dimanche 19 janvier 2014

Le manuel Gripen

Vous voulez acquérir une vue d'ensemble du projet Gripen, nous vous recommandons la lecture du Manuel Gripen.
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samedi 18 janvier 2014

Non, le spectre de la guerre en Europe n'a pas disparu en mai 1945

Pour ceux qui pensent (encore) que la guerre n'est plus un risque en Europe et que nous pouvons définitivement et pour l'éternité baisser la garde, nous vous livrons ci-dessous un article du Daily Mail paru en français le 7 janvier  2014 sur "Le portail des sous-marins" au sujet d'une inquiétante manœuvre d'intimidation et de "show of force" de la marine russe contre le Royaume Uni.
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vendredi 17 janvier 2014

Les manipulations de chiffres des référendaires


Nos "amis" référendaires ont trouvé "l'argument qui tue": le Gripen coûte 9 milliards. Ouhaaaa !! Quand on fait le calcul avec de vrais chiffres on arrive à 7.5 milliards. Mais est-ce le vrai débat ? En aucun cas !
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Ce sera le 18 mai


Un communiqué de l'Association pour une Suisse en Sécurité (ASeS) pour votre information.
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Au fait, vous savez sur quoi on vote ?

L'objet sur lequel nous débattrons, c'est la loi d'acquisition (voyez ci-dessous). Pas de ponction sur la recherche, l'agriculture ou les crèches...., mais simplement un fonds pris sur les dépenses d'armement et donc le budget militaire régulier tel que l'a confirmé le Parlement (5 milliards CHF dès 2016) à deux reprises et (enfin) accepté le Conseil fédéral.
Au fait quel est le département qui passe de nouveau le plus à la caisse pour équilibrer les finances fédérales 2014 ? La Défense, encore une fois, à hauteur de 51 millions CHF (soit 1/3 des sommes épargnées). Alors que les autres postes de dépenses continuent de croitre ? C'est l'armée la vraie variable d'ajustement fédérale ! Ne laissons donc pas les référendaires et le GSsA faire croire que tous les autres sont les victimes de l'armée. 

CRDC/VEG
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GSsA bis repetita !

Derrière le référendum, il y a bien sûr des roses et des verts, mais surtout il y a encore - oui encore - le GSsA ("Groupe pour une Suisse sans Armée", pour ceux qui auraient déjà oublié). Ne nous trompons pas, le référendum cible le Gripen parce ce que c'est une occasion en or de s'attaquer ... à l'ARMEE et à notre sécurité. C'est une chance inespérée pour le GSsA de se refaire une santé et une légitimité après la fessée mémorable que les Suisses leur ont mis en septembre 2013.
Et comme lors de la campagne précédente, nous voilà à nouveau confrontés avec toutes sortes de manipulations et de mensonges. L'article ci-dessous issu du site web du GSsA en est une des multiples expressions: tenter de faire croire avec un raisonnement qui se veut sérieux que nos F/A-18 suffisent. On en aurait même trop et on pourrait faire la même chose avec des avions civils !! Pour les tâches de POLICE AERIENNE.
Ainsi, sous couvert d'accepter (à peu près) qu'il faut tout de même aussi des avions de police dans nos cieux, le GSsA, fidèle à lui-même, refuse en fait exactement tout ce qui constitue une armée: sa capacité à mener le combat pour défendre la souveraineté de notre Etat. La police de l'air c'est une des tâches selon le principe de "qui peut le plus peut le moins". Mais de cela bien sûr aucune trace. En dégradant l'armée à une simple police, on attaque son cœur de légitimité, centre de gravité de notre défense.
Pour couronner le tout, le GSsA accuse les pro-Gripen d'argumenter avec la nécessité de maintenir des avions en l'air pour réagir en cas de menace terroriste en nous faisant bien comprendre que a) il n'y a pas de menace et b) on arriverait toujours trop tard !
Conclusion? Circulez, il n'y a rien à voir!
VEG


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Extrait du site du GSsA

LUFTPOLIZEI
Wie viele Jets wir wirklich brauchen
von Andreas Weibel | 21.11.13.


Wenn die Schweiz den Gripen kaufen würde, hätten wir in Zukunft 54 statt 32 Kampfjets. Die Befürworter neuer Kampfflugzeuge behaupten, dass das nötig sei, um den Luftpolizeidienst zu gewährleisten. Warum das Humbug ist.

