vendredi 28 février 2014

Le comité "OUI au Gripen" lance sa campagne

Jour important pour notre capacité à défendre notre souveraineté, la conférence de presse (communiqué) pour le lancement de la campagne  OUI au Gripen.
 
Se sont exprimés (exposés complets ici) les personnalités suivantes (italique: passages choisis):
  • La sécurité d'abord! Jakob Büchler, conseiller national PDC/SG ; membre de la Commission de politique de sécurité (CPS-N) du Conseil national et président de l'Association pour une Suisse en sécurité. "Il est important que notre pays, sa population, nos enfants et petits-enfants soient protégés aujourd'hui et demain contre des menaces petites ou grandes. Notre prospérité repose sur la paix, la stabilité et la sécurité. Nous étions en sécurité jusqu'ici face aux conflits, quelque soit l'endroit où ils se produisaient. Nous voulons que cela reste ainsi durant les 30 années à venir".
  • Pour la sécurité de la Suisse! Alex Kuprecht, conseiller aux Etats, UDC/SZ, président de la Commission de politique de sécurité du Conseil des Etats (CPS-E). "La "liberté", la "démocratie" et la "sécurité" sont les piliers du modèle à succès suisse.... Il faut aussi songer à ce qui paraît impossible aujourd'hui. ...Cette tâche doit être assumée par la Suisse et par elle seule. Cet investissement dans la sécurité de notre pays paraît financièrement supportable quand on sait que la Suisse dépense chaque année quelque 3 milliards de francs pour l'aide internationale au développement".
  • Pas de sécurité sans armée crédible! Ida Glanzmann, conseillère nationale PDC/LU, membre de la CPS-N. "Malgré la réduction de ses effectifs, l'armée continuera d'acheter dans les années à venir des armements pour moderniser son équipement et combler les lacunes de celui-ci. Face aux menaces envisageables et aux efforts d'armement dans le monde, il ne s'agit pas là d'un souhait, mais bien d'une obligation!"
  • Une armée n'est pas crédible sans avions modernes ! Corina Eichenberger-Walther, conseillère nationale, PLR/AG, membre de la CPS-N. "J'exige que les forces aériennes suisses soient à nouveau aptes à intervenir 24 heures sur 24. La population est en droit d'attendre cette prestation de l'armée. Tout de suite, et non pas dans quelques années. L'incident de Genève a mis en évidence les graves déficiences de sécurité que génèrent les restrictions financières imposées à l'armée. Cela n'est pas acceptable."
  • Le bon avion pour la Suisse! Raymond Clottu, conseiller national UDC/NE."Il ne s’agit plus de discuter du type d’appareil. La décision en faveur de cet avion suédois a été prise pour les raisons suivantes : il remplit toutes les exigences militaires, il peut intervenir dans tout le spectre des Forces aériennes, il se situe au plus haut niveau de la technique actuelle, il propose le meilleur rapport prestations-prix tant en ce qui concerne l’achat que l’entretien. Les pilotes suisses qui ont testé le Gripen sont formels : l’avion est excellent, docile, performant et maniable."
  • Affaires compensatoires pour la Suisse ! Maurice Eglin, vice-président du Groupe romand pour le matériel de défense et de sécurité."L’acquisition d’un nouvel avion de combat tel le Gripen, en plus de permettre à nos forces aériennes d’assurer leurs missions dans la continuité, est aussi une opération rentable pour la Suisse, sur le plan économique et industriel. Et ce sont explicitement les entreprises de toutes les parties du pays qui profiteront de cette manne, 30% revenant à la Suisse romande et 5% au Tessin. Un OUI au Gripen est donc aussi un OUI à des commandes et à des places de travail en Suisse.La détermination et la surveillance des engagements de compensation sont assurées par armasuisse en collaboration avec le bureau des affaires compensatoires, à Berne, dont le personnel se compose de représentants de Swissmem et du GRPM."
CRDC /VEG
Suite

Quand le ciel du monde ressemble à notre A1 aux heures de pointe

Pour celles et ceux qui n'auraient pas pris la dimension de ce qui se passe en-dessus de nos têtes ...! allez voir la séquence vidéo qui montre les mouvements aériens en 24 heures. Observez l'arrivée le matin des vols provenant des USA puis le soir le départ des vols de l'Europe vers l'Ouest.

https://dl.dropboxusercontent.com/u/77439751/Trafic%20a%C3%A9rien%20mondial.mp4


Pour la seule petite Suisse, ce sont 710'000 vols de transits qui ont été recensés au-dessus de nos têtes dont 480'000 qui ont atterri sur un aéroport suisse ou quitté un aéroport suisse. Tant que tout va bien, c'est facile, mais si ça se gâte, c'est là que l'on mesure la nécessité de disposer de moyens crédibles dans la troisième dimension.

