dimanche 22 septembre 2013

73.2% .... Incroyable ! Mais vrai !

MERCI

Tout simplement renversant. Ce vote clair exprime la reconnaissance des Suisses à tous ceux qui, jour après jour, permettent à notre Pays de disposer, chaque fois que la situation l'exige des moyens nécessaires. Notre système de disponibilité échelonnée est donc plébiscité. Quel soulagement.

Et à tous ceux qui se sont battus pour ce résultat et qui croient en ce beau Pays, Merci aussi à vous.

Gérald Vernez
Président CRDC
Suite

mercredi 18 septembre 2013

samedi 14 septembre 2013

Dernier rappel : il reste 7 jours pour voter et faire voter juste !

Mesdames et Messieurs les Membres du CRDC,
Mesdames et Messieurs les Lecteurs de ce site,

Dimanche dans 7 jours nous aurons le verdict des urnes. Nous saurons si les arguments populistes, libertaires et souvent malhonnêtes du GSsA ont été entendus, ou si la raison des Suisses a pris le dessus et si nous avons rempli notre mission de convaincre ceux qui avaient des doutes.

Les sondages ne sont pas un vote et il serait suicidaire de croire que c'est déjà gagné. Cette consultation populaire est trop importante pour la prendre à la légère et croire que c'est fini parce que la RTS nous le dit. 

Nous vous demandons donc instamment de vous battre jusqu'au bout.

Demandez autour de vous, poussez les gens à glisser un NON dans l'urne ou dans l'enveloppe. C'est maintenant que nous forgeons l'avenir de la sécurité de la Suisse. Le 23 septembre ce sera trop tard pour se lamenter. C'est le dernier moment pour prendre une heure et envoyer à tout votre carnet d'adresse un message électronique (mail, sms) de rappel.

Alors au travail. N'attendez pas que les autres fassent le boulot pour vous. Nous sommes tous coresponsables du résultat.

Merci et au plaisir de fêter le 22 septembre une importante victoire d'étape sur ce GSsA que je dois, sur la base des expériences faites durant cette campagne, désormais qualifier d'anti-patriotique et d'anti-démocratique.

Gérald Vernez
Président CRDC
Suite

Revue de presse du 14.09.2013

Quelques articles intéressant de la semaine écoulée.
  • Dans le Landbote du 13.09, le lecteur trouvera un classique débat gauche / droite entre les conseillères nationales Barbara Gysi (PS/SG) et Corina Eichenberger (PLR/AG). D'un côté ceux qui nous bassinent avec la solidarité et qui fuient au pas de course quand on leur demande un effort dès lors que cela ne leur plaît pas, de l'autre ceux qui veulent parler de valeurs et de nation. Et puis on y trouve aussi cette réduction pour beaucoup de représentants de la Gauche, où le mot sécurité est de moins en moins synonyme de collectivité et de plus en plus un repli malsain sur l'individu et uniquement le social. Et à nouveau une de ces passionnantes discussions ou une députée socialiste qui n'a aucune compétence pour cela vient nous dire ce que devraient être les effectifs de notre armée. Ca devient lourd !
  • Jacques-Simon Eggly nous gratifie dans les Observateurs d'une piqure de rappel utile sur le sens de notre armée. Sa dernière phrase devrait inciter chacun à lire son commentaire."Sans doute, beaucoup échappent au service militaire. Assurément les réflexions sur un vaste service national méritent discussions. Tout cela n’invalide en rien le fait que notre armée de milice, avec le principe de l’obligation de servir fait partie de notre histoire, de notre présent et doit nécessairement faire partie de notre avenir. Vouloir sa mort c’est ne plus comprendre ni vouloir vraiment la Suisse".
  • Le Matin nous propose trois portraits d'hommes politiques dans "Ils racontent leur armée". Sans surprise les Conseillers nationaux Buttet et Hiltpold voient dans cette institution tout le positif qu'ils en ont retiré ou leur vision future constructive. Et puis il y a le soldat Pierre-Alain Fridez (PS / JU) qui nous sert les habituels clichés. On vous les sert sans filtre, car c'est tout simplement croustillant: "Comment avez-vous vécu votre armée? Pour moi, c'était l'ennui, l'abrutissement, l'attente, être confronté à l'inutilité d'un discours, remplir le vide! Et j'ai été en prison pour avoir participé à un comité de caserne, à la rédaction d'un journal de caserne et d'une pétition. Ça s'est soldé par 8 jours d'arrêts, après mon école de recrues. Seul point positif: on m'avait laissé des livres de médecine et j'ai pu préparer mon examen. Quelle armée pour le futur? L'armée que je souhaite est une armée qui évolue vers les vrais dangers: la lutte contre le terrorisme, contre les crises climatiques, la cybercriminalité, la collaboration avec la police et les gardes-frontière. Elle doit être redimensionnée à 20 000 ou 30 000 hommes et axée sur les vrais enjeux". On est vraiment le seul Pas d'Europe ou des députés du Parlement national débitent de telles insanité ... Il serait vraiment temps que la Gauche lise le rapport de politique de sécurité et apprenne ce qu'est notre système et comment fonctionnent ensemble nos instruments.
  • La Wochenzeitung (WoZ) du 12.09.2013 titre quand à elle "un oui sans conviction", ... après nous avoir fait la démonstration que le GSsA nous invite avec son initiative à un grand saut dans le vide intersidéral ! Cherchez la logique. Il est vrai que lorsque l'on prétend (une fois de plus!) que l'armée se cherche un sens et des missions ! Et de conclure que le récent vote du National sur le Gripen sera peut-être enfin l'occasion des parler des vraies questions. Mouais !
  • Le Tagesanzeiger revient quant à lui le 09.09.2013 sur la situation en Allemagne. Mais à quoi joue le Tagi? Car cet article ne traite pas vraiment de la  question qui nous occupe, puisque Hannes Koch mélange joyeusement les différents types d'effectifs de la Bundeswehr. Car ne l'oublions pas, en admettant que sa partie basée sur le volontariat soit un fiasco, il y a une armée professionnelle à côté. En clair cela signifie que l'Allemagne, qui a des soucis (il ne faut pas écouter que le ministère), pourrait se payer le luxe de rayer cet instrument de son dispositif. En effet, si cet effectif prévu entre 5'000 à 15'000 hommes et femmes venait à manquer, la partie pro pourrait aisément compenser. Mais pas en Suisse, car alors on n'aurait plus rien du tout. Ca fait une différence de taille.
  • Criminalitéal'Arme de guerrreLe Monde du 13.09.2013 nous montre que décidément la planète France tourne carré ! 57% contre 25% et  18% d'indécis seraient pour que l'armée soit engagée à Marseille. Même Ségolène Royal @RoyalSegolene sur @itele s'y met sur les réseaux de micro-blogging: "L'armée à Marseille. "Pourquoi pas? On pourrait créer une coopération entre police et armée". Eux ils n'ont pas "Genève 1932 , le retour". Cela se passe à 600 km de chez nous. On peut offrir un permis d'établissement aux membre du GSsA? Car en France le service est volontaire ...
  • Les Vert-Lib eux se préparent une sortie de route avec une idée à côté du sujet. Dans un article paru le 12.09.2012 dans la Aargauer Zeitung sous la plume de Lorenz Honegger, on y apprend que Beat Flach (PVL / AG) plaide pour une force aérienne européenne pour la surveillance du ciel européen. Avec qui ferait-on copain-copain? Avec l'OTAN, l'UE? Allons, restons sérieux ! Et puis un observateur attentif saurait que la Suisse dispose déjà d'accords avec chacun de ses voisins afin de s'entraider lorsque cela est nécessaire. Mais sans abandonner sa souveraineté au contraire de ce que signifierait cette splendide mauvaise idées des Verts-Lib.
Suite

