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dimanche 6 avril 2014

6.4.14
L'heure n'est plus à la question si un conflit majeur pourrait à nouveau avoir lieu sur le continent européen, mais plutôt quand. Car à lire l'analyse du Center for Security Studies de l'Ecole polytechnique de Zurich (ETH), il est clair que la Russie ne veut plus être considérée comme un descendant souffreteux du l'URSS, mais bien comme une grande puissance à part entière et qu'elle s'en donne désormais les moyens. Celui qui ne respectera pas la Russie doit s'attendre à payer le prix fort.
 
Il y a encore quelques années, les forces armées russes ne faisaient plus peur à personne. Est-ce pour cela que l'OTAN, à travers elle les USA et les européens piégés dans leur sillage, a poussé son avantage le plus vite possible à l'Est foulant ainsi au pied toutes les promesses qui avaient été faites aux Russes ? En tout cas, nous sommes arrivés à un moment clé où une grande bête fauve acculée dans un coin a décidé d'envoyer des coups de griffes et de dire stop à toute expansion qui grignote plus avant son espace vital.
 
Le premier coup de griffes a en fait été porté en 2008 en Géorgie. Bien que les forces russes n'aient pas été impressionnantes et plutôt montré encore un fort degré de vétusté, le message était déjà très clair. A-t-il été compris ? Avec la Crimée, les derniers doutes sur la volonté de la Russie de faire usage de la force si elle devait le juger vital est levé. D'ailleurs de nombreuses démonstrations limitées de force ont eu lieu ces 15 derniers mois signifiant aussi le grand retour des Russes sur la scène internationale.
 
Même si les Russes ne sont pas encore prêts (le CSS parle de 2020, pour autant bien sûr qu'ils puissent maintenir leur capacité à financer la réforme / modernisation en cours), il est évident que leur moyens sont très conséquents, alors qu'en face l'Europe ne fait que de réduire et se démobiliser. Poutine a 80% d'opinions favorables. Hollande 20% (en forçant le trait !); quel peuple suivra son chef en cas de conflit ?
 
Et en Suisse ? C'est justement le moment choisi par le Groupe pour une Suisse sans Armée de porter un nouveau coup à notre armée et lui refuser le remplacement du vieux TIGER F5. Selon la planification, le Gripen sera opérationnel en 2022 environ, juste au moment (s'il ne se passe rien d'ici là de fâcheux sur le front Est) où la Russie aura récupéré son potentiel militaire.
 
Celui qui prend le temps de réfléchir avec un horizon un peu plus loin que le dogme antimilitariste du GSsA se rend rapidement compte que le Gripen est une décision cohérente. L'usage de la force en Europe est définitivement de retour et cette réalité s'exprimera certainement de multiples manières ces prochaines années. Ce n'est pas le moment de baisser la garde, bien au contraire. Surtout, ce n'est pas le moment de croire béatement aux déclarations irresponsables de Monsieur van Singer qui nous promet l'absence de toute guerre en Europe pour les 50 prochaines années, justifiant ainsi son refus du Gripen
 
CRDC / VEG