CRDC / VEG

 
Suite

Ukraine: l'exemple qui démontre l'irresponsabilité de la Gauche et du GSsA qui s'opposent à notre armée et au Gripen

Non le monde n'est pas orienté vers la paix éternelle et l'amour inconditionnel entre les peuples. L'actualité en Ukraine, que bien sûr personne n'a vu venir aussi vite (une fois de plus), nous le démontre. Nous le répétons sur tous les tons (voir ici, ici ou encore  ici), le spectre de la guerre n'a de loin pas disparu de l'Europe. Les héritages historiques malheureux, les inégalités croissantes, la course aux ressources et la surpopulation, pour ne citer que quelques exemples, sont des détonateurs qui vont à coup sûr déclencher des catastrophes majeurs. Ne pas vouloir le voir comme le font la Gauche et le GSsA est simplement désespérant de bêtise, d'aveuglement et d'irresponsabilité.
 
A nouveau avec l'Ukraine, personne n'a rien vu venir. Mais à peine le président Viktor Ianoukovitch a-t-il été destitué et l'ancienne égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko  libérée (elle qui est tout sauf un ange...), que les commentateurs se sont lâchés. C'était le printemps avant l'heure, le retour en fanfare de la Paix!

Mais c'est loin, très loin d'être fini. Un simple coup d'œil à la carte ci-contre (source Libération) montre à quel point il faut être prudent avec les conclusions hâtives.

La Russie a des intérêts majeurs dans la région avec ses débouchés énergétiques et militaires essentiels pour elle vers la Mer Noire (port de Sébastopol en Crimée qui abrite la flotte militaire russe). De plus, elle ne lâchera certainement pas les populations russophones de l'Est du pays. A peine l'encre des articles euphoriques était-elle sèche, que Moscou ordonnait d'ailleurs des manœuvres militaires (pas si surprenantes) d'intimidation dans l'Ouest de la Russie et que les leaders européens et de l'OTAN commençaient à se dire "très préoccupés" (forme soft pour intimer à la Russie de ne pas aller trop loin dans ses gesticulations).
 
Et vous savez quoi, entre la Suisse et l'Ukraine, il y a 900 km, c'est-à-dire 1 heure de vol avec un avion commercial et 1/2 heure avec un avion de combat. Ce ne sont pas les antipodes ! Et si la Russie devait effectivement se fâcher, comment la situation peut-elle évoluer en Europe alors que la rhétorique s'emballe déjà ! N'aurions-nous pas alors besoin de maintenir durant une période prolongée des avions de combat en  l'air ou en alerte permanente? Pour cela, notre aviation est dangereusement sous-dimensionnée et c'est bien le toit de notre Pays qui aurait de méchantes fuites. Quelles conséquences ? On veut essayer la roulette russe ?
 
Nous aimerions tous dépenser de l'argent pour autre chose que la préparation à la guerre. Nous aimerions tous pouvoir vivre éternellement en paix. Mais ouvrons les yeux ! Les Bisounours c'est uniquement à la télé! 
 
Etre réaliste et responsable c'est dire
  • OUI à notre armée
  • OUI à une aviation crédible
  • OUI au Gripen le 18 mai 2014.

CRDC / VEG
Suite

Analyse des arguments des référendaires du site gripenon.ch

Au CRDC nous cultivons la discussion factuelle. On peut bien sûr nous reprocher de jouer aux docteurs et de publier des textes touffus et longs, mais à nos yeux il est primordial de vraiment discuter les idées. La politique ne se résume pas à de simples et stériles batailles de slogans. Bien sûr que nous aimerions que l'émotion soit de notre côté comme en 2013 pour défendre l'obligation de servir, mais nous voulons d'abord nous assurer que nous avons raison sur le fond. Il ne serait pas admissible de jouer avec la démocratie.
 
Nous vous livrons ci-dessous à nouveau une analyse de détail de 13 arguments et déclarations des référendaires trouvés sur le site www.gripenon.ch. Cette discussion nous permet de renforcer notre propre raisonnement et surtout de fournir aux supporters d'une politique de sécurité et de défense crédible les arguments nécessaires à la conduite de vrais débats. Ce sujet est trop importante et ne saurait être maltraité par quiconque. 
 

GRIPENON (1) : D’autres dépenses et investissements et dépenses sont prioritaires!

Titre fracassant et argument apparemment imparable, mais à voir la croissance des budgets de la Confédération, il est évident que la Gauche a déjà largement su imposer ses priorités. En 20 ans, nous avons augmenté nos dépenses de 1.5 Mia CHF par an pendant que stagnaient et régressaient même les budgets de la défense.


GRIPENON (2): « L’achat de ces avions impliquera des économies de plusieurs centaines de millions par année sur le budget de la Confédération, risquent d’être touchés: agriculture, santé, recherche, Ecoles polytechniques, routes nationales, trafic ferroviaire; il faudra faire un choix et l’assumer » isabelle.chevalley@bluewin.ch

Ce refrain mensonger doit être contesté avec vigueur et détermination. Le projet de loi prévoit que le financement proviendra exclusivement du budget de l’armée qui sera d’ailleurs nouvellement fixé dès 2016 à 5 Mia CHF. Aucun autre budget n’est menacé par ce projet. Au plus, la fin du glissement inexorable des moyens mis à disposition de notre armée risque-t-il de ralentir un peu la croissance invraisemblable des moyens dévolus au social et à l'aide au développement.


