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mardi 20 août 2013

20.8.13
A nouveau une journée bien chargée:
  • Dans le Temps, un article intéressant de Luis Lema, "La fin d'un monde?", au sujet de la descente aux enfers du monde arabo-turc. Mais restons tout de même prudents sur "ces militaires qui "broient dans le sang un processus ô combien périlleux, mais néanmoins démocratique", car comme le disait un intervenant à la RSR ce matin, le camp des Frères Musulmans semble très largement être la cause de tout cela. Le plus important pour nous ce sont les conséquences, car l'Egypte ce n'est pas loin de l'Europe et donc de la Suisse. A ne pas oublier dans les débats actuels.
     
  • Toujours le Temps, mais dans un registre positif cette fois, un article au sujet du classement établi par the Economist et intitulé "The lottery of life". Basé sur 11 indicateurs, the Economist démontre que le pays où il faut naître, car c'est là que vous aurez les meilleurs chances en termes de prospérité, de santé et de sécurité c'est .... la Suisse ! Alors si notre système est aussi bon que ça, que nous sommes champions aussi en termes d'innovation comment pouvons-nous accepter les arguments du GSsA qui propose ni plus ni moins que de  mettre en danger ce bel équilibre? On voudrait démonter ce qui marche? Quelle absurdité. Et si on se base sur le premier article de ce jour cité ci-dessus, ...en plus ce n'est pas vraiment le moment de se jouer une partie de roulette russe !

  • Dans la Liberté (mais aussi dans le Matin), Philippe Gardaz, ancien juge, nous gratifie d'un bon article. Il nous parle de tradition (ce n'est pas inutile de rappeler aussi cet aspect), de l'illusion d'un système basé sur le volontariat. Surtout il nous parle de contrôle démocratique. Car quel meilleur contrôle du système militaire que celui du citoyen qui le sert?

  • Enfin, le témoignage du Prof. Martin Janssen, ancien prof à l'université de Zurich dans la Sonntagszeitung. La question de base est "quel est le prix de notre indépendance". Les romains disaient "si vis pacem, para bellum". Mais à quoi devons-nous répondre aujourd'hui pour vivre au XXIème siècle cette réalité? Il pose quatre questions: 1) A combien évaluons-nous le prix de notre indépendance et de notre souveraineté? 2) Combien de temps faudrait-il pour remonter un instrument de défense suffisant (l'équiper et l'instruire)? Voulons-nous attendre que la guerre fasse de nouveau son apparition pour nous y mettre ? 3) Voulons-nous nous retrouver dans un conflit avec uniquement 50'000 hommes dont on ne sait pas s'ils vont faire leur boulot u moment où cela deviendra chaud? 4) Et pour terminer, avons-nous pris toutes les mesures possibles pour nous prémunir de toutes les surprises tel que chantage politique, terrorisme, pressions financières etc.? Et le Prof Janssen de fustiger opposants et supporter de l'armée de milice qui ne pensent pas suffisamment en termes économiques, de ressources limitées en temps de crise, ou d'incertitude.
VEG