dimanche 27 avril 2014

Trois arguments-clés pour un OUI au Gripen

1. Le besoin sécuritaire est clairement démontré.

Une appréciation rigoureuse des risques et menaces modernes a dicté la doctrine et les étapes de développement de notre armée. Nos institutions ont fait leur travail avec sérieux. Ceci a duré de 2007 à 2014. Par excès de démocratie directe, il appartient maintenant au peuple de donner son avis. J’espère que le peuple confirmera la confiance qu’il a mise en son armée de milice en septembre dernier. La Suisse doit rester un pays libre et garantir sa souveraineté également dans l’espace aérien.

2. Le Gripen est le meilleur choix.

C’est l’avion qui remplit la mission demandée au meilleur prix. Il sera équipé des meilleurs missiles et systèmes existants à sa sortie d’usine en 2018. Il doublera notre capacité à durer dans la mission prioritaire, celle de la police du ciel. Et ceci de jour comme de nuit et par tous les temps… et de plus 24 heures sur 24. Il redonnera à notre armée deux savoir faire perdus depuis de longues années : la reconnaissance aérienne et le feu opératif. Tous les deux sont indispensables à la cohérence d’engagement de notre armée de milice. Une armée sans forces aériennes robustes n’a aucune chance de réussir sa mission de défense.

3. L’argent ne manquera pas ailleurs.

Le chef du Département de la Défense, quel qu’il soit, devra payer cet avion avec son propre budget du DDPS, et ceci quel que soit ce budget durant les prochaines dix années.

Christophe Keckeis
Ancien chef de l’armée (2003-2007)
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Gripen : deux visions de l’Homme et de la Société

L'article ci-dessous a été publié le 25.04.2014 dans Les Observateurs. Il est reproduit avec l'aimable autorisation de Monsieur Uli Windisch, rédacteur responsable. Le propos de M. Windisch nous est paru particulièrement éclairant puisque nous aussi au CRDC nous n'avons de cesse de dénoncer la nature de l'actuel débat où le fonds, notre politique de sécurité et de défense, se trouve l'otage permanent des mensonges et simplifications outrancières.
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GripenSurDrapeauSuisse25.4.14
Les arguments pour et contre l’achat de ces avions de combat présents dans le débat et la campagne politiques ne sont pas les plus déterminants quant au futur vote des électeurs.
 
Un OUI ou un NON au Gripen engage des dimensions humaines et sociétales beaucoup plus fondamentales que ce que l’on pourrait penser. A bon entendeur…
 
 
Les arguments pour et contre l’achat de ces avions de combat présents dans le débat et la campagne politiques ne sont pas les plus déterminants quant au futur vote des électeurs.
 
Une étude faite il y a plusieurs années déjà sur les messages envoyés à de nombreux journaux par des partisans et des adversaires de l’armée à l’occasion des diverses initiatives développées par les antimilitaristes a montré que derrière les OUI et les NON il y avait des raisons plus fondamentales que les arguments ponctuels servant à justifier tel ou tel vote. Les Partisans et les Adversaires de l’armée se définissent en réalité par des visions du monde et de l’Homme beaucoup plus fondamentales, et radicalement différentes.
 
Nous avions entrepris cette étude dans le cadre de l’une des Commissions fédérales de réforme de l’armée dont nous faisions partie et dont le mandat nous avait été confié par le chef de l’armée de l’époque en 1990, R. Binder (à partir de cette étude, interne, a été tiré un article paru dans une revue internationale : L’Année sociologique, U. Windisch, L’argumentation politique : un phénomène social total, PUF, 1995, Vol 45, No 1).
 
Les résultats ne seraient à coup sûr pas très différents aujourd’hui.
 
Derrière la votation sur l’avion de combat Gripen (un exemple du « saucissonnage » de l’armée par les antimilitaristes pour mieux la combattre et ensuite la supprimer), c’est toujours l’armée dans son ensemble qui est visée.
 
Ces deux visions du monde inconciliables se différencient sur la base de quelques dimensions fondamentales et constitutives, et sous-jacentes aux multiples arguments ponctuels mis en pratique dans les campagnes politiques y relatives. L’activité argumentative des deux camps repose sur les mêmes noyaux argumentatifs mais ces derniers sont interprétés, conçus et vécus de manière diamétralement opposée. Ces « noyaux durs » de la connaissance de l’Homme et de la Société sont au nombre de sept et concrétisés par les discours en surface au moyen des catégories d’arguments suivants :
  • des arguments fondés sur la conception de la nature humaine,
  • des arguments théologiques,
  • des arguments éthiques,
  • des arguments historiques (histoire conçue comme répétitive ou linéaire et évolutive des sociétés humaines),
  • des arguments basés sur la finalité de l’armée,
  • des arguments économiques (coût, fonction économique de l’armée),
  • le mode de fonctionnement de l’armée.
L’activité des campagnes politiques consiste à construire des arguments à partir de ces sept dimensions tout en contestant simultanément et systématiquement les constructions du camp adverse.
 
Un travail argumentatif considérable est également fait pour donner une image aussi positive que possible de son propre camp et une image aussi négative que possible du camp adverse. Ce travail sur les images réciproques, capital du point de vue de l’efficacité, se fait donc simultanément au travail d’argumentation effectué à partir des sept dimensions ou noyaux durs.
 
Quelques exemples. Pour les Partisans de l’armée, la nature humaine est immuable, la violence endémique à l’homme (il y a toujours eu des guerres, il y en aura toujours). Pour les Adversaires de l’armée l’homme est, au contraire, susceptible de s’améliorer, de se développer, au point de pouvoir se passer aujourd’hui de l’armée (par « le passage du primate à l’homme »).
 
Avec cette dernière affirmation on tient un exemple du « travail » sur l’image de soi et de l’adversaire, image de l’adversaire qui est ici très polémique puisque l’on sous-entend que les Partisans de l’armée sont plus proches du singe que de l’homme ! Accusation qui nécessitera immédiatement une réaction-dénégation-autre accusation de la part du camp attaqué. Tels sont les mécanismes de l’argumentation polémique sur des sujets chauds, brûlants. Il ne s’agit jamais d’échanges purement raisonnés, logiques, chiffrés et prouvés.
 
Les contenus théologiques. Ici, les Adversaires vont par exemple opposer les textes bibliques (« purs ») à l’histoire concrète de l’Eglise (« pervertie par certains »). Toujours cette interprétation radicalement opposée à partir d’une même base, d’une même dimension humaine fondamentale.
 
