus des rangs proches de Mme Merkel qui évoquent de devoir carrément revenir à la conscription. Rien ne marche et la concurrence avec le privé est largement au détriment de l'armée, tant en terme de perspectives professionnelles que de niveau de rémunération. La Saarbrücker Zeitung nous dit que sur 2000 soldats de haut rang interrogés récemment, 92% se disent insatisfaits. Toujours plus démotivés ils constatent "Es fehlt dem Nachwuchs an Qualität seit dem Aussetzen der Wehrpflicht.“ (depuis l'abrogation de l'obligation de servir, la qualité des jeunes n'est pas à la hauteur).
Voilà qui devrait faire réfléchir les Suisses qui devront voter le 22 septembre. L'expérience allemande dynamite les arguments du GSsA pour sa milice volontaire qui ne pourra atteindre aucun objectif, ni quantitatif, ni qualitatif. Dépêchons-nous de conserver notre obligation de servir.

VEG