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mardi 3 septembre 2013

3.9.13
Le « Groupement pour une Suisse sans Armée » remet ça. Cette fois-ci, il demande de supprimer purement et simplement l’obligation de servir. Concrètement, cela signifie que les jeunes ne seraient plus amenés à remplir un service en faveur de la collectivité, que ce soit dans l’armée ou le service civil. Et cela aurait de nombreux effets négatifs pour la Suisse.
 
D'abord pour les institutions, fondations et associations qui peuvent compter sur le soutien d’un jeune qui a choisi le service civil, car alors celui-ci disparaîtrait et avec lui toutes les prestations en faveur de la collectivité qui seraient supprimées et devraient être payées comme toute autre prestation.
 
Pour nous tous car l’Armée, au-delà de sa communication parfois déficiente ces derniers temps, constitue la seule réserve à disposition de nos cantons en cas d’événement majeur. Comme Valaisan, les catastrophes tragiques qui ont touché notre canton nous l’ont malheureusement prouvé à de nombreuses reprises et ceci sans charger nos concitoyens d’une facture salée. Et je ne parle pas de la mythique Patrouille des Glaciers qui aurait bien de la peine à survivre sans le soutien de notre Armée.
 
Pour nos communes enfin pour qui la protection civile effectue de nombreux travaux, que ce soit dans le soutien aux organisations sportives ou en effectuant des tâches d’intérêts social ou général qui ne pourraient plus être effectuées sans ce précieux soutien. Car il ne faut pas se leurrer, la fin de l’obligation de faire du service militaire entraînerait avec elle l’obligation de servir dans la protection civile.
 
Supprimer l’obligation de servir, c’est condamner notre armée, notre protection civile et notre service civil. C’est aussi remettre en question un principe constitutif de la Suisse, la milice, qui a fait ses preuves non seulement au niveau militaire mais aussi en politique et dans nos nombreuses sociétés et associations.
 
Ne mettons pas en danger les Suissesses et les Suisses en ajoutant de surcroit des coûts supplémentaires pour faire plaisir aux idéalistes post-soixante-huitards innocents ou malhonnêtes et aux fils à papa qui préfèrent le confort de la succession à l’effort de l’engagement citoyen.
 
Yannick Buttet
Conseiller national