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dimanche 4 mai 2014

4.5.14

La sécurité n’est pas gratuite!

Pour la Suisse également, la sécurité n’est pas un don du ciel. Elle doit être acquise durement et entretenue continuellement. Cela exige des sacrifices financiers et aussi un engagement personnel de chaque citoyen. Les hauts cris de la Gauche et des Verts, les fossoyeurs notoires de l’armée, sont en l’occurrence de mauvais conseillers pour notre peuple, car la sécurité au sens large du terme a toujours revêtu une grande valeur, à juste titre, tout au long de son histoire.
 

Pas de politique de sécurité sans protection de notre territoire aérien!

Le risque et la menace actuels sont multiples et comportent un vaste potentiel d’impondérables. Tous les moyens d’intervention aérienne constituent notre possibilité de réagir rapidement dans les délais les plus brefs aux menaces. Le contrôle et la lutte contre ces systèmes d’armes exigent de posséder à tout prix de moyens de guerre aérienne efficaces. Qui ne protège actuellement pas suffisamment son espace aérien laisse un vide en matière de politique de sécurité, lequel sera tôt ou tard occupé par des forces indésirables qui seront utilisées à notre désavantage.

 
Notre Etat de bien-être a aussi besoin de sécurité!

Le financement d’un Etat de bien-être implique une sécurité intérieure et contre l’extérieur. C’est le seul moyen de créer un environnement dans lequel la liberté personnelle, la propre responsabilité et le succès économique peuvent croître. Une «unité de sécurité suisse» constituée d’éléments civils et militaires est responsable de la sécurité. Un élément important de ce système de défense réside dans une armée de l’air efficace pour contrôler notre espace aérien et comme moyen de protection de notre espace aérien en cas de conflit.


Décriée par la Gauche comme «avions en papier» et estimée par beaucoup comme «trop légère»!

Pour des considérations de politique réelle et par égard pour les besoins des autres troupes, il est renoncé consciemment à acquérir des engins pouvant fournir une prestation la plus forte possible. Les performances du système d’armement du Gripen E proposé sont «state-of-the-art» et répondent aux exigences posées par notre armée. Compte tenu des moyens financiers dont nous disposons, des frais d’exploitation bas garantissent que notre armée de l’air puisse engager opérationnellement le Gripen E durablement pendant toute sa durée de vie.


Acquisition ultérieure: pas une stratégie orientée sur la solution et durable!

L’acquisition et l’introduction d’un avion de combat sont des projets d’une complexité élevée et pas des exercices de jeu. En cas de décision nulle et d’une mise hors service de notre flotte de F/A 18 pour des raisons d’âge à partir de 2025, une alternative au Gripen E avec une reprise immédiate des travaux d‘évaluation (2014!), le nouvel avion ne serait opérationnel qu’à partir de l’année 2036 au plus tôt. Même un horaire si ambitieux conduirait à un affaiblissement irresponsable de notre armée de l’air, à la lumière de la menace actuelle. Notre armée de l’air nécessite aussi une grandeur dépassant le point critique, ceci également pour des raisons de capacité de résistance et de considérations économiques.

 
Regard au-delà de nos frontières: performance maximale avec des effectifs moindres

En Europe, des petites nations comparables à la Suisse achètent de nouveaux avions de combat. En la matière, le trend va en direction de flottes plus petites équipées d’avions à hautes performances.


Utopie N° 1: confier les tâches de notre armée de l’air à l‘étranger

En raison de droit de neutralité ancré dans le droit public international, nous avons le devoir de contrôler notre propre espace aérien, le cas échéant d’intervenir. A cet effet, nous avons besoin d’avions de combat aptes à remplir ces missions. Le fait de vouloir confier cette tâche à l’étranger échoue déjà aux barrières infranchissables du droit en matière de neutralité.


2e utopie: le «remplacement partiel des Tiger» sous forme d’avions téléguidés (UAV [drones])

Malgré leur potentiel d’engagement remarquable dans le domaine des missions d’observation et du combat contre des objectifs au sol dans des conflits asymétriques, aucun programme de combat aérien n’est connu pour les drones. Les exigences techniques et opérationnelles sont trop élevées.


