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dimanche 4 mai 2014

4.5.14
Les signatures contre le financement du Gripen ont été récoltées principalement par le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). La Suisse romande était d'ailleurs représentée exclusivement par une membre du GSsA lors du lancement de la campagne. Les affirmations et les arguments des référendaires se fondent quasi exclusivement sur des mensonges ou des approximations tendancieuses:
- Le 14 janvier 2014, les référendaires déclarent avoir récoltés quelque 100'000 signatures contre l'achat du Gripen. En réalité,  65'797 signatures seulement sont remises à la Chancellerie fédérale, dont 65'384 sont valables (Feuille fédérale 2014, p. 939).
- Les caisses de l'Etat seraient vides et la somme astronomique! La réalité est à nouveau différente : Le 16 avril 2014, le Département des finances annonce que la situation financière de la Confédération reste bonne et que les comptes de la Confédération bouclent avec un excédent de 1 milliard pour l'exercice 2013. Dans ces conditions, consacrer, durant 10 ans, 5 pour mille du budget de Confédération pour garantir notre sécurité ne peut être qualifié que de raisonnable.
- L'achat du Gripen coûterait 10 milliards au lieu de 3,1 milliards: Les référendaires font gonfler artificiellement la facture du Gripen par une méthode de calcul à géométrie variable: Ils incluent des coûts d'entretien et de fonctionnement (pour 3,5 milliards) ainsi que les coûts des mises à niveau (pour un montant forfaitaire de 3 milliards). Ces éléments ne sont pas pris en compte pour les autres investissements de la Confédération.
- Les missions de notre armée et de son aviation ne seraient pas claires: La mission de l'armée est clairement formulée dans notre Constitution (art. 58: prévention de la guerre et promotion de la paix, défense et protection de la population). La mission de notre aviation est tout aussi claire et ne va pas changer à l'avenir : police aérienne, maintien de la souveraineté aérienne, par le combat aérien si nécessaire, et appui et protection du combat effectué au sol par nos soldats de milice. Seuls ceux qui veulent supprimer l'armée trouvent ces missions peu claires. En réalité, ils n'en veulent pas! Les missions sont données et claires.
- Le Gripen E représenterait un risque exagéré pour la Suisse, car il n'existerait que sur le papier: En réalité, il s'agit  du développement d'un modèle d'un avion qui a fait ses preuves : le Gripen C/D. Les améliorations prévue sont notamment un réacteur plus puissant, un réservoir interne plus grand, deux stations externes supplémentaires, un radar plus moderne et des missiles parmi les plus performants. Achetons un avion pour le futur qui repose sur une technologie qui a fait ses preuves !
- Un mouchard américain serait à bord du Gripen : La presse dominicale du 30 mars 2014 relaie une nouvelle non vérifiée selon laquelle le système de communication américain du Gripen, de l'entreprise Rockwell Collins, permettrait l'installation d'un mouchard. L'information se révèle fausse, le système de communication et le code source de son logiciel sont ouverts au constructeur Saab qui en possède ainsi le contrôle total (cf. NZZ du 1.4.2014 p. 12). C'est donc une pure fantaisie, ou un mensonge de plus, à mettre sur le compte de ceux qui cherchent à démanteler notre armée par tranches successives.
Aucun argument contre l'achat du Gripen n'est pertinent; mais surtout pour garantir notre sécurité de demain et notre souveraineté dans le ciel, je suis favorable à l'achat du Gripen et voterai OUI le 18 mai.
Jacques Bühler
Membre du comité du CRDC et membre du comité de l'association pour une Suisse sûre