Les dynosaures n'ont pas (tous) disparu

Andreas Gross of Switzerland said that opposition demonstrations held in Russia earlier this year could open a door to healthy political changes. (file photo)Décidément, certains sont inoxydables.... C'est le cas de Andreas Gross qui nous gratifie dans le 24 Heures du 13.09.2013 d'une de ces proses de lutte des classes dont il a le secret. Le GSsA se sent-t-il si près de l'échec qu'il doivent ressortir les vieux costumes de l'armoire et accuser ceux d'en face de n'importe quoi.
 
Car laisser entendre que les opposant sont soutenus par des "spin doctors" est tout simplement faux. Les gens qui ont conçu la campagne sont des miliciens engagés qui ne comptent pas leur heures. Les arguments du NON ont été rédigés dans le cadre d'ateliers auxquels le soussigné a personnellement participé. L'accusation de M. Gross est déplacée, grossière et n'a qu'un but, faire accroire que le camp du NON a besoin de quelqu'un pour l'aider à tordre la réalité pour gagner. Mais jusqu'ici, c'est plutôt le GSsA et ses supports qui ont démontré une propension insistante à jouer avec la vérité. Alors vous pouvez remballer. M. Gross.
 
Dans la longue lignée du "il n'y a pas de menaces justifiant de forcer des gens à servir", M. Gross remet une couche à cette approche irresponsable qui consiste à attendre d'avoir le feu à la maison pour inventer les pompiers. Décidément la grâce de Dieu a touché de nombreuses têtes puisque tant de personnes SAVENT que la guerre et les conflits n'auront plus lieu en Europe. Est-ce qu'ils pourraient aussi me donner le tiercé gagnant ?J'apprécierais infiniment !
 
Et à Monsieur l'Européen convaincu qui siège dans toutes les commissions possibles, Merci de fait passer la Suisse pour un Etat totalitaire parce que ses citoyens ne partagent pas les utopies du GSsA. Avec un tel "argument", M. Gross se disqualifie et ne mériterait en aucune cas de représenter notre Pays. Espérons que les électeurs de son canton saurons s'en souvenir au bon moment.
 
Gérald Vernez
Président CRDC
Suite

Pied de nez magistral au GSsA : les étudiants pour le maintien de l'obligation de servir

Malheureusement qu'en allemand, mais voici une gifle magistrale (source: students.ch) à tous ceux qui penseraient (encore) que étudiant = jeune = antimilitariste (ce qu'on lit souvent dans les médias).
 
Du 6 au 9 septembre a eu lieu à Morat l'assemblée générale de l'Association Suisse des Etudiants. A l'issue de leur débat, les étudiants ont rejeté l'initiative du GSsA.
 
Motifs de leur refus (en résumé):
  • L'obligation de servir est indispensable pour que chacun comprenne que le bon fonctionnement de l'Etat ne dépend de l'engagement de chacun.
  • La sécurité n'est pas quelque chose qui tombe du ciel, mais le résultat d'un travail sans cesse renouvelé. 
  • Le modèle basé sur le volontariat ne permettrait pas d'alimenter l'armée et le risque est trop grand qu'elle soit finalement composées des mauvaises personnes.
  • Le modèle actuel est le meilleur en termes de coûts.
Vraiment une belle baffe pour le GSsA et une démonstration de maturité et de responsabilité des jeunes. Chapeau.
 
VEG
 
--------------------------------- 

Studenten wollen Wehrpflicht beibehalten

Ragulan Vivekananthan - Diese Woche hat sich der Schweizerische Studentenverein, der größte Dachverband von Studentenverbindungen der Schweiz, in Murten getroffen und sich gegen die Initiative der GSoA zur Abschaffung der Wehrpflicht entschieden.
Studenten wollen Wehrpflicht beibehalten
In einer Medienmitteilung lässt der Studentenverein verlauten, dass mehrere Punkte gegen die Initiative sprechen. Grundsätzlich ist er der Meinung, dass die Sicherheit im Land nicht durch eine «freiwillige Milizarmee» garantiert werden kann. Außerdem müsste dadurch die Rolle der Bürger neu definiert werden, was ungemein schwierig wird. Und man ist überzeugt, dass: «...die Dienstpflicht ein grundlegendes Verständnis dafür schafft, dass der Staat nicht von alleine funktioniert, sondern nur mit dem Engagement vieler und dass Sicherheit nicht ein selbstverständlicher Zustand ist, sondern fortwährend geschaffen werden muss.»

In weiteren einzelnen Punkten werden die Gründe des Entscheids vertieft. Erstens werden die Kapazitäten und Kompetenzen einer freiwilligen Berufs- oder Milizarmee in Frage gestellt, weil sie per Definition einen festen Personalbestand vorschreibt, der auf den Normalfall abgestimmt ist und weil sie bei Eskalations-Situationen nummerisch an ihre Grenzen stoßen könnte. Auch eine begleitende Unterstützung von Feuerwehr und zivilen Rettungskräften sieht der Verein kritisch an.

