jeudi 15 novembre 2012

Encore une étape de franchie pour l’acquisition de l’avion de combat Gripen

Beaucoup souhaiteraient le grounding de ce dossier, mais personne pour de bonnes raisons. Entre les antimilitaristes habituels, ceux qui croient que les caisses de l’Etat vont se tarir à cause de cet achat et qu’il faudra fermer des crèches et ceux qui craignent qu’ils seront les perdants des marchés compensatoires, les arguments pour s’opposer à ce programme sont maigres. Et c’est sans compter sur tous les « experts » auto-déclarés qui s’ajoutent à la cacophonie ambiante. A les entendre, nous aurions choisi une carcasse qui sait tout juste voler.
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mercredi 14 novembre 2012

Pour financer l’armée on mettrait les autres tâches de l’Etat en péril ? De qui se moque-t-on ?

Heureusement que le Parlement veille ! Ainsi peut-on encore espérer que le citoyen-soldat disposera un jour prochain des moyens suffisants pour remplir la mission que la Constitution lui fixe. Mais le lecteur le verra dans la dépêche annexée, il y a toujours matière à se fâcher : chaque fois que l’on parle de relever (enfin mettre au bon niveau) le budget de la défense, la Gauche vitupère que cela va se faire au détriment de la formation, des transports, des crèches et j’en passe.


Rien de plus faux. Un enfant de 8 ans peut, grâce au site Internet de la Confédération créer rapidement un tableau des dépenses des départements fédéraux de 1990 à 2010. Il peut ensuite générer le graphique ci-contre et, surprise, il voit que les dépense des départements ont progressé de 31’616 millions CHF en 1990 à 60'031 millions CHF en 2010. C’est donc presque 100% de plus en 20 ans ! Dans le même temps, les dépenses pour l’ordre, la sécurité publique et la défense passaient de 6’407 à 5'344 millions CHF, soit de 20.6% du total des dépenses à seulement 8.9%. Le problème n’est pas la Défense, mais bien la croissance constante de certains départements mammouths.

Et parmi ces derniers, il y a justement le social pour lequel la Gauche pleure systématiquement misère, alors que ce poste a passé de 21.9% des dépenses à 26.5% avec un pic à 36.5% ! Pour être absolument correct, il conviendrait d’intégrer les chiffres des cantons. En effet, de 1990 à 2010 la sécurité (donc avec la police et la protection de la population) et la défense passent de 11'613 à 14'392 millions CHF (soit une diminution à Franc constant), alors que la sécurité sociale passe de 32'188 à 74'937 millions CHF. Et pour les frais de la santé, on les a pudiquement sortis ! Sur le site précité on nous dit « Au niveau des cantons, la réforme de la statistique financière a entraîné des changements structurels considérables. Ainsi, les hôpitaux publics n’en font plus partie en raison des critères de sectorisation du système européen des comptes nationaux et régionaux. Ils se trouvent désormais dans la catégorie des entreprises publiques ». En fait en 2010 le système de santé coûtait 62'495 millions CHF, dont 22'448 pour les hôpitaux, 19'232 pour les prestations ambulatoires et 10'769 pour les EMS.

Il est « abracadabrantesque » de prétendre qu’un budget correct pour la défense revient à « davantage couper dans la formation, la recherche, les transports et l'agriculture » pour citer l’article de l’ATS. En fait, soyons clairs : il ne s’agit pas de faire 700 millions CHF d’économies, mais de trouver 700 millions CHF pour que d’autres départements puissent poursuivre leur croissance. Donc la Défense est bel et bien une vulgaire VARIABLE D’AJUSTEMENT et la ligne argumentaire de la Gauche est simple : c’est comme toujours un holdup intellectuel.

Alors prenons nous aussi une habitude : celle de dénoncer systématiquement la désinformation que l’on veut nous imposer, à nous tous qui, solidairement, servons nos concitoyens, jusqu’à même accepter le sacrifice de notre vie.

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mercredi 7 novembre 2012

Le CRDC peaufine ses structures

Le CRDC peaufine ses structures

Lors de sa dernière séance, le Comité du CRDC a approuvé dans ses grandes lignes ses nouvelles structures internes qui comprennent désormais :
  • le bureau dont la tâche est d'assurer le fonctionnement d’ensemble et de créer les conditions favorables pour les groupes;
  • le groupe communication chargé de diffuser l'information afin d'augmenter le savoir des différents publics-cible en matière de politique de sécurité et de défense; il s'agit aussi de contrer systématiquement la désinformation rampante , que celle-ci soit le fait d'un manque de connaissances ou d'une volonté délibérée de nuire à nos institutions et donc à notre sécurité;
  • le groupe de réflexion qui anime le débat sur la politique de sécurité et de défense et produit les arguments et différents produits d'information; ce groupe assure en particulier la "romandité" lors des actions nationales, car une simple traduction ne suffit pas:  il faut parler aux gens avec le langage de leur région et de leur culture, pas en "technocrates venus de Berne";
  • le groupe d'appui qui gère la liaison avec tous les partenaires du CRDC; la mise à disposition d'un point unique d'entrée (SPOC) doit ainsi permettre un fonctionnement sûr et réactif à toutes les sollicitations de la multitude d'associations qui constituent notre formidable réseau de milice.
La campagne contre l'initiative perfide du GSsA ne vise pas simplement la milice. A travers elle, c'est bien notre armée qui est visée. Ne nous laissons pas détourner. Ce premier combat du "CRDC-nouveau" sera donc un excellent test pour cette nouvelle organisation.

Et pour travailler, nous avons besoin de forces vives. N'hésitez donc pas à vous annoncer. D'avance Merci
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