GRIPENON (3): « Ne nous ruinons pas pour des chimères ! Payons plutôt pour combattre les vraies causes d’insécurité: misère, sous-développement, haine d’autrui. » j.dehaller@carouge.ch

Se battre contre les causes est affaire de la politique. L’armée doit uniquement disposer des moyens de faire face aux conséquences des mauvaises décisions politiques prises chez nous ou à l’étranger, ou lorsque le sort s’acharne sur nous. Malheureusement, les menaces de toutes sortes qui guettent notre Pays ne sont pas des chimères. Le problème est que nous sommes incapables de les prévoir et c'est pourquoi nous devons être raisonnablement prêts et ne pas nous laisser surprendre en état d’impréparation.


GRIPENON (4): « Des milliards pour 22 avions de combat qui n’existent que sur le papier: « Le toit sur la maison Suisse », c’est de panneaux solaires dont il a besoin, des retombées assurément plus durables pour nos entreprises ! »
anne.mahrer@parl.ch

Avion de papier ? Encore un refrain éculé. Le Gripen est une évolution d'un avion qui a 15 ans d'opérations derrière lui. Oui le Gripen vole très bien et l’intégration des nouveaux systèmes est quasi terminée. Il n’existe pas d’avion sur étagère, ou alors ce sont de vieux coucous dépassés !


GRIPENON (5): « Dans ces périodes d’incertitudes économiques, il est bien plus urgent de donner les moyens aux étudiants et à la recherche, à la culture et au social, au soutien aux PME, qu’à des avions totalement superflus » anne@ssrs.ch (anne papilloud)

Mais qu’est-ce qui peut bien autoriser les référendaires à déclarer superflus notre aviation de combat? Ont-ils été frappés par la grâce divine qui leur permette d’endosser la responsabilité de conseiller aux Suisses de baisser les bras à tout jamais ? Au fait qui a prévu les développements dramatiques de l'Ukraine? Et comment la situation peut-elle évoluer ?


GRIPENON (6): « Des milliards superflus? Oui pour des infrastructures sur le territoire qui facilitent la vie des gens et NON pour des utopiques attaques célestes! » « La menace n°1, c’est la dissolution de la cohésion sociale. Pour une Suisse forte, investissons dans ce qui nous relie, combattons les inégalités, renforçons la sécurité sociale : payons pour la paix ! » liliane.maurypasquier@parl.ch

L’aveuglement des antimilitaristes (avec notre indécrottable GSsA en embuscade) leur fait répéter, telle une litanie, qu’il suffirait de se passer de l’armée pour résoudre tous les problèmes. La réalité c’est comme le disent nos amis alémanique « das Einte tun, das Andere nicht lassen ». En d’autres termes cela signifie qu’un bon système doit être complet pour faire valablement face à la multitude des défis auxquels nous sommes confrontés. Tous les morceaux sont importants, en particulier une aviation militaire compétente et crédible.


GRIPENON (7): « La Suisse ne devrait pas engager tous ces milliards au détriment de mesures qui s’imposent pour réduire les risques militaires: protection contre les cyberrisques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix…»,  « Une sécurité nationale crédible passe par une nouvelle définition des missions de notre armée vis à vis des menaces actuelles et sûrement pas par l’achat précipité et inutile de 22 nouveaux avions » laurent.seydoux@vertliberaux.ch

Achat précipité ? Les travaux d’acquisition ont commencé en 2007 et s’achèveront en 2022lorsqueles premiers avions seront déclarés opérationnels. La procédure a été qualifiée par toutes les parties engagées, y compris les perdants de la sélection, de fair et de professionnel. Que ceux qui pensent que l’on doit tout recommencer nous disent comment diable ils ont eux-mêmes acheté leur dernier avion de combat et comment l’on doit réécrire notre Constitution afin de redéfinir les missions de notre armée pour qu’elle soit conforme à la menace. Sachons rester sérieux et remettre les donneurs de leçons à leur place, eux qui ne seront de toute manière pas là pour assumer les conséquences de leur irresponsabilité.


GRIPENON (8): Ne nous laissons pas berner par M. Maurer ses colonels et l’industrie de l’armement !

Les jugements insultants à l’adresse d’un Conseiller fédéral et ancien Président de la Confédération et d’officiers supérieurs qui servent loyalement la Suisse qualifient leurs auteurs et disqualifient leurs arguments.


GRIPENON (9): lls nous mentent lorsqu’ils disent que le gripen est nécessaire pour assurer la défense aérienne de la Suisse, s’ils en étaient convaincus ils ne feraient pas voler notre aviation qu’aux heures de bureau !

Les coupes incessantes imposées par les politiques inconséquentes inspirées par les coups de boutoir de la Gauche et du GSsA sont les vrais motifs de l’absence de notre aviation dans le ciel à Genève lors du récent détournement à Genève. Il faut en effet réussir à tout faire un peu et rien parfaitement. Alors oui, il y a des trous dans le dispositif.


·     GRIPENON (10): lls nous mentent sur la collaboration avec Saab et la Suède, les rapports de l’ambassadeur de l’ambassadeur de Suède l’ont montré. SAAB est coutumier de corruptions et mensonges pour vendre ses avions.