Auch die Kosten sind ein Thema: Die Wehrpflicht ist eine kostengünstige Lösung, weil sowohl Soldaten als auch Kader nur militärisch ausgebildet werden und nicht fortwährend beschäftigt und bezahlt werden müssen, wie es bei freiwilligen Armee der Fall wäre. «Die schweizerische Wirtschaft leistet einen bedeutenden Beitrag, indem sie ihre Arbeitskräfte zur Verfügung stellt und im Gegenzug von der Sicherheit der Schweiz profitieren kann.» Ob man diese Situation aufgeben will, ist sicher zu hinterfragen.

Als letzten Problempunkt nennt der Studentenverein den Ausdruck «freiwillige» (Miliz-)Armee. Es darf nicht sein, dass in Notsituationen das Land und das Volk von der Freiwilligkeit weniger Personen abhängig ist: «Bei Freiwilligen sei auch nicht sicher, ob ein Soldat im Ernstfall wirklich einrückt. Ein Wechsel zu einer Milizarmee Freiwilliger, wie ihn die GSoA schmackhaft zu machen versucht, hätte eine ernsthafte Gefährdung der Sicherheit von Land und Leuten zur Folge. Ein derartiges Armeemodell läuft Gefahr, dass es die Falschen anzieht.»
Suite

Le GSsA : anti-patriotique et anti-démocratique

J'essaye toujours de trouver des aspects positifs chez chaque personne. Quand je ne connais pas quelqu'un, je lui accorde volontiers ma confiance et j'essaye de faire taire mes à priori. J'aime aussi juger sur pièce et éviter de répéter bêtement ce que d'autres ont déjà dit. C'est dans cet état d'esprit que mardi soir à Montreux je me suis assis aux côtés de Marie-Hélène Miauton pour débattre de l'initiative du GSsA avec un des ses principaux responsables, Tobias Schnebli.
 
Surpris ? Non. Déçu ? Oh oui ! Très !
 
Certains commentateurs se sont aventurés à qualifier l'initiative du GSsA d'anti-démocratique.  Soumettre des idées au peuple (même mauvaises) fait partie de l'usage légitime des droits politiques et il serait donc malvenu de critiquer le GSsA sur ce plan, même s'il s'agit de sa 10ème tentative (en moins de 25 ans) pour démolir notre armée. Par contre, le premier reproche de fond que l'on peut et doit faire au GSsA et à ses membres c'est en termes de patriotisme. Car comment qualifier autrement qu'anti-patriotiques ces gens qui passent leur temps à tenter d'affaiblir le pays qui leur donne tous les avantages et privilèges?
 
Là où l'on peut en revanche effectivement parler d'esprit anti-démocratique, c'est lorsque le GSsA manipule les chiffres et ment délibérément aux Suisses. Car tromper les Suisses, là est le vrai scandale. Avec Mme Miauton nous avons eu droit mardi à une démonstration en live. M. Schnebli nous a non seulement prouvé sa totale incompétence en matière de politique de sécurité et de défense, mais surtout il nous a balancé des chiffres et des interprétations totalement faux. Tout simplement ahurissant et insupportable.
 
Je conserverai mon respect pour la personne parce que je suis bien élevé et que je respecte nos lois, mais j'ai définitivement perdu tout respect pour l'adversaire politique qu'est M. Schnebli et son Groupe pour une Suisse sans Armée. Le GSsA est un poison gravissime pour notre Pays. On peut être pacifiste et anti-militariste (à chacun ses utopies tant que cela n'a pas de conséquences pour autrui), mais le GSsA c'est bien plus que le bisounoursland helvétique de l'irresponsabilité!
 
Ce mouvement et ceux qui se sont exprimés en son nom dans cette campagne sont
  • anti-patriotiques car ils nient l'esprit suisse et vomissent sur nos valeurs
  • et anti-démocratiques car ils mentent aux Suisses et dénaturent le débat politique.
Nous nous en souviendrons. Croyez-moi. Et ceci le 23 septembre déjà quand commencera la prochaine campagne pour s'assurer que notre armée dispose des moyens pour protéger le ciel des Suisses (y.c. celui des membres du GSsA).
 
Gérald Vernez
Président CRDC
Suite

dimanche 8 septembre 2013

Reflets de presse du 08.09.2013

Voici quelques éléments supplémentaires pour ceux qui ne pourraient pas tout lire ...

  • Services de renseignement de la Confédération (SRC): la Sonntagszeitung (SoZ) se paierait volontiers la tête du directeur du SRC et du Président de la Confédération. Le "canard" alémanique du week-end titre "il faut retirer le SRC des mains de Maurer". Pour la SoZ, le DDPS aurait dû communiquer de manière beaucoup plus transparente. En fait, tout l'article porte sur la communication, mais la mission de ce service essentiel à notre Pays ne semble pas l'intéresser autant que la mousse faite sur ce sujet et qui ne sert .... que la SoZ! Que le DDPS ait temporisé et relativisé paraît pourtant juste, puisqu'il a permis à la Délégation de la Commission de gestion de faire son travail. C'est maintenant sur la base de faits documentés que des décisions sereines pourront être prises.

  • "Chance Miliz" est une manifestation qui revient chaque année. Cette fois, le thème était bien sûr l'initiative du GSsA. On y apprend que le Prof. Reiner Eichenberger qui nous a tant abreuvé de son expertise militaire est en fait le père spirituel de cette idée de milice volontaire. Il a en effet placé ce concept dans une expertise en 1991 déjà pour le DMF de l'époque. Ceci explique peut-être en bonne partie son manque d'objectivité: il défend sa progéniture !
  • Gripen: selon 20 Minutes et le Blick, les Suisses n'en veulent pas. Il est vrai que le Conseil fédéral et le DDPS n'ont, et de loin, pas fait tout juste en termes de communication jusqu'ici. Mais quelque éléments sont à prendre en considération:

    • Lors du vote pour le FA-18 en 1993, les partisans du Frelon avaient aussi commencé avec des sondage catastrophiques, ... avant de gagner. Alors pas de défaitisme, ce n'est pas perdu.
    • Si une guerre devait malgré tout être lancée contre la Syrie, alors les Suisses se rendraient rapidement compte (une fois encore) de l'importance énorme de l'espace aérien en termes de défense.
    • Combien de temps 33 FA-18 sont-ils en mesure d'assurer 24h / 24h la protection de notre espace aérien? Après quelques petites semaines notre aviation serait au bout en raison de l'explosion des besoins d'entretien des avions en cas d'engagement intensif. Et cela sans même prendre en compte  la plus petite perte. Disposer d'un nombre suffisant d'aéronefs de dernière génération n'est donc pas un rêve pour "pilote gâté", mais un vrai besoin.
    • Les armées qui nous entourent n'ont elles-mêmes plus de quoi faire face à leurs propres besoins. S'imaginer qu'ils puissent nous aider serait non seulement un abandon invraisemblable et inadmissible de souveraineté, mais en plus ce ne serait pas réalisable sur le plan pratique.
    • Et à ceux qui veulent attendre que l'Europe soit à feu et à sang pour faire une telle acquisition, il doivent comprendre qu'un pilote prêt pour le combat cela ne se trouve pas dans des paquets surprise, que rendre cohérente une force aérienne demande des années de travail et que le jours où la situation sera aussi grave, alors tous les pays voudront rattraper en même temps leurs retards et se sont les pays producteurs qui se serviront en premier, longtemps avant la Suisse qui restera alors désarmée. 

  •  "Freiwillige Soldaten gesucht". Le Prof. Karl Haltiner se fend sur la NZZ d'un article traitant de l'illusion de la solution du GSsA. Haltiner prend l'exemple de l'Allemagne (déjà abondamment discuté ici) et démonte le rêve du GSsA, brique par brique, non sans avoir rappelé que la plupart des Européens ont suspendu l'obligation de servir, mais ne l'ont pas liquidée comme nous le ferions nous en acceptant l'idée du GSsA. Haltiner fait cependant aussi quelques propositions qu'il vaudrait la peine d'analyser, avec un système de volontariat pour les cas intermédiaires uniquement. Mais sa conclusion est sans appel: sans obligation de servir, pas de salut.
  • Qui ramènera le Conseiller national Neirynck à la raison? M. Neirynck a lui aussi été touché par cette forme de grâce divine qui rend beaucoup de politiciens clairvoyants. Plus besoin de boule de cristal. Selon M. Neirynck, désormais les menaces ne sont plus que extérieures. De tels arguments sont du pure délire. Et la qualification des troupes suisses est en plus une totale méconnaissance des faits et un grave affront. Lors de sa récente visite, le général gouverneur de Paris a assisté à une démonstration de tir à balles réelles faite par des recrues en 15ème semaine d'instruction. Il s'est adressé aux officiers supérieurs français qui l'accompagnaient en ces termes: "Vous m'expliquerez comment ils font ça avec des civils , alors que nous avons toutes les peines du monde à le faire avec des professionnels en un an ...". Et il y a plein d'exemples similaires. Amis politiciens, arrêtez de parler de choses que vous ne connaissez pas. Instruisez-vous ou taisez-vous. Nous au CRDC on ne s'exprime pas sur ce que nous ne maîtrisons pas. Faites-en autant.
VEG


Suite

Luc Recordon et le "cyber-blabla"

Dans le Temps du 4 septembre 2013, Monsieur le Conseiller aux Etats Luc Recordon se fend à nouveau d'une longue diatribe contre notre système de défense et notre obligation de servir. Et il commence fort, en réduisant l'image de la menace à la seule nécessité de protéger les infrastructures critiques et de se prémunir contre les attaques informatiques.
 
Dommage que M. Recordon ne soit pas venu à Champéry le 6 septembre assister à l'excellent Forum Sécurité Chablais 2013. Il aurait entendu Mme la Conseillère aux Etats Géraldine Savary plaider pour que l'on arrête ce "cyber-blabla". Et elle a parfaitement raison, car la manière dont nous en parlons est fausse.
 
En effet :
  • Les cybermenaces sont un phénomène  nouveau et gravissime, mais qui ne tombe pas du ciel. Ces menaces sont liées à des situations conflictuelles complexes nécessitant une approche globale, car celles-ci peuvent découler sur des crises tout ce qu'il y a de plus classique.
  • En cas de catastrophe même d'origine cyber, ce dernier, bien que central, passera au second plan, car il faudra alors d'abord porter secours. Le cyber ne sera là qu'une des multiples dimensions à prendre en compte dans la maîtrise de la situation et de ses conséquences. Et en cas de catastrophe sévère, on sait que les moyens civils seront dépassés et qu'il faudra rapidement l'armée.
  • Les crises récentes le démontrent, il faut même rapidement aussi des troupes armées pour protéger la population contre les pillages. Une simple aide en cas de catastrophe ne suffit pas. Ce fut d'ailleurs le cas lors de la catastrophe de Brigue en 1993. Si une région comme Bâle devait être détruite par un séisme, ou si nous devions être frappés par un blackout de grande ampleur, c'est exactement ce qui se passerait après quelques heures déjà.
Les questions liées aux cybermenaces sont trop importantes pour être ainsi prises en otage par une rhétorique partisane et réductrice. Cela fait 25 ans que ce problème se met en place avec le développement des technologies et la mise en réseau des composants de notre vie et il va nous accompagner encore longtemps. Réduire ainsi ce domaine à un phénomène de mode serait désastreux, tout comme il serait désastreux et faux de mettre en concurrence les différentes capacités de l'armée ou d'autres services de secours. Ce n'est pas parce que les cybermenaces sont la préoccupation actuelle médiatique par excellence que tout le reste devient obsolète. Il suffit d'ouvrir les journaux pour voir que l'analyse de M. Recordon est partielle et partiale. Les moyens dits "classiques" sont loin de passer dans la catégorie "reliques de l'histoire".
 

Pour M. Recordon "il nous faut des gens à la formation pointue pour garder les installations sensibles". Pour protéger l'aéroport de Kloten il en faut 5'000. Avec une armée de 100'000 et donc 30'000 mobilisés à la fois, de manière à ce que nous disposions de la capacité de durer en faisant des rotations, ce sont donc même pas 4 objets de cette importance que nous pourrions garder. En effet, sur les 30'000, il en faut encore 10'000 (simplifions) pour la logistique, les système de commandement, les états-majors, l'aviation, etc. On dit quoi aux cantons qui auront besoin d'aide? "Attendez le prochain tour" ? Lors de l'exercice de conduite stratégique 2013, après quelques heures seulement les cantons demandaient déjà 9'000 personnes pour assurer la fluidité du trafic car les feux étaient tombés en rade. Imaginez la suite ...!
 