Es mag für einige LeserInnen überraschend sein, dass sich die GSoA nicht generell gegen Kampfflugzeuge ausspricht. Der Grund dafür ist, dass es tatsächlich Aufgaben gibt, die den Einsatz von Düsenjets erfordern. Genauso wie in gewissen Situationen eine Autobahnpolizei nötig ist, lässt sich auch der Flugverkehr nicht ohne Interventionsmöglichkeit regeln.
Immer wieder kommt es vor, dass HobbypilotInnen die Orientierung verlieren, jemand die Regeln des Flugverkehrs missachtet oder in einem Flugzeug das Funkgerät ausfällt. Eine rasche Intervention der Luftpolizei ist unerlässlich, wenn beispielsweise ein Amateurpilot versehentlich mit ausgeschaltetem Funk auf die Anflugschneise eines internationalen Flughafens zusteuert. Solche Situationen kommen hierzulande etwa einmal pro Monat vor.
Dass die an sich zivile Aufgabe der Luftpolizei bei der Armee angesiedelt ist, wäre nicht nötig. Eine zivile Behörde könnte genauso gut die Sicherheit des Luftverkehrs gewährleisten.

12 Jets würden reichen


Wie viele Jets braucht es nun aber, um in der Schweiz den Luftpolizeidienst zu organisieren? Ein Blick über die Landesgrenzen fördert Erstaunliches zutage. In Deutschland sind es gerade einmal vier Flugzeuge, welche für die Sicherheit des Luftverkehrs sorgen: Je zwei Jets stehen im niedersächsischen Wittmund und im bayrischen Neuburg am Boden bereit, falls die Flugsicherung bei einer Notlage ein Eingreifen anordnet. Diese sogenannten Alarmrotten werden etwa dreissig Mal pro Jahr zu Hilfe gerufen.

Geht man davon aus, dass die Schweiz sich wegen ihrer Topographie ebenfalls zwei Alarmrotten leistet und rechnet man noch zusätzliche Flugzeuge für Ausbildung und Wartung hinzu, kommt man auf rund 12 benötigte Flugzeuge. Österreich leistet sich 15 Kampfjets für diese Aufgaben. Die Schweiz braucht also weder 54 Kampfjets (wenn der Gripen gekauft wird) noch 32 Kampfjets (ohne Gripen), sondern nur 12.

Der Durchhaltefähigkeits-Schwindel

Gripen-Anhänger rechtfertigen die Beschaffung damit, dass es dereinst eventuell Szenarien geben könnte, in denen es nicht mehr reiche, wenn sich die Abfangjäger der Luftpolizei am Boden bereithielten. Wenn ein Terrorangriff mit einem Flugzeug drohe, müssten konstant mindestens vier Kampflugzeuge in der Luft kreisen, um eine Chance zu haben, den Anschlag zu verhindern.

Das VBS verwendet das Wort Durchhaltefähigkeit, um zu beschreiben, wie lange ein solcher Einsatz möglich wäre. In der Modellrechnung des VBS könnte die Luftwaffe in einer solchen Situation nur zwei Wochen dauernd in der Luft sein, wenn wir den Gripen nicht kaufen. Danach müssten alle Flugzeuge gewartet werden. Wenn die Luftwaffe zusätzlich 22 Gripen-Jets hätte, würde sich dieser Zeitraum gemäss den Modellrechnungen auf vier Wochen verlängern.

Diese Szenarien und Modellrechnungen basieren jedoch auf unrealistischen Annahmen. Eine Annahme ist, dass die Wartung weiterhin nur während der normalen Bürozeiten geleistet würde - obwohl es kaum vorstellbar ist, dass in einer solch Notlage nicht auf Schichtbetrieb umgestellt würde und die Flugzeuge damit viel rascher wieder Dienst leisten könnten. Zusätzlich gehen diese Szenarien davon aus, dass die Schweiz in der Abwehr eines solchen Terrorangriffs völlig auf sich allein gestellt wäre. Auch das ist kaum vorstellbar, denn die Schweiz hat mit allen Nachbarn für solche Fälle Kooperationsabkommen geschlossen. Geht man von realistischeren Annahmen aus, kommt man zum Schluss, dass auch in solchen Situationen die Luftwaffe mit den F/A-18 über mehr als genügend Jets verfügt.

