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dimanche 18 août 2013

18.8.13
Chers lecteurs, quelques nouveaux éléments intéressants:
  • NZZ : le sujet du Gripen n'est jamais bien loin. Les négociations entre la Suisse et la Suède vont bon train et le DDPS s'annonce confiant. De sa réponse au Parlement sur les questions encore ouvertes dépendra le soutien ou non de ce dernier. Ce sera peut-être, nous dit la NZZ, en septembre déjà. Et il ne faudra en effet pas traîner, car l'offre suédoise ne sera valable que jusqu'au 14 août 2014. Avec un très probable référendum sur la question, les délais deviendront en effet serrés. Et la situation ne se simplifie pas car il existe une nouvelle offre française pour le Rafale dont la teneur a été révélée par le Blick et qui serait accompagnée, selon ses auteurs, "d'une collaboration étatique et militaire sans équivalence". Le Blick qualifie cette offre de sommaire.
  • Dans la Obwaldner Zeitung, le Chef du DDPS montre des signes d'agacement (titre de l'article citant M. Maurer: « Es wird langsam peinlich »). Selon M. Maurer, cette offre ne lui serait même pas parvenue et seuls les médias l'ont reçue. Il ajoute que si la Suisse devait construire un avion elle-même, c'est exactement quelque chose comme le Gripen qu'elle ferait. Il veut maintenant que le Parlement montre la couleur: qui est contre et qui est pour l'armée, car s'agissant du Gripen, il n'y a selon lui plus aucun argument valable pour s'y opposer. La commission de politique de sécurité traitera le thème le 26 août prochain.
  • La Liberté titre "Polémique chez les opposants à l'initiative du GSsA" en raison de propos inadéquats du groupe Giardino à l'encontre du Conseil fédéral. Malgré les excuses écrites de son président, Hermann Suter, le Conseiller national Büchler aurait d'ailleurs l'intention de demander à ce que lors de la prochaine assemblée générale Giardino soit exclu de l'Association pour une Suisse en sécurité (ASeS) qu'il conduit.
  • Et le GSsA se plait à enfoncer le clou de Giardino et veut même que Pro Tell soit exclu du comité du NON, puis que Hermann Suter en est aussi le vice-président. Au-delà de cette polémique on relèvera que dans son article sur son site, le GSsA admet que la campagne du NON est efficace, continue de prétendre que les jeunes perdent leur temps, que l'armée coûte trop cher, et que, toujours sans preuve à l'appui, "on sait bien qu'une milice se fonde sur le principe du volontariat". Et le GSsA de tenir pour absurde l'opposition à son initiative, puisqu'il y a des milliers de cadres qui servent de manière volontaire. C'est juste, bravo, mais il ne faut pas oublier qu'un jour tous ces cadres ont commencé avec une obligation; nombreux sont même ceux qui admettent ouvertement que si on ne leur avait pas forcé un peu la main, ils n'auraient jamais fait de service...! Le GSsA n'a toujours rien de consistant à nous offrir.
  • Dans Die Welt, Hans Rühle, ancien directeur de l'état-major de planification de la défense allemande (1982 à 1988) lance une charge sévère contre l'alimentation en personnel du système d'armée de son pays. Il estime en effet que l'armée allemande se trouve proche d'une débâcle en termes de recrutement de personnel, en particulier pour la partie volontaire. La Bundeswehr comprend en effet trois catégories: les professionnels et les contractuels (170'000 hommes et femmes) et les volontaires qui devraient être entre 5'000 et 15'000 et qui peuvent s'engager pour 12 à 23 mois. Les effectifs de volontaires qui s'annoncent devraient être donc compris entre 10'000 à 30'000pour que les recruteurs aient le choix.  La réalité est que l'Allemagne, pays dix fois grand comme la Suisse ne recrute que 2'000 à 3'000 personnes par an, s'engageant en moyenne pour 15 mois, et que 25 à 30% démissionnent déjà après trois mois. Non seulement le système de volontariat démontre ainsi qu'il ne fonctionne pas, mais les allemands ont aussi toutes les peines du monde à trouver de quoi alimenter leurs 170'000 professionnels, au point que Rühle recommande déjà de diminuer l'effectif. Et le GSsA voudrait nous faire croire que sa splendide idée fonctionnerait pour la Suisse? Les allemands nous démontrent que c'est une illusion. Gageons qu'avant peu la Bundeswehr annoncera même une nouvelle réforme et pourquoi pas aussi un changement de ministre, puisque c'est lui qui est à l'origine de cette débâcle.