Ces allégations des référendaires sont graves et ne reposent que sur des rumeurs d’arrière-salle de bistrot qu’aucun jugement sérieux ne  corrobore. Dans un pays comme la Suisse qui fait partie des plus vertueux au monde dans ce domaine, ce procès d’intention est pathétique.


·     GRIPENON (11): lls nous mentent lorsqu’ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, qui contribuerait à notre indépendance.

N’en déplaise aux référendaires, la Suède est sans aucun doute un des Etats avec lesquels il fait bon coopérer. Nous partageons de nombreux points communs et une profonde amitié. Les exemples sont nombreux.


·      GRIPENON (12): lls nous mentent sur le prix, ce n’est pas un prix maximum, mais un prix cible susceptible d’augmenter fortement en cas d’inflation en Suède.

Le prix est garanti par un contrat entre l'Etat suisse et l'Etat suédois. En cas de forte dépréciation de la couronne suédoise, c’est l’Etat suédois qui en porterait les conséquences. Le prix est fixe pour la Suisse.


·     GRIPENON (13): lls nous mentent sur les affaires compensatoires : ils essayent déjà d’affaiblir les moyens de contrôle.

De quoi s’agit-il ? Sur quoi se basent ces affirmations ? il est clair que tant que la Suisse n’aura pas démocratiquement confirmé son choix, que Saab n’ira pas plus loin que les 200 mio CHF de francs prévus dans cette première phase. Ensuite c'est armasuisse, Swissmem et le GRPM qui surveillent. On veut quoi de plus?



CRDC / VEG
Suite

jeudi 27 février 2014

Le Gripen, une bonne affaire pour les entreprises romandes

Article publié par la CVCI (chambre vaudoise du commerce et de l'industrie)
p
our LeJournal CVCI n° 47 - 25 février 2014 et que nous nous sommes permis
de reproduire en raison de la force et l'importance de son message.

-------------------------------------------------------------
L'achat de nouveaux avions de combat pour l'armée suisse fait régulièrement l'objet de discussions au sein de la population. Au vu des montants à investir, il est tout à fait normal que le débat démocratique ait lieu et que les contribuables puissent décider de l'utilisation de leurs impôts. Il est donc utile de préciser en quoi le fonds d'acquisition de l'avion de combat Gripen, sur lequel nous allons voter le 18 mai 2014, est nécessaire à l'armée suisse et constitue une très bonne affaire pour les entreprises romandes.
En effet, sur les 3,1 milliards de francs qui vont être investis sur dix ans, la totalité de la somme qui sera versée pour l'obtention des 22 avions de combat fera l'objet d'affaires compensatoires, soit 2,5 milliards de francs (la différence de 600 millions étant destinée à la formation des pilotes ainsi qu'aux différents perfectionnements et améliorations). En clair, Saab s'engage à trouver des entreprises suisses, dont 30 % d'entreprises romandes, qui signeront des contrats avec la société suédoise ou l'un de ses fournisseurs. Mais cela ne concerne pas uniquement les entreprises actives dans le secteur de la défense ou de l'aéronautique. Grâce à la participation industrielle indirecte, de nombreux secteurs sont éligibles pour ces contre-affaires comme l'horlogerie, l'électronique, l'informatique, la métallurgie, l'optique, l'automobile, la chimie et même la coopération avec des instituts de recherche. Le Conseil fédéral estime les retombées économiques à quelques 10'000 années-hommes.
Cet impact sur l'industrie suisse n'est toutefois pas le seul argument pour l'obtention de ces avions de combat. Il est nécessaire que l'armée puisse assurer la surveillance de l'espace aérien. Alors que les cybermenaces redessinent les contours stratégiques traditionnels, la police du ciel demeure essentielle pour la sécurité de la Suisse et doit rester performante en adaptant ses équipements. Nous l'avons vu récemment lors de l'organisation conjointe du Forum économique de Davos et de la Conférence sur la Syrie à Montreux où les forces aériennes ont été mises à rude contribution. 
Le Gripen est ainsi indispensable pour notre sécurité et les retombées économiques de son achat permettront de maintenir et de créer des emplois en Suisse.
Robin Eymann
Suite

Opération de charme de notre aviation

Hier en-dessus de Coire, un beau clin d'œil de nos pilotes à l'entraînement. Juste pour le plaisir des yeux... et du symbole.



CRDC / VEG
Suite

mercredi 19 février 2014

Avec l'aviation militaire on a joué jusqu'ici à la roulette russe, mais le détournement de Genève montre qu'on a perdu


Quand on dit sur tous les tons que notre aviation n'a pas les moyens, on nous rétorque "elle en a bien assez". Quand il se passe quelque chose de sérieux et qu'à cause des coupes incessantes imposées à l'armée, nos avions de chasse ne sont pas présents, on entend les cris "mais où est notre aviation?" (l'équivalent aérien du bien connu "mais que fait la police?").

 
Après la double mission World Economic Forum de Davos + Conférence sur la Syrie à Montreux où nous avons eu la démonstration que quantitativement les 32 F-A/18 ne suffisent pas et qu'il a fallu les appuyer avec nos vieux Tiger, maintenant nous avons la démonstration qu'en termes de disponibilité nous sommes aussi à côté du sujet. Vous avez dit "inquiétant" ?
 
