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samedi 24 août 2013

24.8.13
Chers Lecteurs,

Notre agenda a été mis à jour. Merci de le visiter aussi. Vous y verrez l'incroyable activité que les miliciens déploient sur le terrain pour défendre ce à quoi ils croient. Chapeau!
Allez les soutenir sur le terrain. Participez aux conférences (notamment celles de Jean-Jacques Langendorf) et aux débats. Renouez avec la matière "politique de sécurité", car force est de constater que dans nos rangs aussi, ces dernières années de paix et de tranquillité nous ont écarté du savoir nécessaire pour donner son sens à notre patriotisme et à notre engagement pour la défense de notre Pays.
Quelques faits marquants ces derniers jours sur le front de la votation:
  • 24 Heures a présenté jeudi 22 août un interview intéressant de M. Maudet, Conseiller d'Etat genevois en charge de la sécurité. Pour ceux qui n'auraient pas compris sa position, une lecture utile. Mais la phrase qui vaut en particulier le détour est "J'espère qu'une fois l'initiative balayée nous entamerons de vraies discussions pour des réformes". Sur ce plan, aucune ambiguïté. Pour faire une analogie déjà faite sur le site du CRDC (et qui va revenir), si les pneus sont lisses, on change les pneus, on ne jette pas la voiture. Exactement ce que nous dit Maudet. Oui le système a des failles; ce n'est pas pour cette raison qu'il faut le liquider; il faut l'améliorer.

  • 24 Heures publie un article vendredi 23 août ensuite de la conférence de presse du comité vaudois interpartis du NON tenue jeudi à Lausanne. Sentiments partagés!  D'un côté, la déception du peu d'écho pour la position du comité représentant la majorité des vaudois sur ce sujet; on aurait voulu cacher ces faits qu'on on ne s'y serait pas pris autrement. Ah l'objectivité des médias ... Mais de l'autre côté, il y a reconnaissance pour l'engagement de Claude Nicollier, cet officier de milice (et désormais professeur à l'EPFL) qui a porté si haut nos couleurs (jusque dans l'espace, alors pour aller plus haut ...) et qui, pour accomplir ses obligations d'officier de milice, revenait même depuis les USA. Un exemple! Alors quand il dit NON au GSsA... quel poids ! Celui de la crédibilité d'un professionnel exemplaire.
  • Toujours au sujet de Claude Nicollier, l'interview qui a suivi la conférence de presse. Claude Nicollier rappelle aussi que Yves Rossy, alias Jetman, ne serait lui aussi pas devenu ce qu'il est sans ce qu'il a appris à l'armée. Mais cet interview contient une deuxième partie, là franchement de type "science fiction" avec le Conseiller national PDC Jacques Neirynck. Celui-ci a le bon goût de rappeler que son parti dit majoritairement NON, mais là cessent les compliments. Ses objections:
    • "L'initiative soulève un point d'éthique: peut-on obliger un citoyen à risquer sa vie?" ... là on croit rêver; on aurait le choix face à l'agression de nos intérêts. Quelle incroyable négation du devoir de solidarité de chacun. 

    • "Une armée de milice est idéale pour résister à l'envahissement du territoire, ce qui était la menace pendant la première et la seconde guerre mondiale, ce n'est absolument plus la menace maintenant. Nous avons besoin d'une armée de professionnels". Il justifie sa position par le fait que la partie pro de l'armée belge et USA l'a sauvé lors de la mutinerie de l'armée congolaise. Comme si nos soldats de milice seraient par essence incapables de porter secours ? Inadmissible. Et donc Monsieur Neirynck veut une armée pro ? No pasaran !
    • "On doit simplement ajuster la dimension de l'armée professionnelle à la taille du budget que l'on veut bien y consacrer. Nous consacrons pour l'instant un budget fédéral de 5 milliards, l'industrie consent une charge de 5 milliards, ça fait 9 milliards. Disons que l'on a 9 milliards à disposition. Quelle est l'armée professionnelle que l'on peut recruter avec cela?". Incroyable ! Petit rappel : le budget actuel est de 4,3 milliards. Et puis l'économie sera certainement heureuse du « disons » de Jacques Neyrinck qui propose ainsi un partenariat public-privé (PPP) pour allouer un budget de 9 milliards une armée suisse professionnelle !? Les opposants de notre armée sont vraiment en pleine dérive intellectuelle : d'un côté ils nous disent vouloir une armée moins chère et de l'autre ils semblent prêts à jeter l'argent par les fenêtres ?
  • "Quelle France dans 10 ans": le commissariat général à la stratégie et à la prospective nous pond une étude intéressante (résumée ici) où le lecteur découvrira deux élément clé:
    • Notre grand voisin nage aussi en plein incertitude quant à l'avenir : constat rassurant, ils ne se basent pas sur les délire de Mme Teissier comme le GSsA et ses soutiens qui nous assurent que la guerre a disparu.
    • Ensuite il nous dit : "Les incertitudes globales sont surtout de nature géopolitique", "L’Europe dans dix ans apparaît avec moins de netteté. Pour la première fois depuis cinquante ans, elle est facteur d’incertitude plutôt que de stabilité", "Aussi difficile que soit un tel dilemme, il faut se préparer à un possible durcissement des choix entre intégration plus poussée et désagrégation". Chapeau aux auteurs car difficile d'être plus clair. En effet si on continue comme cela, l'Europe pourrait bien changer méchamment de visage et pas en 2150, mais dans ces 10 prochaines années. Ce n'est donc pas le moment de baisser la garde, mais de se préparer !
  • Gripen (suite) avec une bataille de chiffres et de comparaisons douteuses de Beni Gafner dans la Basler Zeitung sur les coûts du kérosène à l'heure (pour quelque entaines de dollars il faudrait tout remettre en question?) et des frais de mise à jour upgrade, où M. Gafner compare un avion en développement avec un qui n'est plus en construction. Constatant que M. Gafner ne tire pas vraiment sur la question du remplacement du Tiger, serait-ce qu'il roule pour un des deux autres malheureux candidats? Comme nous l'écrivions précédemment, le 26 août sera décisif. Comme le dit Daniel Stolz du PLR bâlois, "Ob das Risiko vertretbar ist, wird für mich in der Sitzung in Winterthur entschieden" (quant à savoir si le risque est acceptable, c'est à Wiinthertur que cela sera décidé).