Les Contenus éthiques. Ils relèvent du Devoir-Etre : Devoir-être moral chez les Adversaires (la nécessité morale de la non-violence, de la résistance passive, la force de l’esprit, la valorisation de l’utopie, la dénonciation du matérialisme, de l’égoïsme, la tolérance, etc) ; Devoir-Etre juridique chez les Partisans (le droit de défendre le pays - l’armée est purement défensive- et les libertés acquises ; l’obligation même juridique et internationale de maintenir la neutralité).
 
Les finalités de l’armée. Armée purement défensive pour les partisans ; machine à tuer pour les adversaires.
 
Dans la lutte politique, polémique, voire démagogique, l’appel à un langage imagé, figuré, affectif, émotif constitue même une caractéristique structurelle, afin de toucher et de marquer les esprits.
 
Les arguments économiques. Toujours très présents et encore davantage en période de difficultés économiques : autant d’argent pour rien et qui pourrait être si utilement investi ailleurs, d’un côté et, de l’autre : certes le coût est élevé mais un envahisseur coûterait encore plus cher ; l’armée n’empêche pas une bonne sécurité sociale. Gaspillage pour les uns, l’armée devient un élément de développement technologique et économique très important pour les autres.
 
Nous sommes bien en présence d’un vrai système d’incommunication dans les campagnes politiques sur des sujets chauds et brûlants ; elles reposent sur de l’incompréhension voulue visant à donner une image aussi positive que possible de soi et négative des adversaires. Il s’agit de l’une des règles de base d’une telle communication conflictuelle et c’est cette incompréhension réciproque qui devient le moteur des débats, chaque camp étant excédé par l’autre et se sentant défiguré, voire insulté par l’autre camp. C’est ce qui fait que les campagnes peuvent devenir parfois si dures et virulentes. Ne pas en tenir compte c’est partir perdant dans les campagnes précédant des votations populaires. Mais en même temps, ces campagnes sont l’occasion de faire ressortir la profondeur des enjeux et obligent les camps en présence à faire un énorme travail d’argumentation au milieu duquel les citoyens auront largement de quoi choisir en vue de leur décision finale en sachant « faire la part des choses ».
 
En rester à un niveau superficiel sans tenir compte des éléments constitutifs de ces visions du monde totalement opposées qui se cachent derrière des arguments ponctuels, épars et peu travaillés, peut expliquer le peu d’efficacité de certains discours politiques. Cela existe bel et bien ! Toucher en revanche aux couches profondes et déterminantes qui mettent en mouvement et déterminent in fine les choix des votants peut assurer une plus grande efficacité en fondant plus solidement une argumentation, toujours confrontée à d’autres argumentations.
 
A long terme, une argumentation solidement fondée ancrée, et contestant l’argumentation adverse de la même façon, peut l’emporter sur des arguments démagogiques, car face à des offres argumentatives, de nature et de qualité très variable, le citoyen aura de quoi se faire une idée sur des bases plus solides, fiables et convaincantes. En démocratie directe, qui suppose que tout peut et est discuté par tous, le citoyen n’est pas idiot ni facilement manipulable.
 
Ensuite il ne faut pas oublier que malgré le brouhaha général qui fait partie d’une campagne de discussion publique générale, même véhémente et polémique, un tel débat fait déjà avancer les problèmes et ouvre souvent sur des éléments de solution.
 
On pourrait conclure en rappelant que plus les acteurs en conflits réussissent à toucher à ces niveaux plus profonds, donc à l’essentiel, plus ils ont de chance d’être entendus, voire suivis.
 
Un OUI ou un NON au Gripen engage des dimensions humaines et sociétales beaucoup plus fondamentales que ce que l’on pourrait penser. A bon entendeur salut !
 
Uli Windisch, 25 avril 2014
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Une question fondamentale pour la Suisse – nous, les femmes, sommes concernées!

Mesdames,

Ainsi que vous le savez certainement, nous sommes appelées à voter le 18 mai prochain, entre autres sur l’acquisition de 22 avions de combat du type «Saab Gripen E». De nombreux faux bruits courent à propos de cet objet et ont provoqué bien des incertitudes. En conséquence, le risque que nombre de femmes s’abstiendront de voter est grand. Cela serait fatal. Car il en va de bien plus que du simple achat de ces avions. La présente lettre contient des informations fondamentales propres à vous éclairer objectivement à ce sujet. Aussi je vous prie de la lire attentivement et de la communiquer à toutes vos connaissances, femmes et hommes, aux membres de votre famille et à vos amies et amis. Toutes ces personnes seront ensuite en mesure de se forger leur propre opinion sur une base objective. Je vous remercie sincèrement de votre collaboration visant à assurer une opinion objective.

Situation actuelle

Nous avons la chance de pouvoir vivre dans un pays stable et indépendant qui nous offre aussi des prestations sociales uniques au monde. Cette situation doit se poursuivre. Avec le scrutin du 18 mai 2014, il n’en va pas moins de la pérennité de la sécurité de notre pays, de nos enfants et de l’ensemble de la population. Il en va aussi du maintien de notre armée de milice ancrée dans la Constitution fédérale, armée qui a de tout temps fait ses preuves. Il est démontré qu’une armée de l’air efficace est indispensable. Elle représente le «toit sur la tête» de l’armée et ainsi de la Suisse dont on ne saurait se passer.

L’armée ne peut continuer de poursuivre la mission qui lui est conférée par la Constitution fédérale que si notre flotte d’avions est renouvelée aujourd’hui. A cet égard, l’acquisition de 22 «Gripen» est obligatoire à tous points de vue. Cet achat ne signifie pas une charge financière massive comme les adversaires le prétendent, mais les coûts de la sécurité future de notre espace aérien, lesquels, comparativement à d’autres dépenses de l’Etat, sont restreints. Par exemple, la Confédération paie chaque année environ trois milliards de francs pour l’aide au développement, alors que le coût budgétisé de l’achat des «Gripen» se monte à 300 millions de francs par année, montant qui sera pris sur le budget ordinaire de l’armée. Aucun autre département ne devra réduire son budget à cause de cet achat!

Vous trouverez dans la brochure «Réalités et dessous de l’acquisition des Gripen» de plus amples informations sur cet objet du scrutin. Cette brochure présente de manière concise et facilement compréhensible en page 15 les facteurs les plus importants de l’acquisition des «Gripen». Nous vous appelons, en votre qualité de citoyenne active, à prendre le temps de vous informer! Pour d’autres renseignements à ce sujet, veuillez consulter le site internet www.eikos.ch (en allemand).