Par sa méconnaissance des faits et son acharnement étroit à vouloir casser l'armée M. Recordon et ses amis mettent la Suisse dans une situation gravissime. Après avoir sans cesse combattu contre les crédits de la Défense, voilà qu'ils veulent lui enlever ses forces vives. Qui assumera la débâcle en cas de catastrophe? Le GSsA? M. Recordon?
 
Permettez-nous une dernière pique: quel crédit accorder à ces réflexions quand dans la conclusion de son article M. Recordon confond encore millions et milliards de francs?

VEG
 

 
 
Suite

La buanderie de Payerne et le GSsA

Témoignage de M. Alex Cornu, Payerne
 
 
L'annonce, il y a quelques mois de la fermeture de la buanderie de l'Arsenal, a semé l'émoi dans la région. Une élue socialiste est intervenue avec raison, lors d'une séance du Conseil communal de Payerne, pour demander ce qu'il allait advenir des trente collaborateurs de la buanderie de Payerne. Madame la syndique lui a répondu que cela la préoccupait également et qu'elle allait s'entretenir avec les autorités militaires pour connaître l'avenir des instances du DDPS basées à Payerne.
 
Le 22 septembre, le peuple suisse sera appelé à se prononcer sur l'initiative du GSsA visant à l'abrogation de l'obligation de servir. Sans obligation de servir, l'armée de milice n'existe plus. La suppression de l'obligation de servir n'est qu'un essai de plus de la part du GSsA pour affaiblir l'armée pas à pas et la supprimer totalement.
 
Alors on ne parlera plus de trente postes de travail supprimés à la buanderie de Payerne, mais de milliers de postes, pas seulement au Département de la défense, mais dans de multiples industries du pays qui travaillent pour l'armée. Ce sera alors un gâchis terrible sur le plan économique, mais pas seulement.
 
J'aimerais ici juste rappeler les missions données à l'armée par la Constitution: défendre le pays et la population; soutenir les autorités civiles pour maintenir la sécurité intérieure en cas de menaces accrues et pour maîtriser les situations extraordinaires; contribuer au maintien de la paix. Tout cela l'armée le fait parfaitement bien. Combien de fois, au moindre incident, on fait appel à l'armée qui répond toujours présente et s'acquitte à la perfection de sa tâche.
 
Le 23 septembre 2013 il sera trop tard pour regretter d'avoir supprimé notre armée de milice et de devoir alors faire appel aux troupes de l'OTAN, de laquelle, soit dit en passant, nous ne faisons pas partie, car c'est incompatible avec la neutralité suisse. Donc votons NON à la dangereuse initiative du GSsA qui cherche à nuire à notre indépendance et qui ne tient pas compte de l'importance de l'armée dans le tissu économique de notre pays.
 
Suite

Les lecteurs de 20 Minuten disent NON au GSsA

Le résultat ci-dessous est qualifié par 20 Minuten de "non représentatif". Toutefois, avec plus de 15'000 avis exprimés, on s'éloigne des risques de "bourrage" de certains de ces sondages. Car ne soyons pas naïfs, lorsqu'un tel sondage apparaît, tant les pro que les anti se ruent alors sur leur souris pour multiplier les bonnes notes pour leur camp. Mais la quantité de votes gomme certainement une partie de ces biais de la société de l'information. On y retrouve d'ailleurs des chiffres comparables à ceux du sondage TSR que nous avons déjà commenté.
 
A apprécier donc avec modération ET
  • dire à tous ceux qui n'ont pas encore voté :  ALLEZ VOTER !
  • et à ceux qui se battent contre le GSsA: C'EST LE 22 SEPTEMBRE QU'ON POURRA SE REPOSER.
 
VEG
 
 


Suite

L’Europe de demain... c’est la Suisse !

La Suisse,un modèle qui fait envie, comme son armée qui séduisait naguère les révolutionnaires. A LIRE ABSOLUMENT (extrait; article complet ici) car bon pour ne pas oublier qui nous sommes: une grande petite nation!
 
------------------------------------------------------------------
                             
 
 
Si l'Union européenne veut acquérir une légitimité auprès de ses citoyens et continuer à jouer un rôle de premier plan dans la vie économique et politique mondiale, la seule solution serait de se muer en une vraie fédération, fondée sur le modèle de son tout petit voisin, la Suisse, estiment certaines personnalités politiques éminentes réunies par le think tank de Berggruen (extraits).
L'Histoire offre peu d'exemples de fédérations politiques réussies. Lorsqu'ils ont décidé de se fédérer, dans les années 1780, les Etats-Unis n'étaient qu'une poignée de jeunes Etats peu peuplés, dotés d'une culture et d'une langue communes. Autant dire qu'ils ne fournissent guère d'enseignements importants pour l'Europe d'aujourd'hui. En revanche, l'expérience suisse en fournit davantage, notamment en ce qui concerne la lenteur de la gestation. "Une fédération, cela prend du temps", assure Jakob Kellenberger, ancien diplomate suisse. "Il a fallu des siècles pour que les habitants des cantons suisses fassent connaissance, puis une longue période de confédération avant de passer à la fédération pleine et entière en 1848". […]
 
Si la Confédération suisse a fonctionné, note-t-il, c'est parce que le pouvoir central a respecté l'autonomie des cantons (qui n'ont jamais craint de céder des compétences) et veillé à ne pas abuser de ses prérogatives. En outre, tous les pouvoirs qui ne sont pas spécifiquement délégués au gouvernement fédéral par la constitution suisse continuent à relever des cantons. Ayant déjà derrière elle des décennies d'intégration progressive, dans un monde en mutation accélérée, l'Europe doit évoluer vers l'union politique proprement dite sur des années ou des décennies, et non sur des siècles, mais pour cella elle aura tout intérêt à s'inspirer du modèle suisse. […] En d'autres termes, comme la Suisse, l'Europe a besoin d'un pouvoir central fort mais limité, qui laisse toute latitude à la plus grande diversité locale possible. […]
 
Même si une Europe fédérale doit être ouverte à tous les Etats membres de l'UE, sa marche en avant vers le fédéralisme ne devrait pas être entravée par certains Etats qui n'y sont pas encore prêts, mais cette évolution ne doit pas non plus être imposée d'en haut. Le peuple démocratique de chaque Etat devra décider si c'est dans son intérêt à long terme d'adhérer à la fédération ou de rester en dehors. Il est illusoire de croire qu'une union politique forte puisse être bâtie sur les faibles loyautés nées des ajustements apportés aux traités. Elle doit être fondée sur la volonté des peuples.
 