Pas de projet sans risques!

Bien que largement exclus face à l’Etat suédois comme partie contractante, des risques demeurent dans le développement pour l’achat du Gripen E, comme système d’armement «state-of-the-art». Nos spécialistes dignes de confiance jugent cependant ces risques comme défendables. Par ailleurs, pour le Gripen E comme pour tout autre avion de combat dans le monde entier, les performances de son système d‘armement ne seront atteintes qu’après la mise en service quotidienne constante et dure auprès de la troupe.


L’armée de l’air et la défense contre avions se complètent – nous avons besoin des deux!

Pour la protection de notre espace aérien, nous avons besoin tant d’avions de combat que d’un système de défense contre avions en raison de leurs caractéristiques complémentaires dans l’engagement. Ils atteignent leur efficacité maximale dans un engagement combiné conduit par des systèmes efficients de surveillance de l’espace aérien et de conduite de l’engagement.


Une décision zéro: le début de la fin de notre armée de l‘air!

Renoncer à l’acquisition du système d’armes Gripen E met en danger l’existence de notre armée de l’air à moyen terme ainsi que celle d’une politique suisse de sécurité cohérente et souveraine. Par ailleurs, la Suisse devrait renoncer au seul moyen de combat, lequel est en mesure, grâce à ses caractéristiques techniques, de nous défendre efficacement contre une menace étrangère inattendue et se précisant rapidement.


Conclusion

Il n’y a pas de souveraineté suisse sans un contrôle crédible de notre espace aérien! Renoncer à l’acquisition des Gripen E nuit de manière irréversible à notre politique de sécurité jusqu’à présent cohérente. En renonçant à cet achat, nous donnerions à l’étranger un signe destructif de faiblesse et de propre capitulation avec des conséquences négatives graves pour notre modèle à succès suisse.

Dans notre pays, personne n’achèterait une maison dont le toit serait percé. Mais les fossoyeurs notoires de notre armée que sont le PS, le GSsA et les Verts, tout comme nouvellement les Verts-libéraux dans leur sillage, veulent sournoisement nous donner une «telle maison d’insécurité» avec leur référendum pour refuser l’achat des avions de combat Gripen, achat clairement approuvé par le Parlement. Et une enquête représentative d’un institut de sondage d’opinions montre qu’actuellement une majorité de notre population serait prête à succomber aux sirènes de la Gauche.

La raison principale réside bien dans les coûts d’achat de CHF 3,126 mrd, dans l’opinion largement répandue que la sécurité de la Suisse est un don du ciel ainsi que, en conséquence, dans l’absence considérable de compréhension pour les affaires de politique de sécurité de notre pays. En ce qui concerne le dernier point, nos partis politiques sont également responsables. Durant ces dernières années, en raison du manque d’attractivité de ce thème, du travail en profondeur nécessaire qui lui est lié et de l’absence de perspectives de récolter des lauriers, ils se sont souciés d’une manière totalement insuffisante de cette mission centrale de la Confédération. Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant que, dans les rangs de nos chambres fédérale, de moins en moins de parlementaires n'ont d‘expertise ni ne s'occupent, avec passion, du domaine de la «politique de sécurité», sujet tout sauf spectaculaire.

Une politique suisse de sécurité souveraine, originale et cohérente, avec une union de sécurité composée d’éléments civils et militaires ne survivra que si le Parlement et, en cas de référendum, les citoyens ayant le droit de vote, sont prêts à accorder les moyens financiers nécessaires à cet effet. Le référendum lancé par le PS, le GSsA et les Verts, qui viendra prochainement en vote, et dont l’objectif clair réside indirectement dans la suppression de notre armée, ne sera ni le premier ni le dernier dans ce sens, mais, avec certitude, l’une des pierres angulaires des plus importantes pour notre volonté d’indépendance.

Konrad Alder
Publié dans Armeelogistik et traduit par Michel Wild