Par ailleurs, de nombreuses manifestations d’information et de discussion se déroulent sur ce thème dans toute la Suisse. J’ai constaté que, malheureusement, peu de femmes y participaient. Cela ne devrait pas être le cas à une époque marquée par l’égalité entre femmes et hommes! Je vous invite à prendre part à de telles manifestations! Posez des questions! Exprimez votre opinion! Donnez une voix aux femmes!

Consultez la liste des manifestations. Qui sait, nous aurons peut-être l’occasion de faire connaissance lors de l’une de celles-ci?
Avec mes salutations les meilleures

Inge Schütz, entrepreneur
Lic. Oec. HHS
Case postale 594, 8037 Zürich
frauenstimmenjetzt@gmail.com
Tél. 044 559 09 11

 
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La Suisse a-t-elle des amis ?

ImageLes dossiers internationaux économiques, financiers et de surveillance des données informatiques et des communications le montrent depuis plusieurs décennies que les pays n'ont pas d'amis. La Suisse, aussi merveilleuse soit-elle ... ne fait pas exception ! En vérité il n’existe entre pays que des alliances de circonstances, de la tactique, des calculs, liés aux différents intérêts des Etats et de leur population. Que ça nous plaise ou non, il est clair que le monde n'a pas changé depuis des siècles ou des millénaires: les relations entre Etats sont basées avant tout sur des rapports de force.
 
Un pays qui sait se montrer ferme sera respecté, tandis qu’un autre, qui n’aura pas la même volonté ou pas les même moyens,  se fera marcher dessus ; certes peut-être plus diplomatiquement et avec plus de formes (pour sauver les apparences) que plus loin dans l'histoire de l’humanité, mais sera piétiné quand même. Dans ce contexte, il faut savoir ce qu'on veut et faire en sorte de pouvoir le réaliser. En cas de crise notamment, on ne peut pas compter sur les autres, des soi-disant  « amis » ou des partenaires, car ils vont bien entendu privilégier (et c’est normal !) leurs propres intérêts et la sécurité de leurs citoyens plutôt que les nôtres.

Ne confions donc pas notre bien-être à d'autres Etat ou organismes car ils ne nous fourniront pas ce dont nous aurons besoin le jour où nous serons menacés, puisqu’eux aussi seront menacés. Continuons plutôt à avoir les moyens d'assurer notre sécurité nous-mêmes, sur terre comme dans les airs. Si un nouvel avion de combat est nécessaire pour renouveler et moderniser notre aviation, achetons-le! Nous avons la chance d’en avoir les moyens, contrairement à d’autres Etats dans le monde qui subissent des pays « amis » et continueront malheureusement à les subir.
 
Jean-Pierre Schaller
CRDC
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samedi 26 avril 2014

Et pendant ce temps en Ukraine ...

... la tension continue à monter:

  • Les troupes Ukrainiennes sont passées à l'attaque hier à Slaviansk. Rien à voir avec le faible détachement désarmé quelques jours plus tôt par la population. Cette fois c'était des troupes aguerries qui n'ont pas hésité à ouvrir le feu. Au moins 5 combattants pro-russes auraient été tués.
  • La France envoie des Rafale en Pologne et patrouille avec des AWACS depuis le 1er avril dans le ciel polonais et roumain.
  • En Mer Noire, la France compte 3 bâtiments de guerre, dont la frégate Dupleix et le Dupuy de Lôme, bâtiment de renseignement électronique.
  • 13 observateurs de l'OSCE (que préside la Suisse) ont été capturés par des séparatistes pro-russes.
  • Notre DFAE redoute une escalade de la violence, voire un conflit en Ukraine. Il a recommandé aux citoyens suisses de quitter «temporairement» certaines régions du pays, dont celles de Donetsk, Odessa, Kharkiv et Dnipropetrovsk.
  • Les USA envoient 150 militaires en Pologne et 450 dans les pays baltes et accusent la Russie d'avoir violé à plusieurs reprises l'espace aérien de l'Ukraine. De plus, Obama multiplie ses accusation de "discours de Guerre froid" à l'encontre de Poutine.
  • La Suède augmentera son budget militaire et le justifie par "le passé récent" (Opex360)  et le "développement profondément préoccupant à l'intérieur et autour de l'Ukraine".
  • La Russie et l'Ukraine ne cessent de multiplier les postures et déclarations guerrières.
Nous posons encore une fois la question: est-ce le moment de désarmer et donc de renoncer à maintenir notre aviation militaire à un niveau lui permettant de remplir sa mission de défense aérienne (et pas que de la police de l'air) ? Certainement pas !
 
Dans ce contexte, nous vous encourageons à "entendre" Mme Gavilanes, secrétaire romande du GSsA exposer ses arguments sur Léman Bleu. Crochez votre ceinture, vous allez assister à un monument ahurissant d'incompétence. Quand on en est là, ... ON SE TAIT ! Au moins les Suisses savent à qui ils ont à faire ...! Prétendre comme le font les référendaires que le continent européen est exempt de tout risque de guerre et qu'un discours qui prend en compte les événements en Ukraine n'est qu'un vulgaire amalgame hors sujet démontre (encore une fois) que le dogme antimilitariste passe avant tout. Si on était en période de conflit, l'aveuglement qui frappe la Gauche commencerait à sortir du domaine de la bêtise et à flirter dangereusement avec celui de la trahison.

 
CRDC / VEG
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Le journal qui explique tout

Si l'on veut vraiment comprendre de quoi il est question lors de la votation du 18 mai sur l'achat du Gripen, on se doit de lire, ou au minimum parcourir, ce journal explicatif (attention le téléchargement est un peu lent, ... patience !). Vous l'avez surement reçu chez vous hier ou aujourd'hui en format papier.

Balayant de manière simple et profonde toutes les raisons évoquées contre le remplacement de nos vieux Tiger, les Suisses disposent ainsi de tout les arguments plaidant indubitablement pour un OUI. Au besoin, le CRDC se tient encore à disposition pour d'éventuelles questions ou remarques, soit via notre page Facebook ou Twitter, soit par mail ou courrier.
 
Ce qui ne manquera pas de frapper le lecteur, c'est le sérieux et la multitude d'explications justifiant l'acquisition du Gripen alors que le camp des référendaires continue à n'avoir que ses petits arguments antimilitaristes qui rament tous dans le même sens : l'abolition de notre armée. Il convient en effet impérativement que chacun comprenne bien avant de voter, que le Gripen n'est qu'une étape vers le but ultime du GSsA et du PS qui n'a toujours pas compris sa responsabilité de parti gouvernemental, ... comme au seuil de tous les derniers conflits qui ont endeuillé notre continent. Il convient aussi de se rappeler qu'en 2013, 73.2 % des Suisses ont dit qu'ils veulent une armée forte.
 
