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mercredi 14 mai 2014

14.5.14
Selon le second sondage gfs.bern/SSR, il semble qu’une partie de la population suisse en général, et romande en particulier, soit tentée de provoquer un « 9 février militaire » le 18 mai prochain. Pour « faire un bénéfice de 10 milliards » en n’achetant pas le Gripen. Pour donner une bonne leçon à « Maurer et à ses colonels », à l’UDC et aux Forces aériennes dont « les joujoux » ne volent que durant les heures de bureau !

Une sorte de refus collectif de voir ce qu’il y a à perdre à ne PAS acquérir le Gripen :

  • plus aucune capacité à durer au-delà de 2 semaines pour nos Forces aériennes, si la situation en Europe venait subitement à dégénérer au point de devoir prendre la décision de gérer, surveiller et contrôler en permanence notre espace aérien ;
  • pas de leasing de Gripen C/D pour assurer rapidement une amélioration de nos capacités, permettant ainsi une formation anticipée de nos pilotes et du personnel au sol sur cet appareil, et donc une transition rapide et efficiente sur le Gripen E ;
  • pas de possibilité de mettre sur pied un service de police aérienne H24 sur 365 jours par an ;
  • pas de possibilité pour nos Forces aériennes de retrouver leurs compétences de base en matière de reconnaissance aérienne – perdues avec le retrait du Mirage III/RS en 2003 – et d'appui au sol (au profit de l’armée en tant que système global) – perdues avec le retrait du Hunter en 1995 – donc pas de possibilité d’entraîner véritablement le combat interarmes ;
  • pas d’accès pour des entreprises suisses à un marché d’affaires compensatoires de 2,5 milliards de francs ;
  • plus de Forces aériennes, donc de police et de protection aériennes, dans 10 ans, si en 2025 on estime que remplacer les F/A-18 constitue aussi un gaspillage de milliards pour des avions inutiles ;
  • plus de souveraineté sur notre espace aérien à partir de 2025, dès lors qu’avec la disparition de nos Forces aériennes nous devrions en confier la gestion, la surveillance et le contrôle à une armée de l’air d’un pays membre de l’OTAN ;
  • plus de possibilité d'utiliser notre neutralité comme moyen d’éviter la guerre, en imposant son respect par les armes si besoin est, étant donné qu’il serait suicidaire d’engager des troupes au sol sans une couverture aérienne efficace.

Si, suite au « 9 février », le prix de la décision populaire se chiffre en dizaines de millions de francs pour que nos étudiants puissent continuer à circuler (Erasmus) et nos chercheurs participer à des programmes de recherche (Horizon 2020), c’est avec beaucoup plus qu'une dizaine de milliards répartis sur trente ans que nous paierions le prix d'un « 9 février militaire » pour nous doter à nouveau, et dans la précipitation, des moyens propres à recréer une force aérienne... sous réserve qu'à ce moment-là les avions nécessaires soient disponibles à l'achat, en nombre et dans la qualité requise.

Avons-nous vraiment tout à gagner de voter non au Gripen ? Certainement pas ! En votant non au Gripen, nous avons beaucoup plus à perdre que les 10 milliards articulés par les opposants.
Aussi, je vous invite à voter « OUI au Gripen » ce dimanche 18 mai 2014 et, étant donné que chaque voix comptera, à faire voter « OUI au Gripen » autour de vous !

François M. Monney
Co-président du Comité vaudois "Oui au Gripen"
Article publié initialement sur www.francoismonney.ch