samedi 22 mars 2014

GRIPEN !

Paru dans Le Temps du 21 mars 2014
 
 
Le programme des votations du 18 mai est un cocktail étrange composé de quatre ingrédients disparates : le salaire minimum, véritable révolution dans un pays où tout se règle par des conventions collectives, puis l’initiative de la Marche blanche visant à interdire aux pédophiles d’exercer une profession auprès des mineurs, sans oublier la médecine de famille et enfin le financement des nouveaux avions de combats. Dans le contexte de crise que connaissent le monde occidental et la Russie, ce dernier thème prend un nouveau sens. Les médias qui rappellent non sans raison « les pires heures de la guerre froide » et le danger d’une « situation explosive » seront empruntés pour affirmer, comme ce fut le cas lors des votes précédents, qu’une guerre conventionnelle sous nos latitudes est désormais impossible. 
 

La Crimée aura donc une influence sur l’opinion mais aussi en raison de la présidence suisse de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). La population découvre à cette occasion combien la neutralité du pays, sa démocratie aussi (quoiqu’on en dise) et la sagesse de ses ministres suscitent le respect et lui confèrent une influence qui surpasse les effets de manches de certaines personnalités européennes. Il en résulte un regain de fierté de se redécouvrir capable d’un rôle international, associé à la nécessité d’être à la hauteur de cette image. Ce qui parle en faveur d’une vraie souveraineté…

Bien sûr, les adversaires de l’armée viendront raconter que le Gripen n’est pas le bon avion. Nous connaissons cela pour l’avoir entendu à chaque fois qu’il a fallu renouveler notre flotte. Pourtant, c’est lui que le Brésil a choisi plutôt que le Rafale français parce que, tout en convenant aux besoins, il est deux fois moins cher que son concurrent. On entendra aussi qu’il s’agit d’un monomoteur. Pfft, une casserole ! Pourtant, le chasseur que préparent les USA, le FA-35, futur roi du ciel, sera lui aussi muni d’un seul turboréacteur. Il faut croire que cela n’est pas rédhibitoire !

Un sondage récent prédit un NON sec et sonnant à cet achat militaire. Pourtant, avec l’expérience des multiples votations sur l’armée, son budget, ses équipements, son rôle, son organisation… cela ne veut rien dire. Ce n’est pas que l’étude soit mal faite ou non représentative, mais elle intervient simplement trop tôt pour coller au verdict des urnes. La campagne commence à peine et les citoyens, déjà bien braves de s’informer à longueur d’année sur les nombreuses questions politiques qui leur sont proposées, ne peuvent y passer tout leur temps. Ils se feront une idée plus tard au gré des arguments avancés. Et, en dernier ressort, ils voteront sur l’armée et non sur le Gripen, comme ils l’ont déjà fait en septembre dernier concernant la milice. Le débat quantitatif portant sur le nombre d’avions dont l’armée a besoin, si tant est qu’elle en ait besoin, sur les millions/milliards que cela va coûter, sur ce qu’il serait possible de faire d’autre avec cet argent, tout cela s’effacera devant les principes : un pays n’est souverain que s’il a une armée et une armée n’est crédible que si elle est capable de surveiller son espace aérien. Un point c’est tout !
 
 
Marie-Hélène Miauton
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lundi 17 mars 2014

L'acquisition du Gripen, un processus soigné et une réponse responsable aux dangers


Pour tout ceux qui pensent que le processus a été mal fait, nous les encourageons à regarder la CHRONOLGIE DU PROJET publiée par le DDPS. Il en ressort une impression nette: ce projet a été réalisé avec soin, malgré tout ce qu'on a pu publier comme petites ou grandes affaires là autour. D'ailleurs même les concurrents écartés l'on reconnu.
 
Nous encourageons aussi nos lecteurs qui auraient des questions à consacrer du temps à notre nouvelle rubrique FAQ. Encore une fois, par opposition avec l'amateurisme des référendaires qui n'ont pour eux que l'émotion (mais c'est pas avec cela qu'on va se protéger contre une détérioration de la sitaution), nous sommes entièrement persuadés, en matière de sécurité aérienne, que l'acquisition du Gripen est la seule réponse sensée que l'on peut donner au Suisses face aux dangers du monde. Tout autre raisonnement serait malhonnête et irresponsable. Nous parlions hier de Daladier et  Chamberlain, vous savez, ceux qui ont cru à la conférence de Munich qu'Hitler n'avait que la paix comme objectif ... La crise des Sudètes ça ne vous rappelle rien ? "Juré, je m'arrête là !" leur a dit Adolf en substance. On connaît la suite !