En fait on joue à la roulette russe avec le barillet plein ou avec un automatique. On n'a même plus la chance de passer une fois entre deux ! Par chance il ne s'est rien passé de grave, mais le titre de Bloomberg News online ci-dessous devrait nous faire réfléchir.
 

" Invading Switzerland? Try Before 8 or After 5 "

 
Après un tel titre, encore besoin d'un dessin ? Faudra-t-il vraiment quelque chose de grave pour que l'on comprenne qu'on ne peut pas se passer de moyens de sécurité dignes de ce nom? Ce qui est désormais clair, c'est que le mantra "notre aviation suffit pour la police de l'air" est faux. Preuve est faite, et a deux reprises en 3 semaines, que même pour cette mission notre aviation est déjà sous dotée. 
 
CRDC / VEG
Suite

dimanche 16 février 2014

Le Gripen fait partie du paquet global de l'armée (communiqué DDPS du 11.02.2014)

Nous reproduisons ci-après le communiqué du DDPS du 11.02.2014 suite à la conférence de presse du Conseiller fédéral Maurer pour le lancement de la campagne. Pour ceux qui auraient manqué la communication officielle ... Il nous est de plus paru pertinent de mettre en caractère gras et en rouge la dernière phrase. En effet, l'acquisition du Gripen est le résultat d'une décision conjointe du Conseil fédéral et du Parlement. Ce n'est pas un lubie des militaires à la recherche de nouveaux jouets (pour résumer les arguments habituels de nos antimilitaristes), mais une décision politique majeure prise par les instances suprêmes du Pays après avoir pesé tous les arguments et obtenus toutes les garanties imaginables.
Bonne lecture
CRDC / VEG

--------------------------------------------

Les Forces aériennes suisses sont chargées par le Conseil fédéral de protéger et de défendre notre espace aérien. Une partie des avions de combat dont elle dispose pour ce faire sont obsolètes. Les 54 F-5 Tiger volent depuis plus de 30 ans et doivent être retirés du service au plus vite. Le Conseil fédéral et le Parlement ont par conséquent décidé de remplacer ces 54 F-5 Tiger par 22 avions de combat du type Gripen E. Les Forces aériennes étant le seul instrument à même d’assurer la sécurité dans les airs, le Conseil fédéral et le Parlement recommandent d’accepter la loi sur le fonds Gripen.
La Suisse est un des pays les plus prospères et les plus sûrs du monde. Sécurité et prospérité sont des valeurs qui dépendent étroitement l'une de l'autre et qui sont dès lors indissociables. Garantir la sécurité de la Suisse est la tâche de l'armée, qui crée ainsi les conditions nous permettant de vivre dans un pays indépendant et prospère. Etat libre de toute alliance militaire, la Suisse doit assurer sa sécurité par ses propres moyens. On attend par ailleurs de la Suisse qu'elle contribue solidairement à la sécurité en Europe. Pour cette raison, le Conseil fédéral et le Parlement ont décidé de remplacer la flotte de F-5 Tiger, vieille de plus de 30 ans, par de nouveaux avions de combat.
L'Armée suisse est un système global qui doit aussi comprendre des Forces aériennes solides. Alors que la sécurité au sol est assurée par différents acteurs, les Forces aériennes représentent le seul moyen de garantir la sécurité dans les airs. Elles protègent l'espace aérien en assurant quotidiennement la police aérienne et en accomplissant des tâches de surveillance et de défense aérienne. Les Forces aériennes sont de ce fait indispensables et doivent être équipées convenablement. A côté des senseurs, des hélicoptères, des drones et de la défense sol-air, il faut impérativement disposer d'un nombre suffisant d'avions de combat modernes.
L'achat du Gripen est un investissement pour la sécurité jusqu'en 2050. Afin de maintenir le fonctionnement de l'armée dans un futur proche, il est absolument indispensable de remplacer les F-5 Tiger surannés dans les plus brefs délais. A partir de la mi-2016, sans l'acquisition du Gripen, la Suisse n'aurait plus que 32 avions de combat, et la sécurité ne pourrait plus être suffisamment assurée dans des situations extraordinaires. Il ne serait plus non plus possible de garantir la surveillance de l'espace aérien 24h sur 24 et 365 jours par an. Enfin, la Patrouille Suisse ne pourra être maintenue qu'avec l'achat du Gripen.
Le Gripen E constitue le bon choix pour la Suisse. Radar et armement des plus modernes, moyens d'exploration et de communication sophistiqués, équipement électronique de dernière génération, système complet d'autodéfense sont quelques-uns des atouts de cet avion, qui ne répond pas seulement aux exigences militaires mais représente aussi la solution la plus avantageuse en termes d'acquisition et d'entretien. L'achat des 22 Gripen E se traduit par des coûts d'à peine 300 millions de francs par année entre 2014 et 2024. Ce montant, qui correspond à environ un demi-pourcent des dépenses de la Confédération, sera financé dans les limites du budget ordinaire de l'armée. L'acquisition de 22 Gripen E est donc une solution réaliste.
En outre, l'achat du Gripen aura un double impact des plus positif pour l'économie suisse. D'abord, de par les affaires compensatoires qu'il génère : se montant à 2,5 milliards de francs, elles permettront de garantir des emplois correspondant à 10 000 personnes/jours. Ensuite parce que les investissements consentis toucheront un secteur économique particulièrement intéressant du point de vue technologique. Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral et le Parlement recommandent d'accepter la loi sur le fonds Gripen et de veiller ainsi à ce que la maison Suisse puisse continuer de disposer d'une toiture imperméable grâce à des avions performants.