-----------------------
 
Et n'oublions pas de rappeler que la Suisse est une alliance d'Etats (donc de souverains) qui se sont unis pour être militairement en mesure de s'opposer à des ennemis communs.
 
VEG
 
Suite

Réseau nationale de sécurité (RNS) - Premières assises à Lucerne le 03.09.2013

Le RNS est une des conséquences directes du rapport de politique de sécurité 2010. Conduit depuis bientôt 15 mois par M. André Duvillard, vaudois, ancien commandant de la police neuchâteloise, il a tenu sa première conférence le mardi 3 septembre 2013 au Musée des Transports de Lucerne.
 
Que retiendrons-nous de cette très bonne (tant sur le contenu que sur la forme) première manifestation? Il y aurait mille chose, mais parmi toutes les interventions de qualité (en image ci-contre le Conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet) on retiendra d'abord le brillant discours du Président de la Confédération, Ueli Maurer qui, relativement à la votation du 22 septembre nous a rappelé en quatre points pourquoi notre armée de milice basée sur l'obligation de servir est le meilleur système possible.
 
Qualité: seule l'organisation actuelle nous permet d'assurer que tous les métiers, toutes les cultures, toutes les classes sociales soient représentées. Le "paquet" armée + service civil + protection civile qui en découle est l'exacte copie de notre Pays, premier de classe en terme d'innovation et de productivité.
 
Quantité: grâce à l'obligation de servir on assure la sécurité de la planification et de l'engagement; on sait quand on peut compter sur combien de personnes; l'arbitraire d'une décision égoïste d'une personne ("aujourd'hui je n'ai pas envie") ou d'un patron ("je ne laisse pas partir mon employé") est ainsi écarté.
 
Prix: notre système est le plus économique possible du fait que les gens ne viennent que pour s'entraîner ou quand on en a besoin; pas besoin de payer des salaires inutiles à des militaires qui en plus devraient attendre qu'il se passe quelque chose et qui seraient ensuite en cas d'événement grave en nombre trop faible pour durer; alors oui c'est cher (la défense de nos valeurs est à ce prix), mais on peut ainsi se payer un instrument très fort à un prix faible en comparaison de nos voisins.
 
Confiance: de savoir que dans cette armée il y a nos fils, voisins, amis, ...tous des gens raisonnables et collectivement intéressés à la sécurité de notre Pays est un gage clé de contrôle démocratique; on sait que les gens qui la composent partagent les mêmes intérêts et que leur engagement n'est pas une affaire de salaire, mais de responsabilité.
 
Et servir durant 1.5% de sa vie professionnelle (env. 225 jours sur un total d'environ 14500), est-ce vraiment là un sacrifice insurmontable quand on sait tout ce que ce Pays offre?
 
On se réjouira aussi qu'un nouveau rapport de politique de sécurité est en gestation. Il arrivera en 2015 lorsque les conclusions de l'exercice 2014 (ERNS 14 - Exercice du Réseau National de Sécurité) seront connues. Dirigé par l'ancien chef de l'aide en cas de catastrophe, Toni Frisch, cet exercice au lieu du 3 au 21 novembre 2014.
Suite

Passage de témoin dans l'association Femmes et Politique de Sécurité (FPS)

Ce jeudi 29 août 2013, lors de son assemblée générale au Centre Patronal à Paudex, c'est presque une page d'histoire qui s'est tournée. En effet, après avoir fondé FPS pour lutter contre la première initiative d'abolition de l'armée par le GSsA en 1989, Madame Odile Jäger-Lanore a remis les commandes à Madame Anne-Lise Ichters.
 
Mille MERCI Odile pour votre long et fructueux engagement au profit de notre politique de sécurité. Merci d'avoir sensibilisé tant de femmes sur ce sujet exigeant. Merci de nous avoir tous fait comprendre que les femmes ont aussi un rôle éminent et même un devoir à accomplir, dans ce domaine aussi. Vous avez été une pionnière et une battante que rien n'a découragé. Vous êtes de ces personne qu'il vaut mieux avoir avec soi que contre soi,...non? Et tout cas vous nous avez montré à tous la voie. Encore Merci.
 
Mille BRAVO Anne-Lise pour votre élection, Merci de reprendre le flambeau et de tenir haut la flamme de FPS. Nous vous souhaitons plein succès dans une mission qui ne va pas se simplifier quand on voit le nombre de défis à venir. Mais sachant la finesse de votre analyse et aussi le bagage professionnel qui est le vôtre, nous ne doutons pas qu'avec vous FPS connaîtra une nouvelle et fructueuse évolution.
 
Et puis cette assemblée nous aura permis d'entendre un véritable réquisitoire de Mme Marie-Hélène Miauton contre l'initiative du GSsA. Beaucoup d'humour certes, mais un message limpide servi par un titre sans ambiguïté : "Veillée d'armes". Et un message qui nous rappelle avec insistance qu'avant de parler de coûts, parlons de valeurs!
 
A ceux qui en douteraient encore où se permettraient des raccourci simplistes cette soirée aura démontré avec éclat combien Mesdames votre rôle est important. Vous n'avez pas beaucoup porté l'uniforme (quoique la relève avec Mme Olivia de Weck, commandant de compagnie en second dans une unité d'exploration montre déjà un nouveau visage de FPS), mais votre engagement a été et est d'une intensité et d'une qualité qui force notre admiration.
 
VEG
 
 
Suite

jeudi 5 septembre 2013

Nous aussi on aime jouer avec les chiffres

Un article du Tagesanzeiger mettait hier nos amis Jurassiens en queue de peloton pour le nombre de jeunes citoyens faisant leur service militaire. Rendez-vous compte, que 49%! Honteux! Mais c'est comme la discussion à Infrarouge où Mme Mamarbachi assénait son (on résume) "en 1985 il y avait 91% qui faisaient du service militaire contre seulement 61% aujourd'hui ".

Graphique montré à Infrarouge (04.09.21013)

 
De la malhonnêteté intellectuelle et rien d'autre? Ou simplement de l'ignorance? Car dans ces deux cas, les personnes qui jouent avec les chiffres font preuve de cécité sélective ou (au moins) sont mal informées.
 
Comparer l'année 1985 à 2012 pour montrer un gouffre? D'accord, mais faisons l'exercice de manière correcte !
 


