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vendredi 28 février 2014

28.2.14
Au CRDC nous cultivons la discussion factuelle. On peut bien sûr nous reprocher de jouer aux docteurs et de publier des textes touffus et longs, mais à nos yeux il est primordial de vraiment discuter les idées. La politique ne se résume pas à de simples et stériles batailles de slogans. Bien sûr que nous aimerions que l'émotion soit de notre côté comme en 2013 pour défendre l'obligation de servir, mais nous voulons d'abord nous assurer que nous avons raison sur le fond. Il ne serait pas admissible de jouer avec la démocratie.
 
Nous vous livrons ci-dessous à nouveau une analyse de détail de 13 arguments et déclarations des référendaires trouvés sur le site www.gripenon.ch. Cette discussion nous permet de renforcer notre propre raisonnement et surtout de fournir aux supporters d'une politique de sécurité et de défense crédible les arguments nécessaires à la conduite de vrais débats. Ce sujet est trop importante et ne saurait être maltraité par quiconque. 
 

GRIPENON (1) : D’autres dépenses et investissements et dépenses sont prioritaires!

Titre fracassant et argument apparemment imparable, mais à voir la croissance des budgets de la Confédération, il est évident que la Gauche a déjà largement su imposer ses priorités. En 20 ans, nous avons augmenté nos dépenses de 1.5 Mia CHF par an pendant que stagnaient et régressaient même les budgets de la défense.


GRIPENON (2): « L’achat de ces avions impliquera des économies de plusieurs centaines de millions par année sur le budget de la Confédération, risquent d’être touchés: agriculture, santé, recherche, Ecoles polytechniques, routes nationales, trafic ferroviaire; il faudra faire un choix et l’assumer » isabelle.chevalley@bluewin.ch

Ce refrain mensonger doit être contesté avec vigueur et détermination. Le projet de loi prévoit que le financement proviendra exclusivement du budget de l’armée qui sera d’ailleurs nouvellement fixé dès 2016 à 5 Mia CHF. Aucun autre budget n’est menacé par ce projet. Au plus, la fin du glissement inexorable des moyens mis à disposition de notre armée risque-t-il de ralentir un peu la croissance invraisemblable des moyens dévolus au social et à l'aide au développement.


GRIPENON (3): « Ne nous ruinons pas pour des chimères ! Payons plutôt pour combattre les vraies causes d’insécurité: misère, sous-développement, haine d’autrui. » j.dehaller@carouge.ch

Se battre contre les causes est affaire de la politique. L’armée doit uniquement disposer des moyens de faire face aux conséquences des mauvaises décisions politiques prises chez nous ou à l’étranger, ou lorsque le sort s’acharne sur nous. Malheureusement, les menaces de toutes sortes qui guettent notre Pays ne sont pas des chimères. Le problème est que nous sommes incapables de les prévoir et c'est pourquoi nous devons être raisonnablement prêts et ne pas nous laisser surprendre en état d’impréparation.


GRIPENON (4): « Des milliards pour 22 avions de combat qui n’existent que sur le papier: « Le toit sur la maison Suisse », c’est de panneaux solaires dont il a besoin, des retombées assurément plus durables pour nos entreprises ! »
anne.mahrer@parl.ch

Avion de papier ? Encore un refrain éculé. Le Gripen est une évolution d'un avion qui a 15 ans d'opérations derrière lui. Oui le Gripen vole très bien et l’intégration des nouveaux systèmes est quasi terminée. Il n’existe pas d’avion sur étagère, ou alors ce sont de vieux coucous dépassés !


GRIPENON (5): « Dans ces périodes d’incertitudes économiques, il est bien plus urgent de donner les moyens aux étudiants et à la recherche, à la culture et au social, au soutien aux PME, qu’à des avions totalement superflus » anne@ssrs.ch (anne papilloud)

Mais qu’est-ce qui peut bien autoriser les référendaires à déclarer superflus notre aviation de combat? Ont-ils été frappés par la grâce divine qui leur permette d’endosser la responsabilité de conseiller aux Suisses de baisser les bras à tout jamais ? Au fait qui a prévu les développements dramatiques de l'Ukraine? Et comment la situation peut-elle évoluer ?