Jean Signori
CRDC
 
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dimanche 20 avril 2014

Dimanche des rameaux à Slavyansk

Pendant que notre gauche caviar s'évertue à tenter de démonter notre armée car elle ne servirait à rien (puisqu'il n'y aura plus de guerre pendant 50 ans comme le clament M. van Singer et ses copains), d'autres, en paix il y a encore 3 mois, "fêtent" les rameaux comme ils le peuvent.
 
Voyez ces images. Edifiant. Où cela peut-il conduire? Bien malin qui peut le dire. Les stratèges de la Gauche contestent le besoin d'une armée forte au motif que nous n'avons pas de scénarii pour justifier ces avions! Est-ce que quelqu'un a imaginé en 1935 que 10 ans plus tard se terminerait l'abominable Seconde guerre mondiale avec ses 73 millions de morts? Quelqu'un a-t-il à un seul moment imaginé que le "point d'orgue" de ce conflit serait la bombe atomique?
 
De la part de nos antimilitaristes qui, dans leur écrasante majorité, ne savent pas de quoi ils parlent quand ils s'expriment sur la politique de sécurité et de défense, exiger des scénarii est tragique de stupidité. En fait, les référendaires ne savent que critiquer et railler. Il est vrai que leur but est beau et simple ! Mais quel luxe ils ont là ! 

Tirons au moins de ces images ci-dessous quelques leçons utiles pour nous. Cessons de rêver et donnons à notre armée les moyens d'être prête pour un maximum d'éventualité.

 
 
 
 
 

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Ukraine : après Genève, l'impossible désescalade

Avant de parler béatement de paix sauvegardée quelques jours à peine après les négociations de Genève, juste parce que sur le plan politique les "grands" se sont engagés à détendre la situation, considérons quelques faits récents, histoire de relativiser et de montrer dans quel monde incertain et dangereux nous vivons. Et c'est le moment choisi par nos antimilitaristes pour forcer la Suisse à  désarmer? Avoir besoin d'une armée (bien équipée) n'est pas un luxe ou une lubie de militaires en mal d'aventure, mais la conséquence responsable d'une analyse pourtant simple à faire: il suffit de lire les rapports quotidiens sur la situation.

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10 avril 2014 - L'OTAN publie une série d'images satellite montrant les concentrations de troupes russes à proximité de l'UKR (notez dans le médaillon la position de la photo).

14 avril 2014 - Le premier bataillon de la Garde nationale ukrainienne part "au front" pour une opération "antiterroriste"... A ce moment, les russes disposeraient déjà de 25'000 hommes en Crimée et de 40'000 à quelques dizaines de km de la frontière près de Kharkov.

15 avril2014 - Situation très complexe, comme l'illustre cette infographie du Monde, avec les premiers morts à Marioupol. La carte montre en plus à quel point l'OTAN peut être perçue comme faisant pression sur la Russie, puisque l'Alliance représente sa frontière occidentale allant des pays baltes (sans oublier encore la Finlande jusqu'au cercle polaire) à la Turquie.

fencer-2014041415 avril 2014 - Les USA envoient le destroyer USS Donald Cook en mer Noire, un bâtiment qui transporte ce qui se fait de mieux en matière de lutte anti-aérienne et anti-missile. Le même jour un chasseur-bombardier russe SU-24 Fencer enchaîne des passes d'intimidation (provocation) à basse altitude sur ce même navire. On se tient les pouces pour que personne ne perde ses nerfs! D'ailleurs depuis quelques temps, l'aviation russe oblige les roumains et bulgares (notamment) à sortir très fréquemment avec leur chasse pour intervenir au-devant d'avions russes donnant l'impression qu'il pourraient violer leur espace aérien; au train où ils consomment des heures de vol, ces petites aviations équipées de machines hors d'âge risquent d'être rapidement clouées au sol.

16 avril 2014 : le ministre polonais de la défense appelle à un renforcement massif des troupes US et de l'OTAN en Pologne; les tractations sont bien avancées et une annonce dans ce sens devrait avoir lieu la semaine prochaine déjà.
  • 17 avril 2014 :  le Washington Times annonce que l'OTAN va déployer une task force navale dans la mer Baltique.


17 avril 2014: les "grands" scellent un accord en vue de la désescalade. A peine sortis de la salle de négociation, ils continuent tous à parler de sanctions à l'encontre de la Russie. Très constructif. Et sur le terrain, on continue de parler d'actions antiterroristes pour déloger les milices pro-russes. Cerise sur la gâteau, le russe deviendrait langue officielle de quelques provinces ukrainiennes.Pendant ce temps, la profonde crise économique, qui est un des principaux moteurs de la crise, poursuit son inexorable descente aux enfers et les miettes d'aides promises en désordre par les occidentaux risquent fort de ne pas suffire. La conférence de Genève a-t-elle accouché d'une souris ?

18 avril 2014 - Les milices pro-russes refusent de se soumettent aux accords de Genève. Pour couronner le tout, des tracts antisémites font leur apparition dans l'Est de l'Ukraine.
 




20 avril 2014 : Ioulia Timoshenko, va soutenir les milices pro-ukrainiennes; remarquez depuis le début de la crise cette dominance des cagoules (effet de l'omniprésence de la presse ou des médias sociaux?) Mais c'est surtout son discours qui est apaisant, elle qui promet une troisième ronde de réaction très sévère à l'encontre de la Russie si celle-ci ne retire pas ses troupes d'Ukraine.




20.04.2014 : attaque d'une milice (?) pro
-ukrainienne et fusillade à Slaviansk où des groupes armés pro-russes se sont emparés samedi de bâtiments de la police et des services de sécurité; au moins 5 morts. La Russie s'étrangle d'indignation pendant que des appels à l'aide lui sont adressés par les pro-russes.

Certaines régions ont déjà annoncé la tenue d'un référendum pour leur rattachement à la Russie le 11 mai prochain. Remake de la Crimée ?

CRDC / VEG






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vendredi 18 avril 2014

Après le récent détournement sur Genève POURQUOI un nouvel avion de combat ?

Voulons-nous délibérément renoncer à garantir la sécurité du trafic aérien civil international et national?

