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samedi 14 septembre 2013

14.9.13
Quelques articles intéressant de la semaine écoulée.
  • Dans le Landbote du 13.09, le lecteur trouvera un classique débat gauche / droite entre les conseillères nationales Barbara Gysi (PS/SG) et Corina Eichenberger (PLR/AG). D'un côté ceux qui nous bassinent avec la solidarité et qui fuient au pas de course quand on leur demande un effort dès lors que cela ne leur plaît pas, de l'autre ceux qui veulent parler de valeurs et de nation. Et puis on y trouve aussi cette réduction pour beaucoup de représentants de la Gauche, où le mot sécurité est de moins en moins synonyme de collectivité et de plus en plus un repli malsain sur l'individu et uniquement le social. Et à nouveau une de ces passionnantes discussions ou une députée socialiste qui n'a aucune compétence pour cela vient nous dire ce que devraient être les effectifs de notre armée. Ca devient lourd !
  • Jacques-Simon Eggly nous gratifie dans les Observateurs d'une piqure de rappel utile sur le sens de notre armée. Sa dernière phrase devrait inciter chacun à lire son commentaire."Sans doute, beaucoup échappent au service militaire. Assurément les réflexions sur un vaste service national méritent discussions. Tout cela n’invalide en rien le fait que notre armée de milice, avec le principe de l’obligation de servir fait partie de notre histoire, de notre présent et doit nécessairement faire partie de notre avenir. Vouloir sa mort c’est ne plus comprendre ni vouloir vraiment la Suisse".
  • Le Matin nous propose trois portraits d'hommes politiques dans "Ils racontent leur armée". Sans surprise les Conseillers nationaux Buttet et Hiltpold voient dans cette institution tout le positif qu'ils en ont retiré ou leur vision future constructive. Et puis il y a le soldat Pierre-Alain Fridez (PS / JU) qui nous sert les habituels clichés. On vous les sert sans filtre, car c'est tout simplement croustillant: "Comment avez-vous vécu votre armée? Pour moi, c'était l'ennui, l'abrutissement, l'attente, être confronté à l'inutilité d'un discours, remplir le vide! Et j'ai été en prison pour avoir participé à un comité de caserne, à la rédaction d'un journal de caserne et d'une pétition. Ça s'est soldé par 8 jours d'arrêts, après mon école de recrues. Seul point positif: on m'avait laissé des livres de médecine et j'ai pu préparer mon examen. Quelle armée pour le futur? L'armée que je souhaite est une armée qui évolue vers les vrais dangers: la lutte contre le terrorisme, contre les crises climatiques, la cybercriminalité, la collaboration avec la police et les gardes-frontière. Elle doit être redimensionnée à 20 000 ou 30 000 hommes et axée sur les vrais enjeux". On est vraiment le seul Pas d'Europe ou des députés du Parlement national débitent de telles insanité ... Il serait vraiment temps que la Gauche lise le rapport de politique de sécurité et apprenne ce qu'est notre système et comment fonctionnent ensemble nos instruments.
  • La Wochenzeitung (WoZ) du 12.09.2013 titre quand à elle "un oui sans conviction", ... après nous avoir fait la démonstration que le GSsA nous invite avec son initiative à un grand saut dans le vide intersidéral ! Cherchez la logique. Il est vrai que lorsque l'on prétend (une fois de plus!) que l'armée se cherche un sens et des missions ! Et de conclure que le récent vote du National sur le Gripen sera peut-être enfin l'occasion des parler des vraies questions. Mouais !
  • Le Tagesanzeiger revient quant à lui le 09.09.2013 sur la situation en Allemagne. Mais à quoi joue le Tagi? Car cet article ne traite pas vraiment de la  question qui nous occupe, puisque Hannes Koch mélange joyeusement les différents types d'effectifs de la Bundeswehr. Car ne l'oublions pas, en admettant que sa partie basée sur le volontariat soit un fiasco, il y a une armée professionnelle à côté. En clair cela signifie que l'Allemagne, qui a des soucis (il ne faut pas écouter que le ministère), pourrait se payer le luxe de rayer cet instrument de son dispositif. En effet, si cet effectif prévu entre 5'000 à 15'000 hommes et femmes venait à manquer, la partie pro pourrait aisément compenser. Mais pas en Suisse, car alors on n'aurait plus rien du tout. Ca fait une différence de taille.
  • Criminalitéal'Arme de guerrreLe Monde du 13.09.2013 nous montre que décidément la planète France tourne carré ! 57% contre 25% et  18% d'indécis seraient pour que l'armée soit engagée à Marseille. Même Ségolène Royal @RoyalSegolene sur @itele s'y met sur les réseaux de micro-blogging: "L'armée à Marseille. "Pourquoi pas? On pourrait créer une coopération entre police et armée". Eux ils n'ont pas "Genève 1932 , le retour". Cela se passe à 600 km de chez nous. On peut offrir un permis d'établissement aux membre du GSsA? Car en France le service est volontaire ...
  • Les Vert-Lib eux se préparent une sortie de route avec une idée à côté du sujet. Dans un article paru le 12.09.2012 dans la Aargauer Zeitung sous la plume de Lorenz Honegger, on y apprend que Beat Flach (PVL / AG) plaide pour une force aérienne européenne pour la surveillance du ciel européen. Avec qui ferait-on copain-copain? Avec l'OTAN, l'UE? Allons, restons sérieux ! Et puis un observateur attentif saurait que la Suisse dispose déjà d'accords avec chacun de ses voisins afin de s'entraider lorsque cela est nécessaire. Mais sans abandonner sa souveraineté au contraire de ce que signifierait cette splendide mauvaise idées des Verts-Lib.