Adresse pour l'envoi de questions:
Renato Kalbermatten
Porte-parole du DDPS
031 324 88 75
Suite

Gripen : le débat détourné !

Les dernières "révélations" de cette semaine et la décision de retrait du PDC de son rôle de parti leader pour la votation sur le Gripen nécessitent une analyse de détail. Notre sentiment ce dimanche ? De la déception, certes, mais laissons faire la politique et laissons se calmer la tempête de notre verre d'eau. En sur-réagissant aux dernières manipulations médiatiques des référendaires (et du GSsA toujours dans l'ombre), la direction du PDC s'avère être la première victime du débat nauséabond dans lequel les référendaires veulent emmener les Suisses. En divisant provisoirement et partiellement le camp des pro-Gripen, la gauche antimilitariste a marqué un point, mais de loin pas gagné le 18 mai !
 
Mais parlons du fonds et tirons un gros carton rouge à l'adresse des hyènes surexcitées qui hululent à la vue du mot SECRET (quelle horreur !!!). De quoi s'agit-il avec ces documents dont les référendaires se gargarisent depuis mercredi?

D'abord il faut l'affirmer, ce n'est vraiment rien d'exceptionnel. Même Le Matin (jamais débordant de tendresse pour l'armée) reconnaît dans son édition du dimanche 16 février qu'il n'y a pas de quoi casser trop pattes à un canard.

Remettons les choses dans leur contexte, car sur ce dossier on parle des relations de la Suisse avec la Suède (et pas de la Suisse avec Saab). On parle des discussions plus que normales entre deux PAYS AMIS qui ont un INTERET COMMUN. Car le Gripen est important pour la Suède aussi.
 
Si des appréciations erronées ont pu être faites à un moment ou à un autre par le camp des pro-Gripen, elles ont été corrigées BIEN AVANT que les courageux délateurs étalent leurs trouvailles sur la place publique. Les pro-Gripen ont certes montré qu'ils peuvent faire des erreurs, mais qu'ils les corrigent sans pressions extérieures et qu'ils ne sont pas prêts à faire n'importe quoi pour l'emporter. Les référendaires qui refusent de parler du fonds et se contentent de jouer sur les images et les émotions primaires ne semblent pas aussi délicats. Notre politique de sécurité et de défense mérite mieux que cette "politique-poubelle". Si l'irréparable devait un jour arriver, comment justifierons-nous que des Suisses meurent par manque de moyens de défense aérienne? On demandera des comptes au GSsA et aux ténors du PS et des Verts ?
 
En 1929, le peintre René Magritte nous a livré le chef d'œuvre reproduit ci-contre "Ceci n'est pas une pipe". L'intention de l'artiste était de démontrer que qu'elle que soit la représentation d'un objet, elle n'est pas cet objet lui-même. Alors ne nous laissons pas aveugler par les représentations et raccourcis simplistes des référendaires et PRENONS LE TEMPS d'étudier la traduction de ces fameux courriers diplomatiques divulgués par sverigeradio (qui tire contre l'industrie de son propre pays, charmant le patriotisme de ces gens):
  • Courrier du 15.10.2013 (version en anglais): "we have to stay back in the Gripen campaign". "Maurer is very clear: in the campaign itself, we are not welcome. It has to be run - and won - by Swiss people". "We will get back shortly with a more extensive list of possible activities, including our wishes for support from Stockholm". Dans ce courrier, l'ambassadeur Thoresson fait une analyse de la situation (très correcte qui plus est) et à la fin il fait à son gouvernement des propositions et C'EST TOUT ! Où est le mal ? En octobre déjà, la consigne est claire: pas de mélange des genres !
  • Courrier du 07.11.2013 (version en anglais): "The demand for Swedish "peripheral activities" is large, and the embassy has produced a list of possible actions [...], which has been coordinated with Swiss department of defense and Saab". "As previously reported, Ueli Maurer wishes to have as much support as possible from Sweden from now until the referendum. Not in the campaign itself - only the ambassador and the defense attaché can participate there, and only specifically asked and in special cases - but in the shape of "positive events connected to Sweden, the partnership and Gripen". Encore une fois, notre ministre de la défense a mis clairement les règles du jeu. On ne parle que d'événements positifs. Et dans son courrier l'ambassadeur explique bien que la liste annexée n'est qu'une planification grossière.
  • Courrier du 17.12.2013 (version en anglais): "A coordination meeting about the planned Swedish efforts was held at the Swiss department of defense last week, and the list is now somewhat reduced". On est encore dans la planification. Plus loin dans ce courrier il est question des MRO (maintenance, réparations et entretien dans le jargon aéronautique) et donc d'être concret sur les chiffres de retour d'investissements pour l'économie suisse. Tout le reste de ce courrier parle "d'idées de...". On  découvre que les Forces aériennes ont refusé une présence renforcée de Saab au Lauberhorn et que seule une tente a été prévue avec quelques flyers. Tout cela tranche fortement avec l'affichage massif fait dans les gares pour vanter le fond ferroviaire!! Là on était moins regardant sur la morale. Et d'où venait l'argent? La seule phrase qui nécessite des éclaircissements est "Unfortunately, a minor political quarrel is, at the time being, hindering the important referendum yes campaign. It is the leader of the Christian democratic party CVP, Christophe Darbellay, that is not satisfied with the resources promised to the party by the campaign to take the political lead in the campaign work. This could result in the liberal FDP taking on the mission instead". Le retrait du PDC est-il donc le fait d'une vraie posture morale ou de la peur d'une campagne difficile, peu de moyens et un dégât d'image pour de prochaines élections ?
  • Courrier du 19.01.2014 (version vite traduite en français, par le CRDC): ce courrier n'est que la suite des analyses précédentes où l'on voit un ambassadeur poursuivre avec application son travail d'information de son gouvernement au profit du partenariat stratégique entre nos deux pays. Il est CLAIR qu'il n'est nulle part question d'argent, mais uniquement d'activités de relations publiques prévues.