Man darf gespannt sein, ob die Schweizer SteuerzahlerInnen gewillt sein werden, Kosten in der Höhe von etwa neun Milliarden Franken auf sich zu nehmen, wenn der zusätzliche Nutzen von noch mehr Kampfjets für die Sicherheit der Schweiz gänzlich unklar bleibt.
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jeudi 16 janvier 2014

Programme de coopération industrielle du Gripen E: contrat de CHF 8 millions pour Orolia Switzerland SA à Neuchâtel

La société neuchâteloise Orolia Switzerland SA a remporté un contrat d'une valeur de CHF 8 millions attribué par le fournisseur de matériel de défense, de sécurité et d'électronique spatiale Selex ES, une société du groupe Finmeccanica. Selex ES construit également le radar, le système de détection et de poursuite à infrarouge (IRST) et le système d'identification ami-ennemi (IFF) pour l'avion de chasse Gripen E de Saab.

Orolia fabriquera des composants destinés au système de navigation européen du satellite Galileo. Galileo devra faire concurrence au système nord-américain GPS dans un proche avenir. A l'heure actuelle, quatre prototypes et deux satellites de test sont en orbite, avec neuf horloges atomiques de l'entreprise neuchâteloise Orolia à bord. Selex ES, un fabricant global d'électronique, y compris celle destinée aux applications dans l'espace, a mandaté Orolia pour une nouvelle série de 16 horloges atomiques. Celles-ci sont utilisées pour synchroniser les signaux de navigation des satellites. Si le gouvernement helvétique procède à l'achat de 22 Gripen E, Saab est obligé de générer de la coopération industrielle en Suisse à hauteur de CHF 2,2 milliards.

Le constructeur peut générer ces affaires directement ou demander à d'autres entreprises faisant partie de son réseau de le faire, comme dans le cas présent."Selex ES travaille selon une approche 'balanced scorecard' dans la sélection de ses fournisseurs. Les fournisseurs potentiels sont évalués selon une série de critères, dont le prix et la performance passée. Le choix d'Orolia s'est fait grâce à ses scores élevés dans plusieurs domaines" explique Pascal Rochat, directeur général d'Orolia Switzerland SA. Orolia Switzerland compte actuellement quelque 75 collaborateurs. Ses composants pour horloges atomiques sont vendus sous la marque "Spectratime". Le nouveau contrat vient en continuation d'un contrat préalable de 14 satellites (28 unités). Orolia a été sélectionnée par ESA (European Space Agency) et par la chaîne contractuelle de Galileo en tant que fournisseur exclusif et unique d'horloges atomiques en Europe, et que leader mondial dans les horloges atomiques adaptées à l'espace.
Pascal Kümmerling

Recommandation CRDC : si vous voulez vraiment apprendre quelque chose sur le milieu de l'aviation et l'état du développement du Gripen, visitez  le blog de Pascal
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mercredi 15 janvier 2014

dimanche 12 janvier 2014

Le meilleur avion du monde

L’année 2014 sera marquée par une série de commémorations: 70ème anniversaire du jour J et de la Libération de l’Europe occidentale, 70ème anniversaire de l’opération «Market Garden» aux Pays-Bas, Centenaire du début de la « Grande Guerre », notamment. Pour certains, la tentation est grande de dresser des parallèles entre la situation de l’Europe en 1914 et celle de notre continent en 2014. Comparaison n’est pas raison dit l’adage populaire et nous le partageons entièrement. Les Européens d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’il y a un siècle. Les haines et ressentiments se sont heureusement bien aplanis depuis là, sans pour autant avoir totalement disparu. Les tendances sécessionnistes perceptibles ça et là (Belgique, Ecosse, Catalogne) sont là pour nous le rappeler.

Mais 2014 sera aussi – et encore – une année cruciale pour notre Armée, avec la votation sur l’achat d’un nouvel avion de combat. Volontairement je mentionne notre Armée, et pas seulement ses Forces aériennes, dont elles ne sont qu’une composante. Au-delà du débat qui doit porter sur trois volets centraux – stratégique, industriel, opérationnel –, l’histoire nous apporte aussi quelques clés pour comprendre les enjeux et ne pas nous laisser enfumer par les propos des opposants au Gripen, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Leur argument massue est connu : cet avion serait le plus mauvais du monde, parce que c’est un mono-réacteur, parce qu’il n’est pas français ou allemand ou encore parce qu’il n’a jamais volé (ce qui est faux comme chaque internaute un brin curieux le sait bien). L’histoire militaire nous apprend que le meilleur avion n’est souvent pas celui que l’on croit. 2014, c’est aussi le centenaire des Forces aériennes suisses. Que nous apprend celui-ci ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce n’est pas le  Messerschmitt Me 109 qui assure principalement la défense de notre espace aérien, mais bien le Morane D-3801 (photo). Jusqu’en 1945, plus de 200 appareils sont produits en Suisse (contre une centaine de Me 109). Comme le souligne Fernand Carrel, ancien commandant des troupes d’aviation et de défense contre avions, « s’il est plus lent, moins bien armé et moins blindé que les Messerschmitt, le Morane est un avion apprécié par ses utilisateurs en raison de sa facilité de pilotage qui autorise certaines erreurs là où son homologue allemand se montre bien moins tolérant ».