CRDC / VEG


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dimanche 16 mars 2014

Eh les Suisses, ... ouvrez vos yeux avant qu'il ne soit trop tard !

Un certain nombre de courageux politiciens demandent des scénarii précis au CF Maurer pour qu'il justifie ses mises en garde au sujet de la menace qui pourrait résulter de la crise en Ukraine. Nous pensions que les référendaires avaient touché le fond avec leurs arguments, mais non,... la bêtise humaine et l'aveuglement semblent vraiment sans fin.
 
La guerre est par essence imprévisible et ce n'est qu'au dernier moment (si on a de la chance) que l'on saura ce qui pourra vraiment se passer. Qui parmi les plus brillants esprits aurait pu prévoir ce qui se passe aujourd'hui ? M. Maurer est comme celui qui part en voyage sans connaître la destination, il met dans sa valise un peu de tout pour pouvoir faire face à toutes les situations qu'il estime possible. Cela serait-il faux???
 
Arrêtons de mettre la tête dans le sable, les événements sont suffisamment graves pour ne pas être ignorés, ou pire, niés comme le font les opposants systématiques de notre armée. Comme développé ici maintes fois, le facteur "temps" est essentiel. Et quand la guerre est là c'est trop tard. Et à l'ONU? Pas de surprise, ... c'est le blocage comme d'habitude. Tous contre la Russie, sauf la Chine qui s'abstient. En 1870, 1914 et 1939 nous n'étions pas prêts et nous avons eu une chance inouïe de passer à côté. On remet la compresse en 2014 ? Qui sont les Daladier et Chamberlain du jour ?
 
Pour  se convaincre que la situation actuelle n'est pas un simple pique-nique au bord de la Mer Noire, voici quelques exemples trouvés facilement sur Internet pour illustrer ce qui se passe dans le monde réel.
 
Du côté BLEU
  • des avions américains F-15 (supériorité aérienne) envoyés en Pologne avec un KC135 de ravitaillement en vol pour renforcer le dispositif de défense aérienne;
  • des avions F-16 (multi-rôle) américains avec 300 personnes d'accompagnement envoyés en Pologne pour un "exercice";
  • les avions radar AWACS de l'OTAN à l'engagement au-dessus de la Pologne et de la Roumanie;
  • la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie ont signé le 14 mars un pacte militaire pour coordonner leur stratégie de défense et créer une unité de combat commune dans le cadre de l’Otan et de l’Union européenne;
  • un croiseur lance-missiles US en Mer Noire (le USS Monterey, équipé du système anti-missiles Aegis) et un bâtiment de commandement avec 600 fusiliers à bord en "exercice" avec la Roumanie et l'Ukraine;
  • des cyberattaques contre le Kremlin, les affaires étrangères et la banque centrale.
Du côté ROUGE
  • la Russie a réalisé dans l'Ouest du Pays un "exercice" impliquant  150'000 hommes, 90 avions, plus de 120 hélicoptères, 880 véhicules militaires et 80 navires; tout cela non annoncé à l'OSCE comme l'exige pourtant le document de Vienne 2011 (les russes ont juste utilisé une exception du règlement qui les arrange bien);
  • la Russie tire régulièrement des missiles pour maintenir la capacité opérationnelle de ses 8'500 têtes nucléaires; le dernier, un TOPOL M (ou SS-25) a été tiré le 4 mars (c'était annoncé);  portée de 10 000 km, capacité d'emport d'une ogive nucléaire de 550 kilotonnes,... c'est un potentiel de près de 40 fois Hiroshima;
  • le renforcement continu des forces russes en Crimée avec des véhicules blindés, des automoteurs d'artillerie, des missiles DCA S-300, des chasseurs SU-33, des hélicoptères de lutte anti-sous-marine;
  • des cyberattaques contre l'Ukraine et contre l'OTAN (celles qu'on a détecté, ... et les "gentils" activistes de "cyber-berkut" ne sont certainement pas seuls);
  • l'annonce des essais opérationnels pour le chasseur de cinquième génération T50 (il serait opérationnel en 2015) alors que le SU-35 récemment mis en service serait déjà supérieur au F22 Raptor américain
  • et (ajouté le 17.03.2014) l'Ukraine mobilise 40'000 réservistes après avoir annoncé créer une garde nationale de 60'000 hommes pour défendre Kiev !
Gouverner c'est prévoir ! Ce n'est pas reculer et ignorer les problèmes ! S'agit-il uniquement de gesticulations ou d'une véritable escalade? Si on nous agite un poing sous le nez, la sagesse veut que l'on prenne au moins quelques mesures, comme par exemple apprendre à se défendre et s'en donner les moyens, ... comme de se doter du Gripen !
 