Tableau CRDC sur la base des informations
complètes (05.09.2013)
 

Alors oui la différence est significative:  10%. tout de même. Mais quand on compare 1985 à 2012 (près de 30 ans nous séparent), on ne peut être qu'étonné de l'extraordinaire stabilité de notre système. Car entre deux il y a eu un changement de paradigme avec le partage des effectifs entre le service civil et la protection civile. Opposer 65 et 91% pour en faire du catastrophisme et ensuite traiter le système de dépassé, c'est la tactique habituelle. On compare des pommes et des poires, simplement en oubliant d'additionner des chiffres. On est donc très loin de l'interprétation que pouvait en tirer le téléspectateur moyen ne disposant pas des vrais chiffres. 
 

Graphique Tagesanzeiger (04.09.2013)

Passons au Tagesanzeiger. Voilà un joli graphique qui montre une dure réalité: presque tous les romands sont en queue de peloton des astreints au service militaire. Haro sur les jurassiens qui ne sont que 49% à faire leur service. Et donc haro sur un système qui a fait faillite. On se calme! Car voyez-vous les petites barres grises à côté des vertes? C'est la protection civile. Alors on a repris le graphique et superposé les barres.


Graphique retraité par le CRDC (05.09.2013)

D'abord on voit que les jurassiens ne sont pas ces tire-au-flanc dont on aime se moquer (ils sont 6ème avant-dernier), mais surtout que les chiffres d'astreinte par canton ont un visage beaucoup plus rassurant dès lors que l'on considère le service militaire ET le service de protection civile. Et il y a même encore un canton qui atteint 90%.
 

Alors OUI le système perd globalement trop de jeunes en route, OUI beaucoup ne font pas leur part de solidarité, OUI, .... OUI , .... Mais encore une fois, il s'agit d'améliorer le système et pas de le liquider. Et que l'on nous montre quel pays existe encore en Europe, où  près de 80% des jeunes hommes servent leur patrie comme le font les Suisses!
 
Et ce serait pour remplacer par quoi? A oui, on oubliait le but ultime du Groupe pour une Suisse sans Armée ! Un moment d'égarement certainement !
 
VEG
 
 
Suite

Les femmes font-elles partie des faibles devant être spécifiquement protégés ? OUI

Au risque de passer pour d'affreux machistes, il nous semble utile de revenir sur un thème de la discussion d'hier soir à Infrarouge: les femmes font-elles partie des faibles devant être spécifiquement protégés?
 
Mme Mamarbachi ne s'est pas privée de ridiculiser le Président de la Confédération pour ses quelques hésitations en français. Laissons la TSR régler ses problèmes internes et apprendre à certains journalistes les bonnes manières. Que signifie  "Président de la Confédération"  en termes de respect, ou encore "comment laisser les invités s'exprimer sans les couper à tout va". Mais revenons au fond.
 
Est-ce que M. Maurer a tort? Nous pensons que non.
 
Bien sûr que les Dames veulent l'égalité, y ont droit et l'on ne va pas revenir là-dessus. Mais au-delà des belles phrases, du respect, du politiquement correct, il y a une réalité, celle de la guerre et de toutes les autres formes de conflit violents. Les médias nous montrent chaque jour que les règles sont systématiquement transgressées. Il n'y a plus guère que les armées régulières occidentales en temps de paix qui imaginent pouvoir imposer le droit.
 
Car que se passe-t-il vraiment durant une guerre? On viole et on terrorise les femmes, les enfants et les vieillards pour affaiblir la résistance de l'ennemi. Dans les conflits le viol est une arme de guerre courante. Toutes les organisations qui tentent de lutter contre ce fléau disent que les femmes sont incapables de s’en défendre. Nul ne peut en effet nier que les femmes sont physiquement plus faibles que les hommes, surtout pas Mme Mamarbachi qui fait quoi, .. 1m60 et 50 kg? L’ennemi n’en ferait qu’une bouchée, cassant tout esprit de résistance dans son entourage en mettant en scène ses souffrances.
 
Car les hommes sont très sensibles aux blessures des femmes, au point qu'ils en perdent leur moyens et que ce n'est d'ailleurs que très récemment que l'on a admis les femmes dans les armes de combat. Ce n'est pas un hasard.
 
Que les bien-pensants de l'égalité aillent voir ici ou encore ici. En Ex-Yougoslavie, il y aurait ainsi eu (selon les estimations) 50'000 femmes musulmanes bosniaques et croates violées par des soldats serbes. "Le viol, c’était pour nous torturer. Pour briser notre âme. Ils auraient pu me tirer une balle dans la tête, je ne serais pas restée là, avec cette douleur. Nous ne serons plus jamais les femmes que nous étions. Ils nous ont brisé l’âme. Sali le sang".
 
Par conformisme politique on serait bien sûr tenté de ne pas sortir du discours "moderne" et convenu de "la femme est l'égal de l'homme". Par idéal et par conviction, l'auteur de ces lignes le pense aussi.
 
Mais si l'on regarde en face le cortège des horreurs de la guerre que l'on nous sert quotidiennement à travers les médias et bien il faut admettre que M. Maurer est dans le vrai.
 
D'ailleurs les sondages montrent aussi que les femmes ont plus peur de l’insécurité que les hommes. Ceci n'est-il pas l'indication qu'elles aussi se sentent démunies face à la violence, justement parce qu'elles-mêmes se savent plus faibles?
 
Il n’y a rien de honteux à admettre cette vérité.
 
VEG
 
Au fait,... c'est une femme qui a suggéré que nous ne laissions pas de côté cette discussion. Merci à elle. Elle se reconnaîtra.
Suite

La chancellerie d'Etat de Genève abonnée aux genevoiseries dirigées contre la droite ?

Le communiqué (voir ci-dessous) du comité genevois opposé à l'initiative du GSsA ne laisse pas de place à l'imagination : la chancellerie en a de nouveau faite une !
 
Après avoir torpillé l'ASIN dans son recours contre l'accord financier avec l'Allemagne, voilà qu'elle remet le couvert des Genfereien en censurant le comité cantonal genevois.
 
La chancellerie se permettrait-elle de faire de obstruction aux partis de droite? N'est-ce pas une institution "au service de" dont la neutralité devrait être la première vertu? Tout indique que tel n'est pas le cas. Inquiétant pour la démocratie.
 
VEG







Suite

mercredi 4 septembre 2013

Burlesque les dames qui s'engagent pour le NON?