Par Jean-René Fournier
Président UVAM et Conseiller aux Etats
Article aussi paru dans UVAM Tribune le 16.04.2014, www.uvam-vs.ch)


Connaissez-vous les points communs entre la commune de Saint-Prex, 5297 habitants, près de Morges au bord du lac Léman et la commune de Trasadingen 589 habitants, près de Schaffhouse? On n'y élève pas seulement, ici et là, du bon vin, mais Saint-Prex et Trasadingen détiennent toutes deux un record européen. De toute l'Europe, elles sont les deux communes les plus survolées par l'aviation civile.
 
L'espace aérien constitue la 3e dimension de notre territoire national. La protection de cet espace aérien est fondamentale pour assurer la sécurité du territoire. L'espace aérien suisse est l'un des plus denses d'Europe. L'aviation civile y est en constante augmentation. Quelque 3200 avions civils survolent la Suisse chaque jour de l'année. (http://www.skyguide.ch/fileadmin/user_upload/movies-animations/flight_routes.mp4).

A l'instar du trafic sur les routes et autoroutes, les mouvements aériens doivent être coordonnés et contrôlés. Le déroulement ordonné du trafic aérien requiert impérativement un service de police aérienne analogue à celui de la police routière. Le droit international public de la neutralité impose à la Suisse de contrôler son propre espace aérien et, le cas échéant, d'y intervenir pour en assurer la sécurité. Seules les forces aériennes peuvent s'acquitter des nombreuses missions dans la 3e dimension, dont les équivalents au sol sont exécutés par nos différents corps de police. Comment réagiraient nos partenaires internationaux, si le chemin le plus court à travers l'Europe, c'est-à-dire via la Suisse, n'était plus disponible ou peu sûr, car non surveillé et non policé?

D'autre part, si aujourd'hui, comme lors de la guerre du Golfe en 1990, la Suisse devait décréter une interdiction de survol de son territoire pour les avions militaires étrangers, elle n'aurait pas la possibilité, ni les moyens, de contrôler cette interdiction et surtout, de la faire respecter au-delà de quelques jours! Or les avions militaires des forces étrangères engagées dans ce conflit ne transportaient pas que des brancards ! Ainsi, c'est la protection de sa population qui a présidé à la décision du Conseil fédéral d'interdire le survol du territoire suisse par des avions de combat chargés de bombes se rendant sur leur terrain d'opération.

Nos forces aériennes interviennent plus de 300 à 400 fois par année, des interventions réelles, pas des exercices, et ce uniquement dans les heures de bureau, soit sur 23,8% du temps total annuel ! Le 76% du temps, la Suisse est incapable de réagir avec efficacité, dans le temps et en moyen, à une violation de notre espace aérien ou à une nécessité d'intervention urgente de sécurité en faveur de l'aviation civile (assistance lors de problèmes de navigation et de pannes radio d'avions de ligne civils par exemple).

Aujourd'hui, en dehors des heures de bureau, on doit se contenter d'observer! Je partage les commentaires acerbes, souvent moqueurs, et les appels en responsabilités des autorités suisses qui ont suivi «la non-intervention» nos forces aériennes lors du récent détournement d'avion sur Genève survenu en dehors des heures de bureau.

Aujourd'hui, et depuis juillet 2005, la surveillance passive permanente de l'espace aérien suisse, 24 h/24, 7 jours sur 7, est assurée. Mais voir et constater sans pouvoir agir, c'est accepter son incapacité d'assurer l'inviolabilité de son espace aérien et plus irresponsable encore, c'est admettre in fine un trafic aérien civil évoluant à ses risques et périls, car notre police aérienne, par manque de moyens, ne peut intervenir!

En effet, pour assurer la sécurité de façon décisive, il faut disposer en permanence de moyens d'intervention opérationnels. Or, aujourd'hui, aucun moyen d'intervention n'est disponible en dehors des heures de bureau. C'est comme si, par manque de moyen, un canton ordonnait à sa police cantonale de remplir ses missions que durant les heures de bureau. Ce qui nous paraît ridicule et irresponsable sur terre doit aussi l'être dans les airs !

Quels sont nos moyens actuels d'intervention?

D'abord, trente-deux F/A-18, mais la disponibilité de la flotte est légèrement inférieure à 50% (à cause des travaux de maintenance, des Upgrades, des travaux de remise à niveau sur la flotte, etc.), soit environ 15 F/A-18 «disponibles» si tout va bien! Quant aux Tiger, ils ne volent ni de nuit, ni par mauvais temps! En Europe, seuls les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) ne possèdent pas de forces aériennes. En conséquence, afin de ne pas laisser un «trou» dans la sécurité de l'espace aérien européen, certains pays de l'OTAN (Allemagne, France, etc.) se relaient sur place et assurent la police aérienne sur ces trois pays à tour de rôle.

En sommes-nous arrivés au stade de ne plus pouvoir assurer par nos propres moyens la souveraineté de notre espace aérien? Voulons-nous délibérément renoncer à garantir la sécurité du trafic aérien civil international et national?

Les coupes budgétaires pratiquées ces dernières années dans le domaine militaire, même si je les ai combattues, ne justifient pas ce manquement important dans la sécurité aérienne. Le chef du DDPS n'a pas démontré une grande conscience de la gravité de la situation ni un sens aigu des priorités. En effet, sur un budget annuel de 4,5 milliards, il n'a pas su ni voulu trouver les 30 millions nécessaires au fonctionnement 24 h/24 d'une police aérienne pourtant si nécessaire.

Une nouvelle procédure d'évaluation serait longue et laborieuse (10 ans pour le remplacement du Tiger). La nécessité de garantir rapidement, et 24 h/24, une sécurité optimale dans notre espace aérien au profit de l'aviation civile et militaire mais également en faveur de notre population est avérée et a d'ailleurs déjà fait l'objet d'une décision des Chambres fédérales. Notre situation au croisement des autoroutes aériennes d'Europe, doit interpeller notre responsabilité et en connaissance de cause, nous nous devons de tout entreprendre pour rétablir une police aérienne crédible et efficace. Ce rétablissement passe par l'acquisition d'un nouvel avion et par la formation de pilotes supplémentaires.
 