Sur la base de ces documents, on peut affirmer que nous sommes loin d'une situation scandaleuse que le CRDC ne pourrait pas cautionner. M. Maurer n'a pas joué avec la vérité comme certains le laissent entendre. Si on regarde du côté des référendaires, ils n'apportent STRICTEMENT RIEN qui fasse avancer le débat. On reste dans le registre du cancan et de la manipulation.

 
Donc restons calmes et concentrés. Nous ne sommes qu'au début de la bataille. Il y a encore 3 mois. Personne n'a dit que cette votation serait facile !  Restons-en aux faits, que les faits et encore les faits ! Les Suisse ont droit à la vérité et à rien d'autre. Exigeons cela des référendaires.


Gérald Vernez
Président CRDC
 
-------------------------------------------------
 
Et quelques mots pour éclairer la stratégie argumentative choisie par les référendaires. Souvenons-nous ce qu'écrivais Jean-Baptiste Rousseau:
« Messieurs, disait un fameux délateur
Aux courtisans de Philippe, son maître :
Quelque grossier qu'un mensonge puisse être,
Ne craignez rien, calomniez toujours.
Quand l'accusé confondrait vos discours,
La plaie est faite; et, quoiqu’il en guérisse,
On en verra du moins la cicatrice. »

 

 
Suite

samedi 15 février 2014

Le facteur "temps" dans les questions de défense

Nous l'avons écrit et écrit encore, la situation n'est pas prévisible. Les services de renseignements estiment qu'au-delà de 5 ans ont ne peut rien prévoir. Et encore, ... il faut relativiser !!
 
En effet à la fin de 2010, personne n'a vu venir les désordres dans les pays du Nord de l'Afrique. On se rappelle avec intérêt de la carte du Peace Index publiée par The Economist qui s'est avérée complétement dépassée par les événements quelques petits mois plus tard avec l'explosion de violence qui a fait voler la Lybie en pièces et laissé la Tunisie et l'Egypte dans une situation critique.
 
Ceux qui imaginent que l'on pourra toujours réagir en cas de besoin seraient bien inspirés de prendre acte du monde dans lequel nous vivons. Pour illustrer cela, comparons le Hurricane, avion emblématique de la Royal Air Force lors de la Seconde guerre mondiale avec le développement du Gripen.

Hurricane
  • Vol inaugural du prototype en 1936. La même année, commande de 600 appareils par la Royal Air Force.
  • Premiers modèles opérationnels en décembre 1937 et déjà 500 opérationnels en 1939.
  • En 1940 au début de la bataille d’Angleterre, 2'300 appareils sont en service, dont 1’451 construits à l’abri de la guerre au Canada.
  • En 7 ans, ce sont plus de 14'000 avions qui seront produits
Entre le premier vol et une capacité opérationnelle de 2'300 appareils, il a fallu seulement 4 ans.


Gripen
  • Début des réflexions sur le Gripen C à la fin des années 70 et premier projet accepté en 1982.
  • Vol inaugural du prototype en 1988, premier vol d’un avion de série en 1993 (biplace en 1996.
  • Premier Gripen C opérationnel en 1997.
  • Premier vol d’un Gripen NG (Nouvelle Génération, aujourd’hui Gripen E) en 2008.
  • Les premiers Gripen seront opérationnels en Suisse dès 2018.
Entre le premier vol et la capacité opérationnelle en Suisse il aura fallu 30 ans. Durant cette période seuls 330 Gripen de tous les types auront été produits (en comptant les intentions du Brésil et de la Suisse). En Suisse entre le projet de remplacement du Tiger et l’arrivée du premier Gripen, il nous aura fallu 15 ans (si les Suisses disent OUI).
 