La lettre de lecteur ci-contre, parue hier dans 24 Heures laisse... perplexe. Burlesque ces dames? Faut-il comprendre que leur avis aurait moins de valeur que d'autres? Faut-il comprendre que quand on est femme, on est par nature opposée à l'obligation de servir et à l'armée?

Ceux qui ont la chance de côtoyer les personnes raillées par ce lecteur savent qu'elles n'ont rien à envier aux hommes en termes d'engagement au profit de notre collectivité. Certaines des dames de FPS luttent depuis plus de 20 ans pour que la politique de sécurité soit un thème compris et connu de la population. Certaines ont occupé de haute fonctions professionnelles dans la société. Elles n'en font pas mention, car elles sont au-dessus de cela.

Ce Monsieur dénoncerait-il avec la même véhémence toutes les femmes qui luttent pour l'initiative? Etre pour ou contre l'armée n'a rien à faire avec le nombre de jour de service, mais avec des convictions. Et il se trouve que les dames moquées par M. Zweiacker savent étayer leurs convictions avec une connaissance supérieure du sujet, au contraire de la représentante du GSsA qui a paradé sur Infrarouge ce soir et qui manifestement ne savait pas de quoi elle parlait. Il y avait même un petit goût de pathétique à la voir lire ses slogans et débiter ses vérités. Qu'est-ce qu'on peut être gonflé à 20 ans....!

Les reproches qui sont fait à MM Amaudruz et Moret ainsi qu'aux dames de FPS sont à tout point de vue particulièrement déplacés. C'est un coup de chapeau qu'on leur doit et pas un procès d'intention comme se le permet en conclusion ce Monsieur.
 
Très petit M. Zweiacker. Vraiment très petit !
 
VEG
 

Suite

Deux écrivains plaident pour le NON

David l'Epée ("revenu" du GSsA) et Piero San Giorgio ("revenu" de l'ultra-libéralisme) nous livrent leurs réflexions au sujet de la prochaine votation. Plein de bon sens. Prenez le temps de voir cette séquence.
 

Suite

Infrarouge: du délire en direct et un "débat" pour rien

Votons pour une nouvelle obligation: que la Gauche apprenne ce qu'est la politique de sécurité avant de tenter d'en parler. Stop à ce sport incohérent et irresponsable de la devinette à travers les boules de cristal. Denis Froidevaux a cent fois raison de s'enquérir sur la nature de la grâce divine qui a envahi certains sur ce plateau...

Quel piètre débat. Que de mauvaise foi. Mais comment font-ils pour proférer de telles âneries. La représentante du GSsA est mignonne, mais elle sait quoi au fait? 2 ans de vie professionnelle et 5 mois au GSsA et ça permet de parler, pardon, de faire la leçon avec une telle assurance au Président de la Confédération ? AHURISSANT!

Pour ceux qui rêvaient qu'on serait enfin débarrassés des Bisounours... ils seront déçus. Ils sont parmi nous. Et nombreux avec ça ....
Suite

Une Suisse vraiment unique

Ce matin à la Radio suisse romande, le commentateur nous a rapporté le classement du WEF sur la performance économique des nations. Divine surprise, la Suisse est de nouveau en tête en terme de compétitivité. Pour la quatrième fois consécutive. Plus sous http://www3.weforum.org/docs/WEF_NR_GCR_Global_2012-13_FR.pdf.

Pour tous ceux qui voudraient encore argumenter en termes de surcharge économique insupportable pour notre Pays, ... il faudra définitivement trouver autre chose! Peut-être que l'obligation de servir  représente une charge (la sécurité n'est pas gratuite) mais en tout cas pas au point de remettre le modèle en question. Et encore une fois, il y a aussi des retombées positives, car une part écrasant de ce qui est dépensé dans l'armée revient d'une manière ou d'une autre dans le circuit. La commission de milice du chef du DDPS l'a d'ailleurs bien démontré.

Alors dépêchons nous de ne rien changer à notre obligation de servir et de nous contenter, comme toujours, de ces quelques petits pas d'adaptation qui sont nécessaire. Restons cohérents, pragmatiques, mais surtout vigilants.
Suite

mardi 3 septembre 2013

L’initiative du Groupement pour une Suisse sans Armée met en danger les Suisses - par le Conseiller national Yannick Buttet

Le « Groupement pour une Suisse sans Armée » remet ça. Cette fois-ci, il demande de supprimer purement et simplement l’obligation de servir. Concrètement, cela signifie que les jeunes ne seraient plus amenés à remplir un service en faveur de la collectivité, que ce soit dans l’armée ou le service civil. Et cela aurait de nombreux effets négatifs pour la Suisse.
 
D'abord pour les institutions, fondations et associations qui peuvent compter sur le soutien d’un jeune qui a choisi le service civil, car alors celui-ci disparaîtrait et avec lui toutes les prestations en faveur de la collectivité qui seraient supprimées et devraient être payées comme toute autre prestation.
 
Pour nous tous car l’Armée, au-delà de sa communication parfois déficiente ces derniers temps, constitue la seule réserve à disposition de nos cantons en cas d’événement majeur. Comme Valaisan, les catastrophes tragiques qui ont touché notre canton nous l’ont malheureusement prouvé à de nombreuses reprises et ceci sans charger nos concitoyens d’une facture salée. Et je ne parle pas de la mythique Patrouille des Glaciers qui aurait bien de la peine à survivre sans le soutien de notre Armée.
 
Pour nos communes enfin pour qui la protection civile effectue de nombreux travaux, que ce soit dans le soutien aux organisations sportives ou en effectuant des tâches d’intérêts social ou général qui ne pourraient plus être effectuées sans ce précieux soutien. Car il ne faut pas se leurrer, la fin de l’obligation de faire du service militaire entraînerait avec elle l’obligation de servir dans la protection civile.
 
Supprimer l’obligation de servir, c’est condamner notre armée, notre protection civile et notre service civil. C’est aussi remettre en question un principe constitutif de la Suisse, la milice, qui a fait ses preuves non seulement au niveau militaire mais aussi en politique et dans nos nombreuses sociétés et associations.
 
Ne mettons pas en danger les Suissesses et les Suisses en ajoutant de surcroit des coûts supplémentaires pour faire plaisir aux idéalistes post-soixante-huitards innocents ou malhonnêtes et aux fils à papa qui préfèrent le confort de la succession à l’effort de l’engagement citoyen.
 
Yannick Buttet
Conseiller national
Suite