En bref
Il faut accepter la loi sur le fonds assurant le financement de nouveaux avions de combat «Gripen», car:
  • sans ces nouveaux avions, et on l'a vu, la Suisse n'est pas en mesure d'assurer la sécurité de son espace aérien 24/24 h;
  • les «Tiger» sont complètement dépassés et ne peuvent voler ni de nuit, ni par mauvais temps;
  • ne pas être en mesure d'assurer la sécurité de notre espace aérien mettrait notre pays dans la même situation que la Lettonie, l'Estonie ou la Lituanie et nous coûterait, à terme, aussi cher que de le faire par nos propres moyens;
  • les retombées économiques d'un tel achat allègent de façon significative la facture finale;
  • la sécurité de notre pays et de sa population mérite qu'on lui attribue quelques moyens.
L'UVAM vous invite donc à voter OUI à cette loi le 18 mai prochain.
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Acquisition du Gripen - Réalités et dessous

La brochure réalisée par Franz Betschon et Judith Barben est ce que l'on appelle une "lecture obligatoire". Avant d'entrer dans le vif du sujet, les auteurs rappellent avec un foisonnement de détails les vraies raisons des référendaires. En bref, le Gripen n'est qu'un prétexte pour s'attaquer à notre défense et ainsi atteindre leur objectifs cachés: sa liquidation ! Les référendaires tentent de camoufler leur vrai visage. Ils font d'ailleurs tout ce qu'ils peuvent pour empêcher le GSsA (la vraie cheville ouvrière de tout cela) d'être visible, car cela serait contre-productif pour eux après la baffe de 73.2% de l'an dernier sur l'obligation de servir. Les référendaires sont simplement comme Janus! Espérons que les Suisses sauront quel visage leur ment.

Betschon et Barben font un travail patient d'analyse des contradictions des référendaires et concluent leur brochure en citant notamment Jean-Claude Juncker, ancien président de l’Eurogroupe: "Celui qui croit que la question éternelle de guerre et de paix en Europe ne se posera plus jamais se trompe cruellement. Les démons n’ont pas disparus. Ils ne font que dormir". 
 
A lire donc (lien ici)
 
CRDC / VEG
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Non à l'affirmation "en cas de guerre l'armée suisse n'a aucune chance, donc le Gripen est inutile"

Comme un mauvais mantra, on voit ici ou là fleurir cette appréciation insultante et surtout dangereusement démobilisatrice, que l'armée suisse ne serait pas en mesure de remplir sa mission, que de toute manière elle serait rapidement écrasée et que tout investissement, en particulier celui du Gripen E serait vain. Faux et archi faux !
 
Revenons sur la mission de l'armée suisse et ses trois volets :

La promotion de la paix.

Le bilan général depuis 1953 en Corée montre, qu'à de multiples endroits sur terre, nos militaires remplissent leur mission avec une constance, une haute qualité technique et une morale reconnue par tous. Cela comprend aussi nos forces aériennes qui accomplissent de multiples missions de transport et de sauvetage.

L'appui aux autorités civiles

Cette mission comprend l'aide pour les manifestations diverses (p.ex. sportives), la sécurité au profit de grands événements politiques (WEF, G8, etc.), l'aide en cas de catastrophe ou encore la sécurité intérieure (p.ex. avec la garde des ambassades). La Gauche aime bien rappeler les événements de Genève de 1932 pour dénigrer toute l'institution, mais ce drame a plus de 80 ans et dans l'intervalle, nos cadres et soldats n'ont jamais failli à leur mission. Ils ont au contraire contribué à sauver des vies et notre patrimoine et permis à notre Pays de tenir son rang de maison d'accueil pour régler les problèmes du monde. Là encore, les forces aériennes n'ont jamais démérité. Mais, lors de la mission simultanée aux Grisons et à Montreux en janvier dernier, preuve a été faite que le nombre d'avions et de pilotes qui restera après la liquidation (nécessaire) de nos vieux Tiger F5 est définitivement insuffisant, en temps de paix déjà.
 

La défense

Il est évident qu'il serait difficile d'affronter une armée supérieure techniquement et en hommes, pour autant que ceux-ci soient prêts à mourir loin de chez eux. Si attaquer la Suisse était si facile, pourquoi alors les troupes de l'Axe en 39-45 ne sont-elles pas passées à l'action? Parce que nos Autorités ont su, par une conjonction habile de diplomatie, d'économie et de défense militaire (y.c. à cette époque le très dissuasif Réduit) convaincre l'ennemi que cela n'était pas rentable pour lui. Et s'il avait malgré tout attaqué, aurions-nous perdu? Les experts ne seront jamais d'accord, mais la seule chose importante est qu'il n'y a pas eu de combat et que la Suisse a ainsi échappé à la destruction. Que veut-on de plus? Ensuite, durant la Guerre froide, la Suisse a aussi tenu son rang et contribué à ce qu'aucun trou n'apparaisse dans le dispositif européen. Si la Pacte de Varsovie était passé à l'attaque aurions-nous perdu ? Cette question est à nouveau inutile, car gagner la guerre c'est avant tout d'éviter de la faire ou de gagner autrement. Relisons Sun Tzu: « Le meilleur savoir-faire n’est pas de gagner cent victoires dans cent batailles, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre ».

 
En matière de défense la Suisse a jusqu'ici bien fait son travail, grâce notamment au fait qu'elle n'a jamais baissé les bras depuis 1939 et s'est toujours dotée d'une boîte à outils complète lui permettant d'apporter la bonne réponse au bon moment et donc de tenir solidairement son rang en Europe. Espérons que nous aurons la sagesse de faire en sorte que cela dure.

Le Gripen E ne va pas gagner une guerre à lui seul, mais il est un des atouts majeurs de notre dissuasion armée. Sans lui, nous ne disposerons plus dans le ciel des instruments pour affirmer durablement et de manière crédible notre souveraineté. C'est dans le fait de baisser les bras et de jouer sur la corde du défaitisme que réside la défaite.
 
Qui veut la paix prépare la guerre / Si vis pacem para bellum. Pas agréable à entendre pour une population qui a grandi au biberon du confort et de la paix éternelle entre les peuples, mais pourtant une constante de l'histoire à ne surtout pas oublier.
 
Bien sûr que la sécurité est chère, .... Vous voulez essayer le prix de l'insécurité ? Surtout à l'heure du réveil de la guerre en Europe, car ne nous y trompons pas, la crise en Ukraine est très très loin d'être terminée.
 
CRDC / VEG
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mercredi 16 avril 2014

Discours de Ueli Maurer

Notre conseiller fédéral Ueli Maurer, résume en 4 pages, les véritables enjeux de la votation. Qu'on ne s'y trompe pas, on ne vote pas sur un avion, on vote sur la crédibilité de l'armée, et plus généralement, l'indépendance militaire de notre pays.