GRIPENON (6): « Des milliards superflus? Oui pour des infrastructures sur le territoire qui facilitent la vie des gens et NON pour des utopiques attaques célestes! » « La menace n°1, c’est la dissolution de la cohésion sociale. Pour une Suisse forte, investissons dans ce qui nous relie, combattons les inégalités, renforçons la sécurité sociale : payons pour la paix ! » liliane.maurypasquier@parl.ch

L’aveuglement des antimilitaristes (avec notre indécrottable GSsA en embuscade) leur fait répéter, telle une litanie, qu’il suffirait de se passer de l’armée pour résoudre tous les problèmes. La réalité c’est comme le disent nos amis alémanique « das Einte tun, das Andere nicht lassen ». En d’autres termes cela signifie qu’un bon système doit être complet pour faire valablement face à la multitude des défis auxquels nous sommes confrontés. Tous les morceaux sont importants, en particulier une aviation militaire compétente et crédible.


GRIPENON (7): « La Suisse ne devrait pas engager tous ces milliards au détriment de mesures qui s’imposent pour réduire les risques militaires: protection contre les cyberrisques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix…»,  « Une sécurité nationale crédible passe par une nouvelle définition des missions de notre armée vis à vis des menaces actuelles et sûrement pas par l’achat précipité et inutile de 22 nouveaux avions » laurent.seydoux@vertliberaux.ch

Achat précipité ? Les travaux d’acquisition ont commencé en 2007 et s’achèveront en 2022lorsqueles premiers avions seront déclarés opérationnels. La procédure a été qualifiée par toutes les parties engagées, y compris les perdants de la sélection, de fair et de professionnel. Que ceux qui pensent que l’on doit tout recommencer nous disent comment diable ils ont eux-mêmes acheté leur dernier avion de combat et comment l’on doit réécrire notre Constitution afin de redéfinir les missions de notre armée pour qu’elle soit conforme à la menace. Sachons rester sérieux et remettre les donneurs de leçons à leur place, eux qui ne seront de toute manière pas là pour assumer les conséquences de leur irresponsabilité.


GRIPENON (8): Ne nous laissons pas berner par M. Maurer ses colonels et l’industrie de l’armement !

Les jugements insultants à l’adresse d’un Conseiller fédéral et ancien Président de la Confédération et d’officiers supérieurs qui servent loyalement la Suisse qualifient leurs auteurs et disqualifient leurs arguments.


GRIPENON (9): lls nous mentent lorsqu’ils disent que le gripen est nécessaire pour assurer la défense aérienne de la Suisse, s’ils en étaient convaincus ils ne feraient pas voler notre aviation qu’aux heures de bureau !

Les coupes incessantes imposées par les politiques inconséquentes inspirées par les coups de boutoir de la Gauche et du GSsA sont les vrais motifs de l’absence de notre aviation dans le ciel à Genève lors du récent détournement à Genève. Il faut en effet réussir à tout faire un peu et rien parfaitement. Alors oui, il y a des trous dans le dispositif.


·     GRIPENON (10): lls nous mentent sur la collaboration avec Saab et la Suède, les rapports de l’ambassadeur de l’ambassadeur de Suède l’ont montré. SAAB est coutumier de corruptions et mensonges pour vendre ses avions.

Ces allégations des référendaires sont graves et ne reposent que sur des rumeurs d’arrière-salle de bistrot qu’aucun jugement sérieux ne  corrobore. Dans un pays comme la Suisse qui fait partie des plus vertueux au monde dans ce domaine, ce procès d’intention est pathétique.


·     GRIPENON (11): lls nous mentent lorsqu’ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, qui contribuerait à notre indépendance.

N’en déplaise aux référendaires, la Suède est sans aucun doute un des Etats avec lesquels il fait bon coopérer. Nous partageons de nombreux points communs et une profonde amitié. Les exemples sont nombreux.


·      GRIPENON (12): lls nous mentent sur le prix, ce n’est pas un prix maximum, mais un prix cible susceptible d’augmenter fortement en cas d’inflation en Suède.

Le prix est garanti par un contrat entre l'Etat suisse et l'Etat suédois. En cas de forte dépréciation de la couronne suédoise, c’est l’Etat suédois qui en porterait les conséquences. Le prix est fixe pour la Suisse.


·     GRIPENON (13): lls nous mentent sur les affaires compensatoires : ils essayent déjà d’affaiblir les moyens de contrôle.

De quoi s’agit-il ? Sur quoi se basent ces affirmations ? il est clair que tant que la Suisse n’aura pas démocratiquement confirmé son choix, que Saab n’ira pas plus loin que les 200 mio CHF de francs prévus dans cette première phase. Ensuite c'est armasuisse, Swissmem et le GRPM qui surveillent. On veut quoi de plus?



CRDC / VEG