A moins d'être un champion de la mauvaise fois, tout observateur comprendra que l'on ne peut pas se permettre d'attendre que la guerre pointe sa vilaine frimousse au coin du bois pour commencer à se préparer. Ce sera trop tard ! Et quand on sait, dans le cas du Rafale par exemple, que sa production n'est aujourd'hui que de 12 appareils par an, aurions-nous une chance d'en commander assez si la situation venait à se dégrader ? Et aurions-nous le temps de les rendre opérationnels avec tous les autres systèmes d'armes? Et sur ces 12 produits, on pourrait en avoir combien?
 
 
Conclusion: attendre = irresponsable. Donc le 18 mai c'est OUI.
Suite

vendredi 14 février 2014

... et l'histoire ne s'arrêtera jamais

Nous avons déjà souvent développé ici le thème de l'histoire et de son imprévisibilité. Une image vaut mieux que mille mots dit-on ? Voyez ci-dessous une vidéo de 3 minutes qui montre l'évolution des frontières en Europe depuis l'an 1000à nos jours.
 
Et n'oubliez pas que la plupart de ces modifications se sont déroulées dans la violence. Et certains voudraient nous faire croire que cela serait fini et que nous pourrions enfin renoncer à une défense digne de ce nom ??
 
CRDC / VEG
Suite

Le Gripen pourra-t-il sauver la Patrouille Suisse?

Il faudra peut-être s'y faire, avec la mise à la  retraite du Tiger en 2016, c'est une de nos plus fameuses et fidèles ambassadrices qui s'en ira après 50 ans d'émotions et d'excellence. Qui n'a pas ressenti une profonde fierté à voir ainsi évoluer NOTRE patrouille lors de tant de manifestations nationales et internationales?
 
Crée en 1964 pour l'Exposition nationale, la Patrouille Suisse a commencé à voler avec le Hunter. Ces 4 premiers appareils furent ensuite remplacés en 1995 par 6 F-5E Tiger avec leur livrée rouge si caractéristique. Est-ce que Air 14 sera leur adieu?

 
Ce qui est certain, c'est que si le Gripen ne vient pas, la mort de la patrouille sera définitivement consommée. Des générations de pilotes ont ainsi appris l'excellence dans leur métier et côtoyé des milliers de pilotes étrangers, leur prouvant dans les airs qu'il faut compter avec l'aviation suisse. Quelle seraient les pertes en cas de disparition de la Patrouille? Difficile à dire, mais certainement pas négligeable.
 
Le Griffon sauvera-t-il la Patrouille Suisse? Ce n'est certainement pas l'argument le plus pertinent, mais c'est encore une fois encore la démonstration que l'on doit parler de bien plus que d'un "simple" avion et ne se laisser enfermer ni dans une discussion strictement financière, ni dans des joutes techniques stériles. L'acquisition du Gripen doit être vue dans son contexte global où se mêlent politique de sécurité et de défense, souveraineté, image, émotions, diplomatie, dissuasion, .... au service de tous les Suisses au quotidien.
 
CRDC / VEG
 

 
Suite

lundi 10 février 2014

Evolution de notre aviation militaire

Avec la figure ci-dessous, nous vous encourageons, chers lecteurs à visualiser l'évolution de notre aviation depuis 1990. Nous comptions alors au sortir de la Guerre froide encore près de 300 appareils. Après la disparition des Hunter, puis des Mirage, puis des Hawk, puis la division par 2 des Tiger, il nous reste aujourd'hui 32 F-A/18 vieux de 20 ans et 54 Tiger en service depuis 40 ans. A bout de souffle.
Lorsque nous aurons fait l'acquisition de 22 Gripen en 2018, notre flotte aura été réduite en 28 ans d'un facteur 6. Vous avez bien lu... 6 ! Que personne ne vienne ensuite prétendre que notre aviation est surdimensionnée. Face aux chiffres déjà commentés par le CRDC, à l'évidence ce n'est pas l'armée qui est la plus dispendieuse, elle qui ne fait que de remplir sa mission constitutionnelle.
Et il faut répéter inlassablement que les Gripen seront acquis UNIQUEMENT sur le budget ordinaire de la défense. Pas un Franc ne sera soustrait aux autres tâches, dont les coûts continuent malgré tout inlassablement d'augmenter.

CRDC / VEG

Suite

dimanche 9 février 2014

19th INTERNATIONAL HUMANITARIAN CONFERENCE à la Webster University les 13 et 14 février 2014

Il n'est pas dans notre habitude de faire de la publicité, mais lorsque la Suisse romande abrite une importante conférence avec une forte composante convention de Genève, OSCE, promotion de la Paix, politique de bons offices, maintien de la paix,... comment ne pas avoir envie d'attirer votre attention? Surtout quand cela renforce le message du CRDC que le monde ne va pas bien et que les conflits, quoiqu'en disent les rêveurs et les antimilitaristes, jalonnent les sursauts du monde !

Cinq thèmes seront abordés (traduit du programme)
  1. Les conflits armée contemporains
  2. Modèles de résolution de conflits
  3. Genève ville de paix
  4. Les lois de la guerre
  5. Construire et maintenir la paix
La conférence aura lieu au Centre International de Conférences de Genève (CICG) près de la Place des Nations. L'entrée est gratuite. 41 intervenants sont prévus et plus de 300 participants sont déjà inscrits.
 
Pour en savoir plus consultez :

CRDC / VEG
Suite