Discours du CF Ueli Maurer

C'est vite lu, c'est simple, clair et complet. On ne peut vouloir voter contre le Gripen E sans prendre en compte les conséquences indirectes de ce vote. Conséquences ici brillamment exposées.
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lundi 7 avril 2014

economiesuisse dit OUI au Gripen

Le 2 avril, economiesuisse a donné sa position pour les votations du 18 mai : OUI au Gripen. economiesuisse met en avant le fait que "seul un environnement stable permet une prospérité diversifiée".

Une manière claire de répéter que l'économie, tout comme l'éducation ou la santé ne peuvent fonctionner efficacement que dans un environnement sécurisé et sain. La souveraineté de l'espace aérien étant une des clés permettant d'y arriver.
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dimanche 6 avril 2014

L'armée russe: modernisation à marche forcée aujourd'hui. Adversaire de demain?

L'heure n'est plus à la question si un conflit majeur pourrait à nouveau avoir lieu sur le continent européen, mais plutôt quand. Car à lire l'analyse du Center for Security Studies de l'Ecole polytechnique de Zurich (ETH), il est clair que la Russie ne veut plus être considérée comme un descendant souffreteux du l'URSS, mais bien comme une grande puissance à part entière et qu'elle s'en donne désormais les moyens. Celui qui ne respectera pas la Russie doit s'attendre à payer le prix fort.
 
Il y a encore quelques années, les forces armées russes ne faisaient plus peur à personne. Est-ce pour cela que l'OTAN, à travers elle les USA et les européens piégés dans leur sillage, a poussé son avantage le plus vite possible à l'Est foulant ainsi au pied toutes les promesses qui avaient été faites aux Russes ? En tout cas, nous sommes arrivés à un moment clé où une grande bête fauve acculée dans un coin a décidé d'envoyer des coups de griffes et de dire stop à toute expansion qui grignote plus avant son espace vital.
 
Le premier coup de griffes a en fait été porté en 2008 en Géorgie. Bien que les forces russes n'aient pas été impressionnantes et plutôt montré encore un fort degré de vétusté, le message était déjà très clair. A-t-il été compris ? Avec la Crimée, les derniers doutes sur la volonté de la Russie de faire usage de la force si elle devait le juger vital est levé. D'ailleurs de nombreuses démonstrations limitées de force ont eu lieu ces 15 derniers mois signifiant aussi le grand retour des Russes sur la scène internationale.
 
Même si les Russes ne sont pas encore prêts (le CSS parle de 2020, pour autant bien sûr qu'ils puissent maintenir leur capacité à financer la réforme / modernisation en cours), il est évident que leur moyens sont très conséquents, alors qu'en face l'Europe ne fait que de réduire et se démobiliser. Poutine a 80% d'opinions favorables. Hollande 20% (en forçant le trait !); quel peuple suivra son chef en cas de conflit ?
 
Et en Suisse ? C'est justement le moment choisi par le Groupe pour une Suisse sans Armée de porter un nouveau coup à notre armée et lui refuser le remplacement du vieux TIGER F5. Selon la planification, le Gripen sera opérationnel en 2022 environ, juste au moment (s'il ne se passe rien d'ici là de fâcheux sur le front Est) où la Russie aura récupéré son potentiel militaire.
 
Celui qui prend le temps de réfléchir avec un horizon un peu plus loin que le dogme antimilitariste du GSsA se rend rapidement compte que le Gripen est une décision cohérente. L'usage de la force en Europe est définitivement de retour et cette réalité s'exprimera certainement de multiples manières ces prochaines années. Ce n'est pas le moment de baisser la garde, bien au contraire. Surtout, ce n'est pas le moment de croire béatement aux déclarations irresponsables de Monsieur van Singer qui nous promet l'absence de toute guerre en Europe pour les 50 prochaines années, justifiant ainsi son refus du Gripen
 
CRDC / VEG
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"L'affaire" des radios du Gripen : cessons de bêler en boucle dès que l'abréviation NSA apparaît dans un article

Nous avons déjà plusieurs fois réagi aux allégations douteuses et/ou mensongères parues dans la presse au sujet de l'acquisition du Gripen. Depuis dimanche passé c'est le tour d'une des radios appelées à équiper le Gripen et qui serait sous le contrôle de la NSA américaine. Mais cette fois cela va trop loin et le directeur de l'équipe Gripen Suisse, excédé (à juste titre) par la tournure prise dans les médias a publié la mise au point ci-dessous. L'adage attribué à Voltaire "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose" est donc plus présent que jamais dans cette campagne et ses conséquences doivent être combattues systématiquement.
 
Ceci étant, c'est quoi le prochain reproche au Gripen ? La pression dans les pneus, le code RAL pour la couleur du siège du pilote ? Parlons du fonds: la nécessité pour notre armée de disposer d'une aviation capable d'assurer notre défense aérienne (et pas que la police du ciel). Les nombreuses tentatives des référendaires d'instiller le doute sur  des détails afin de ne surtout pas parler des fondamentaux de notre politique de sécurité est détestable. Tout cela nous écarte de la vraie discussion: quelle sécurité voulons-nous ?
 
Il est aussi hautement agaçant de voir des gens incompétents qui n'ont qu'un but (la liquidation pure et simple de l'armée) venir donner des leçons sur des sujets auxquels ils ne comprennent rien. Cessons de bêler en boucle dès que l'abréviation NSA apparaît dans un article. Tout le monde sait que les cyberrisques sont un élément important de l'équation de toute acquisition de matériel moderne. Le projet Gripen lui-même en est déjà victime et non pas cette fois de la part des méchants américains, mais très certainement de la part de ses concurrents ... européens ! Prétendre que nous ne serions que le servile jouet des USA et de la NSA est très, très simpliste.
 
CRDC / VEG

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Mesdames, Messieurs,

Suite à mon e-mail de vendredi dernier, je me vois dans l'obligation de m'adresser à vous de nouveau aujourd’hui. En effet, certains articles parus dans la presse dimanche et lundi sont susceptibles d’avoir provoqué des incertitudes, malentendus et spéculations autour des systèmes de communication du Gripen E.
 
Le fait de spéculer que la NSA pourrait accéder au logiciel du Gripen E est un pur mensonge. Saab contrôle pleinement les mécanismes internes de l’avion de combat, ainsi que de ses systèmes de communication et de son logiciel.
 