Bien moins connu que le Spitfire, c’est pourtant bien le Hawker Hurricane qui remporte la bataille d’Angleterre en 1940 (plus de 50 % des victoires enregistrées), car il y a bien davantage de Hurricanes en vol que de Spitfires. Produit en série dès 1937 alors que le prototype du Spitfire fait son premier vol en 1936, cet avion est facile à entretenir et robuste, mais moins maniable que le Spitfire. Présent sur tous les fronts durant toute la guerre, le Hurricane reste l'un des appareils les plus emblématiques de la Royal Air Force. Dans l'ombre du Spitfire, il fait preuve au cours de la bataille d'Angleterre d'une remarquable solidité, qui lui permet d’encaisser de nombreux coups sans dommages excessifs.
 
Quant au Curtiss P-40, il a souvent été considéré comme un avion inférieur à ses adversaires, qu’ils soient allemands ou japonais. Pourtant, piloté entre de bonnes mains, il était un chasseur redoutable et surtout un avion d'attaque au sol hors pair. Présent sur tous les théâtres d’opérations, de la Chine à la Nouvelle-Guinée, des îles Aléoutiennes à l’Afrique du Nord, le P-40, bien qu’il ne fût pas le meilleur chasseur en haute altitude, est en effet vite devenu un avion d’attaque au sol redoutable grâce à son grand rayon d’action, sa formidable capacité d’emport de bombes et son puissant blindage. C’est sur son P-40 que l’as canadien James « Stocky » Edwards a réussi à abattre l’as allemand Otto Schulz, l'un des pilotes les plus qualifiés aux commandes d'un avion présumé supérieur, le Messerschmitt Bf-109F.

Que nous apprennent ces trois cas historiques ? Il faut se méfier des pseudo-experts qui, sur la foi de tout aussi pseudo-analyses, nous affirment que tel avion est inférieur à tel autre, parce qu’il n’est équipé que d’un seul réacteur (comme le F-16 ou le F-35 d’ailleurs) ou parce qu’il est, pour reprendre les termes de l’expert Pierre Sparaco, le « chasseur de la juste suffisance, capable d’assurer des missions de défense dans des conditions acceptables, mais sans prétendre s’élever au rang des appareils les plus sophistiqués et, de ce fait, les plus coûteux ».

Comme le Morane, le Hurricane ou le P-40, le Gripen fait partie de cette catégorie d’avions qui, aux mains de pilotes doués comme les nôtres, entretenus par du personnel aussi compétent que celui de nos Forces aériennes, pourra assurer les missions que l’on attend de lui, à des coûts qui rendent encore possible la modernisation du reste de notre Armée. Modernisation d’autant plus nécessaire que, contrairement à d’autres pays européens, notre pays ne peut pas se reposer sur les autres pour assurer sa défense et sa sécurité.

Major EMG Pierre Streit
Officier de milice, historien SVO
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Revue de presse du 12.01.2014

