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dimanche 8 septembre 2013

8.9.13
Voici quelques éléments supplémentaires pour ceux qui ne pourraient pas tout lire ...

  • Services de renseignement de la Confédération (SRC): la Sonntagszeitung (SoZ) se paierait volontiers la tête du directeur du SRC et du Président de la Confédération. Le "canard" alémanique du week-end titre "il faut retirer le SRC des mains de Maurer". Pour la SoZ, le DDPS aurait dû communiquer de manière beaucoup plus transparente. En fait, tout l'article porte sur la communication, mais la mission de ce service essentiel à notre Pays ne semble pas l'intéresser autant que la mousse faite sur ce sujet et qui ne sert .... que la SoZ! Que le DDPS ait temporisé et relativisé paraît pourtant juste, puisqu'il a permis à la Délégation de la Commission de gestion de faire son travail. C'est maintenant sur la base de faits documentés que des décisions sereines pourront être prises.

  • "Chance Miliz" est une manifestation qui revient chaque année. Cette fois, le thème était bien sûr l'initiative du GSsA. On y apprend que le Prof. Reiner Eichenberger qui nous a tant abreuvé de son expertise militaire est en fait le père spirituel de cette idée de milice volontaire. Il a en effet placé ce concept dans une expertise en 1991 déjà pour le DMF de l'époque. Ceci explique peut-être en bonne partie son manque d'objectivité: il défend sa progéniture !
  • Gripen: selon 20 Minutes et le Blick, les Suisses n'en veulent pas. Il est vrai que le Conseil fédéral et le DDPS n'ont, et de loin, pas fait tout juste en termes de communication jusqu'ici. Mais quelque éléments sont à prendre en considération:

    • Lors du vote pour le FA-18 en 1993, les partisans du Frelon avaient aussi commencé avec des sondage catastrophiques, ... avant de gagner. Alors pas de défaitisme, ce n'est pas perdu.
    • Si une guerre devait malgré tout être lancée contre la Syrie, alors les Suisses se rendraient rapidement compte (une fois encore) de l'importance énorme de l'espace aérien en termes de défense.
    • Combien de temps 33 FA-18 sont-ils en mesure d'assurer 24h / 24h la protection de notre espace aérien? Après quelques petites semaines notre aviation serait au bout en raison de l'explosion des besoins d'entretien des avions en cas d'engagement intensif. Et cela sans même prendre en compte  la plus petite perte. Disposer d'un nombre suffisant d'aéronefs de dernière génération n'est donc pas un rêve pour "pilote gâté", mais un vrai besoin.
    • Les armées qui nous entourent n'ont elles-mêmes plus de quoi faire face à leurs propres besoins. S'imaginer qu'ils puissent nous aider serait non seulement un abandon invraisemblable et inadmissible de souveraineté, mais en plus ce ne serait pas réalisable sur le plan pratique.
    • Et à ceux qui veulent attendre que l'Europe soit à feu et à sang pour faire une telle acquisition, il doivent comprendre qu'un pilote prêt pour le combat cela ne se trouve pas dans des paquets surprise, que rendre cohérente une force aérienne demande des années de travail et que le jours où la situation sera aussi grave, alors tous les pays voudront rattraper en même temps leurs retards et se sont les pays producteurs qui se serviront en premier, longtemps avant la Suisse qui restera alors désarmée. 

  •  "Freiwillige Soldaten gesucht". Le Prof. Karl Haltiner se fend sur la NZZ d'un article traitant de l'illusion de la solution du GSsA. Haltiner prend l'exemple de l'Allemagne (déjà abondamment discuté ici) et démonte le rêve du GSsA, brique par brique, non sans avoir rappelé que la plupart des Européens ont suspendu l'obligation de servir, mais ne l'ont pas liquidée comme nous le ferions nous en acceptant l'idée du GSsA. Haltiner fait cependant aussi quelques propositions qu'il vaudrait la peine d'analyser, avec un système de volontariat pour les cas intermédiaires uniquement. Mais sa conclusion est sans appel: sans obligation de servir, pas de salut.
  • Qui ramènera le Conseiller national Neirynck à la raison? M. Neirynck a lui aussi été touché par cette forme de grâce divine qui rend beaucoup de politiciens clairvoyants. Plus besoin de boule de cristal. Selon M. Neirynck, désormais les menaces ne sont plus que extérieures. De tels arguments sont du pure délire. Et la qualification des troupes suisses est en plus une totale méconnaissance des faits et un grave affront. Lors de sa récente visite, le général gouverneur de Paris a assisté à une démonstration de tir à balles réelles faite par des recrues en 15ème semaine d'instruction. Il s'est adressé aux officiers supérieurs français qui l'accompagnaient en ces termes: "Vous m'expliquerez comment ils font ça avec des civils , alors que nous avons toutes les peines du monde à le faire avec des professionnels en un an ...". Et il y a plein d'exemples similaires. Amis politiciens, arrêtez de parler de choses que vous ne connaissez pas. Instruisez-vous ou taisez-vous. Nous au CRDC on ne s'exprime pas sur ce que nous ne maîtrisons pas. Faites-en autant.
VEG