Lors du choix des équipements du Gripen E, nos experts tiennent compte de facteurs très divers parmi lesquels figurent les exigences opérationnelles, la sécurité, le potentiel de développement futur, la qualité et le coût. Nous prenons nos décisions sur la base d’analyses approfondies, de manière à assurer à tout moment la haute qualité de l’appareil et à garantir que le Gripen E reste l’avion de combat le plus moderne, offrant le meilleur rapport coût-bénéfice. Bien entendu, nous étudions aussi la possibilité de collaborer avec des fournisseurs suisses.
 
Les systèmes de communication sont en général choisis par le client. C’est ainsi que, dans le cas présent, les administrations responsables de l’acquisition de matérielde défense en Suède (FMV) et en Suisse (armasuisse) ont retenu le système de la société américaine Rockwell Collins. L’idée était de recourir aux mêmes technologies et systèmes que ceux utilisés par le F/A-18 et le système de radar suisse FLORAKO. Cette doctrine appliquée jusqu’à présent sera donc maintenue pour le Gripen E.
La sociétéallemande Rohde & Schwarz ne possède pas toutes les certifications pour ces systèmes. Le recours à une technologie n’existant pas encore ou n’ayant pas encore été approuvée aurait représenté un risque inutile en ce qui concerne l’interaction du Gripen E avec le F/A-18 existant qui utilise le système Link16.
 
Le fait que le Gripen E dispose d’une deuxième liaison de données (Link TAU), indépendante du Link 16 interopérationnel, constitue l’un de ses avantages déterminants par rapport à tous les autres types d’avions. Cette deuxième liaison est exclusivement dédiée à l’échange de données à l’intérieur des formations de Gripen. Le Link TAU est protégé par une clé de cryptage nationale.
 
Rohde & Schwarz travaillant depuis de longues années avec Saab, il était naturel de l’associer aux discussions relatives au Gripen E. Toutefois, les informations parues dans la presse à son sujet sont fausses: il s’agit d’une entreprise allemande dont le siège se trouve à Munich (avec une filiale en Suisse) et qui – surtout – n’est pas (encore) en mesure de satisfaire aux exigences techniques.
 
La Suisse et la Suède ont convenu d’acheter et d’exploiter le Gripen E dans une version matérielle et logicielle commune. Il n’a jamais été exclu d’utiliser des composants non européens au sein du Gripen E. Certains ont même été explicitement mentionnés dans le message relatif à l’acquisition de l’avion de combat Gripen (programme d’armement 2012), par exemple le réacteur F-414G de la société américaine General Electric et le système de transmission de données Link 16 utilisé par le F/A-18 et FLORAKO.
 
Richard Smith
Directeur de l'équipe Gripen Suisse
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La Société vaudoise des officiers à Yens pour sa 189ème assemblée générale

Ambiance des grands jours à Yens pour les officiers vaudois. En quatre tableaux:
  • Prise de congé du colonel EMG Philippe Masson après 4 ans d'une conduite impeccable de la SVO. Style, humour et rigueur sont les premiers qualificatifs qui nous viennent à l'esprit pour qualifier l'engagement du col EMG Masson. Merci Philippe pour avoir porté aussi haut les couleurs vaudoises, poursuivi avec tant de force le travail de tes prédécesseurs et conduit le comité vaudois à un NON mémorable au GSsA le 22 septembre 2013.
  • Bienvenue au colonel Yves Charrière comme nouveau président. Pur produit vaudois et de milice, le col Charrière s'est fait accompagner par son épouse et ses trois enfants en costume traditionnel vaudois. Grand moment et le plein d'émotions pour tous avec ainsi un vibrant rappel de notre patrimoine culturel et patriotique. Merci à toute la famille Charrière.
  • Merci au Chef de l'armée pour son message sans détour sur la situation et les risques géostratégiques ponctué d'un vibrant et authentique "il faut arrêter les conneries". Il y a en effet de quoi s'énerver par rapport à tous ceux qui prétendent que la guerre ne sera plus jamais un thème en Europe dans les 50 prochaines années. Faudra-t-il encore une fois que la Suisse ne soit pas prête, comme en 1870, 1914 (artillerie livrée en 1920 !!) et en 1939 ? Faut-il que l'adage "seule la catastrophe est mobilisatrice" devienne réalité pour que les Suisses comprennent l'enjeux du 18 mai ?
  • Merci au Secrétaire d'Etat Jacques de Wateville, secrétaire d’État aux questions financières internationales, qui nous a présenté son combat au quotidien pour défendre les intérêts de la Suisse sur une scène internationale devenue très rude, voir même brutale, où les amis se font rares, tant les intérêts sont au premier plan des relations. Merci pour nous avoir aussi démontré qu'une formation militaire rigoureuse est un acquis qui accompagne chaque homme et femme durant toute sa carrière professionnelle.
Bravo aux organisateurs, bravo et Merci aux participants dans l'interprétation des hymnes vaudois et suisses, car une telle ferveur prouve que la flamme n'est de loin pas éteinte.
 
CRDC / VEG
 
 
 
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samedi 5 avril 2014

L'UDC donne son mot d'ordre sur le Gripen: c'est OUI

Sans grande surprise, les 413 délégués de l'UDC réunis ce jour à Näfels (GL) ont décidé à l'unanimité de recommander le OUI au Gripen le 18 mai prochain. Pour les personnes présentes, il est évident que le référendum emmené par le GSsA et la Gauche n'a qu'un objectif: poursuivre les tentatives de liquidation de l'armée, le tout derrière un bon relent antipatriotique.

A côté du Conseiller fédéral Maurer se tenait le Conseiller aux Etats UDC schwytzois Alex Kuprecht,président de la commission de politique de sécurité dudit Conseil. Pour Kuprecht, l'acquisition des Gripen garantira la disponibilité minimale dont nous avons besoin pour les situations extraordinaires. Il a relevé le fait que la Suisse a négligé sa sécurité ces dernières années et que de nouvelles reculades seraient irresponsables. Un Oui au Gripen signifierait par ailleurs un Oui à une défense indépendante de toute alliance.
 
Les orateurs ont aussi répété sur tous les tons, que l'acquisition du Gripen se fera dans le cadre du budget ordinaire de l'armée et n'entraînera ainsi aucune coupe dans un autre domaine.
 
Les arguments des référendaires présentés par la Conseillère nationale socialiste Barbara Gysi n'ont eu aucun écho. Sans surprise, Mme Gysi a répété le crédo éculé du GSsA que la Suisse n'aurait nullement besoin de jet de combat, que les F/A-18 suffisent amplement pour la police aérienne, que cet achat est du luxe et que nous ne pouvons pas nous permettre un luxe a 10 milliards.
 
CRDC / VEG
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