Nous vous recommandons les lectures suivantes.
  • Un article du professeur Stahel (Institut für Strategische Studien, Wädenswil)qui prend d'emblée la bonne direction en concentrant son argumentation sur la situation internationale précaire et la responsabilité de tout Etat, y comprise de la Suisse, de disposer d'un instrument de défense crédible.
  • Le site web des référendaires est en ligne http://stop-gripen.ch. Pas de surprise, ... ils sont contre le Gripen !! On s'amusera (pour ceux qui ont encore de l'humour) d'emblée de leur premiers énoncés: 
    • "... la conclusion et sans appel : les neuf milliards destinés aux Gripen doivent être bloqués". Comme pour la votation sur l'obligation de servir, nous serons confrontés à des mensonges sans fin de citoyens experts en calcul.
    • "... l’argent fait défaut pour d’autres investissements, tels que l’AVS, la formation, les transports publics ou encore le développement de nouvelles énergies". Là ce sont les experts en finances publiques qui oublient que ce sont ces mêmes postes qui ne font qu'augmenter alors même que la défense n'a fait que de diminuer pendant 20 ans; relisez svp un des nos anciens billets.
    • "... cet achat de plusieurs milliards ne se justifie pas, même du point de vue sécuritaire. En effet, l’armée vient d’investir plusieurs millions de francs dans la mise à niveau technique des actuels F/A-18. Quant  à la mission de police du ciel, celle-ci est parfaitement assurée aujourd’hui, sans ces nouveaux avions". Là ce sont nos antimilitaristes habituels qui tentent de donner le change en se muant en experts de politique de sécurité avertis et qui tolèrent juste que l'on garde nos F/A-18 en réduisant nos forces aériennes au rôle de "simple flic du ciel". La défense ? Exit !
Allez... bonne lecture.

VEG
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samedi 11 janvier 2014

BONNE ANNEE 2014 - En route pour moderniser notre aviation militaire

Source DDPS
Mesdames, Messieurs, chers Amis d'une politique de sécurité et de défense crédible,

Après une année 2013 positive pour la sécurité de notre Pays (claque mémorable au GSsA et à ses supporters, confirmation par le Parlement d'un budget futur de 5 Mia CHF et approbation de l'acquisition du Gripen), Merci encore à tous ceux qui se sont engagés sans compter.

Dès le mois d'octobre, tout ce que la Suisse compte comme rêveurs, antimilitaristes et comptables enragés pour lesquels la défense n'est qu'une vulgaire et inutile charge financière, s'est mise en tête de faire échouer le remplacement de nos vieux F5. Ils ont, conformément aux attentes (80'000 signatures ce n'est qu'environ 1% de la population) réussi à déposer un référendum contre la loi de financement pour le fond qui servira à financer le Gripen. En toute logique, le Conseil fédéral devrait maintenant fixer la votation au 18 mai prochain.

Lors de son assemblée générale du 8 novembre 2013, le CRDC a eu le grand plaisir de proposer à ses membres et sympathisants les exposés de 3 excellents experts qui nous ont donné 3 bonnes raisons pour soutenir cette acquisition:
  • Politique de sécurité: non le monde n'est pas sûr et nous sommes chaque fois surpris par la vitesse à laquelle se développent les crises et les guerres; parier sur l'acquisition d'un avion de combat uniquement lorsque la crise sera là est d'une indicible naïveté et irresponsabilité.
  • Technique: quoi qu'en disent ses détracteurs et concurrents (et attendons-nous même à ce qu'ils aillent jusqu'à soutenir les référendaires...!), le Gripen E n'a pas grand chose à envier à ses concurrents et le choix récent des Brésiliens pour cet appareil renforce notre confiance d'avoir fait le bon choix; ceux qui continuent à invoquer la mésaventure des Mirage il y a 50 ans font tout simplement preuve d'une malhonnêteté crasse.
  • Opérationnel: notre flotte de F/A-18 nous offre de très bonnes prestations, mais en cas d'engagement durable ou intensif (avec combat), ces 32 appareils sont dangereusement insuffisants; avec 22 appareils de plus, nous améliorerons la situation, sans toutefois nous trouver dans une situation de pléthore, loin s'en faut; comme le dit le Chef de l'armée, pour que nous puissions engager nos forces au sol, il faut d'abord maîtriser notre cybersécurité et notre espace aérien. Dont acte !
Pour les citoyens responsables qui veulent se donner la peine de comprendre ce qu'est une politique de sécurité et de défense digne de ce nom, l'acquisition du Gripen ne souffre pas le moindre doute. La charge des référendaires à coup d'arguments pseudo-techniques ne cache que très maladroitement leur indécrottable antimilitarisme.

En mai 2014, on ne votera pas pour un avion. Il s'agira de dire OUI à la sécurité, OUI à l'armée. Ne nous trompons pas de débat, car c'est bien de politique de sécurité que nous devrons à nouveau parler.

Il est l'heure déjà, chers membres et amis du CRDC de remonter au front et de convaincre nos concitoyens. Alors souhaitons à notre sécurité une bonne année 2014 et Merci par avance pour toute l'énergie que vous engagerez à nouveau.

Votre dévoué

Gérald Vernez
Président CRDC

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