CRDC / VEG
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samedi 15 mars 2014

Le GSsA: de dangereux rêveurs indignes de notre confiance pour la sécurité de notre Pays

Demain, la population de Crimée prendra certainement la décision de rejoindre la fédération de Russie. Une fois encore, après la Lybie, la Syrie, le Mali, ... le monde entier a été surpris. Les optimistes diront "personne n'a intérêt à aller jusqu'au bout" et selon eux l'affaire va se dégonfler. Il n'empêche qu'en quelques mois un véritable nœud gordien aux conséquences potentiellement dramatiques s'est développé sous notre nez. On n'a rien vu venir. Et ensuite? Bien malin qui peut le dire.
 
En Suisse, notre "bon vieux" GSsA (Groupement pour une Suisse sans Armée) poursuit sa guéguerre antimilitariste depuis 25 ans en décalage total avec la réalité. Tout citoyen sensé est contre la guerre. Au CRDC nous le sommes aussi. Malheureusement, dans leur acharnement dogmatique, les membres du GSsA et les partis de Gauche qui les soutiennent se trompent de cible. Car être contre la guerre ou ne pas aimer nos militaires et leur enlever les moyens de remplir leur mission au profit de notre population, voilà deux choses bien différentes.
 
Que nos jeunes anarchistes insouciants et embourgeoisés qui bénéficient chaque jour des bienfaits de notre Pays et de sa sécurité soient contre la guerre, génial ! Mais ne nous y trompons pas, le référendum sur le Gripen dont le GSsA est sont la véritable cheville ouvrière ne va pas améliorer la paix dans le monde. Pour la 10ème fois en 25 ans le GSsA revient avec un VOTE CONTRE L'ARMEE ET CONTRE LA SECURITE DE LA SUISSE.
 
Le problème c'est que le GSsA ment tout simplement aux Suisses en assurant que la guerre n'existe pas. Que ce soit volontairement ou par incompétence crasse, là n'est pas le débat. C'est grave, tout simplement. Et c'est sans compter avec le prix de ces gamineries irresponsables, car ces votes à répétition nous ont aussi coûté plus de 50 millions. Pour des gens qui veulent donner des leçons sur le mode de calcul du prix du Gripen ...!
 
La question à laquelle les Suisses devront répondre le 18 mai est simple: voulons-nous donner raison à des gens qui n'ont aucune idée de la politique de sécurité et de ses instruments et qui manifestement n'ont aucune emprise sur les guerres déclenchées par d'autres, ... ou voulons-nous accorder notre confiance au Parlement, au Conseil fédéral et donner les moyens de leur mission à tous ceux qui, au quotidien, œuvrent pour la sécurité de la Suisse ?
 
C'est facile d'avoir un avis quand on n'a pas de responsabilité !
 
CRDC/VEG
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vendredi 14 mars 2014

Et si ça tournait mal ?


L'Ukraine, 15 fois grande comme la Suisse.... De frontière à frontière, 900 km qu'un jet de combat franchit en 1/2 heure .... De Berne à Sébastopol, 2'000 km.
 
Madame, Monsieur, le drame qui se prépare ici se déroule devant notre porte. Et quand les groupes ennemis vont entrer en conflit ouvert il va se passer quoi ? Un pique-nique ? Quelles sont les conséquences pour la Suisse ? Business as usual ?



 
Le Monde
 

Depuis que l'Ukraine est en ébullition, les Etats occidentaux ne cessent de jeter de l'huile sur le feu avec
  • des milliards promis alors  qu'ils sont tous à un cheveux de la banqueroute;
  • des menaces et des coups de gueule alors que le seul coup dont ils sont familiers, c'est celui de la "ligne rouge", comme en Syrie;
  • des leçons de démocratie et de droit à la Russie après avoir trompé le monde entier en Irak, démonté ce pays et l'avoir transformé en recordman des attentats, puisque des bombes tuent chaque jour au moins 50 personnes (dans l'indifférence générale).
Photo : BAZ RATNER/REUTERS
Nous sommes face à une  situation potentiellement explosive. Le scrutin de dimanche est lourd de promesses funestes. «Le 16 mars, nous avons le choix: les nazis ou la Russie», affirme cette affiche électorale pro-russe à Sébastopol.
 
La violence qui se prépare ici peut nous atteindre. En quelques semaines nous sommes passés de simples manifestations de rue à un risque de guerre qui impliquerait la Russie, état qui détient 8'500 têtes nucléaires.
 
Peut-être que grâce au Ciel il n'y aura pas de guerre, mais sachons au moins reconnaître que de repousser la nécessaire modernisation de nos forces aériennes pourrait nous mettre un jour dans une situation ou ce serait trop tard. Avec quelles conséquences ? Et on accusera qui de négligence ? 

Les 15 ans que dure l'acquisition d'un nouvel avion sont à mettre en relation avec la vitesse à laquelle la crise s'est développée en Ukraine. Donc le 18 mai, c'est Oui au Gripen.

CRDC / VEG



 

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Appel à la mobilisation pour que 2014 ne soit pas le premier succès du GSsA

Petite piqure de rappel pour tous ceux qui l'auraient oublié: cela fait 25 ans que le GSsA harcèle notre défense. Triste anniversaire ! Pour obtenir quoi ? Pas une Suisse plus sûre, plus juste, plus prospère, plus ... Simplement une Suisse sans armée ! Que vive le dogme !
 
Le 18 mai 2014, ce sera donc la dixième fois en 25 ans qu'il faudra retourner voter pour contrer ce funeste objectif qui veut faire de la Suisse un laboratoire de la paix éternelle des peuples.

Tournez-vous vers l'Ukraine, la Lybie,  la Syrie qui sont à moins de 3 heures d'avion pour voir à quel point la guerre reste d'actualité. Regardez les frontières de l'Europe durant ces derniers 1000 ans. Tous ces changements ne se sont pas faits grâce à des mariages entre princes et princesses ! C'est la guerre qui a façonné l'énorme majorité des frontières. Ce n'est pas en liquidant nos pompiers que l'on fera disparaître les pyromanes du monde ! 
 
Aidez-nous à faire du 18 mai 2014 un nouveau succès pour notre / votre sécurité. Le point vert dans la figure chronologique ci-dessus doit devenir rouge !

Nous entendons ici ou là que certains articles mensongers, anti-armée, anti-sécurité, ... restent sans réponse. Nous entendons, "mais que font les partis", ... "que font les officiers" ? Souvenez-vous de la phrase de John Fitzgerald Kennedy: "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays". Chers Amis qui nous lisez, votre CRDC vous donne une mission: chacun doit convaincre au moins 5 personnes dans son entourage.
 
Les arguments ? Vous les trouvez sur ce site et dans nos 157 prises de positions des derniers 14 mois. Les officiers et votre dévoué CRDC ne peuvent pas gagner les batailles tout  seuls. Si VOUS ne vous engagez pas aussi, si VOUS ne jouez pas les relais pour notre travail d'explication, alors nous avons perdu. L'armée suisse est VOTRE armée et c'est à VOUS AUSSI de la défendre.
 
Vous avez des questions, vous souhaitez qu'un expert / conférencier vienne vous expliquer comment fonctionne notre politique de sécurité et ses instruments? Ecrivez à info@crdc.ch et on se fera un devoir de vous aider.
 
Votre dévoué
 
Gérald Vernez
Président CRDC 
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