samedi 21 novembre 2015

Halte au "politiquement correct": nous devons d'urgence recommencer à parler vrai

Un petit article que nous ne pouvions pas passer sous silence tant il est frappé au coin du bon sens en ces heures toujours plus sombres et ces mauvaises nouvelle qui s'accumulent.

VEG

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Quelques éléments de réflexion sur l'affrontement avec les islamistes.
 

  1. Ouvrir les yeux et admettre une bonne fois pour toutes que les islamistes ont déclaré la guerre à l'occident, avec la France en première ligne. Se persuader que cette guerre ne se fera pas sans mort, sans prise d'otages, d’autres attentats, qu'elle se fera aussi chez nous et donc qu'il faudra nous montrer plus vigilant et moins vulnérable y compris émotionnellement. Savoir que notre ennemi trouvera parmi nous des sympathisants et des complices dans tous les milieux et en plus grand nombre que ce ne fut le cas pour le FLN.
  2. Cesser de reculer devant les exigences toujours plus grandes de ces extrémistes et de leurs complices, qui, en affaiblissant notre culture et en imposant la leur, cherchent surtout à tester et à saper notre esprit de résistance.
  3. Agir en portant le fer là où apparaît un furoncle  :
    • Une immigration débridée qui rend insolubles les problèmes du logement, du chômage, de la dépense publique, ça se contrôle !
    • Des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, ça se sanctionne !
    • Des quartiers qui caillassent les représentants de l'État, qui rackettent les artisans, ça se neutralise !
    • De discrètes écoles coraniques qui forment les djihadistes de demain, ça se ferme !
    • Des clandestins, ça s'expulse, surtout les délinquants !
    • Des subventions à toutes ces associations qui font leur beurre dans l'anti-France, ça se supprime, et on revoit nos programmes d'histoire, on jette la repentance aux orties, on laisse la transparence aux vitriers etc. etc. !
Et ne me dites pas qu'il s'agit là de racisme, de fascisme ou d'extrême droite ! Il s'agit de légitime défense et de résistance dans le respect de la loi, ni plus, ni moins ! Vous pensez sans doute que ce n'est pas demain la veille ?

Je crois néanmoins que, sans un sursaut, le pays de la douceur de vivre, le plus beau pays du monde, risque fort de disparaître dans d'atroces soubresauts ou dans une coupable et morne résignation, pour être remplacé par une autre que certains, et pas des moindres, semblent appeler de leurs vœux, on se demande pourquoi, et qui commence à faire peur...

 Mais je me trompe peut-être... J'aimerais tellement avoir tort...  Enfin, réfléchissez, ne soyez ni sourds, ni aveugles, ni muets.

Général Antoine Roch Albaladéjo Légion Étrangère


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A méditer

« Bien des généraux en chef ne sont occupés un jour d’affaire que de faire marcher les troupes bien droites, de voir si elles conservent bien leur distances, de répondre aux questions que les Aides de camp leur viennent faire, d’en envoyer partout et de courir eux-même sans cesse, enfin ils veulent tout faire, moyennant quoi, ils ne font rien. Je les regarde comme des gens à qui la tête tourne et qui ne voient plus rien, qui ne savent faire que ce qu’ils ont fait toute leur vie, je veux dire mener des troupes méthodiquement. (...) Faute de savoir faire ce qu’il faut, ils font ce qu’ils savent » 

 Mémoires sur l’Art de la Guerre, de Maurice, comte de Saxe, Maréchal général des Armées. 1757
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lundi 6 avril 2015

Amélioration de l'échange d'information ou flicage inadmissible du citoyen soldat ?


Le 5 mai prochain, le Conseil national statuera sur le projet de modification de la loi militaire au sujet de l'amélioration de l’échange d’informations entre les autorités au sujet des armes (Message 13.109 du 13 décembre 2013). Le CRDC reproduit ici un courrier adressé par les soussignés aux Parlementaires romands afin d'attirer leur attention sur les vices cachés de ce texte anodin seulement en apparence (voir aussi l'article de Suzette Sandoz dans le Temps) et qui remet également profondément en question la démocratie directe.
 
VEG

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Risque de violation des libertés et de criminalisation des citoyennes et citoyens

Nous souhaitons attirer votre attention sur les dispositions susmentionnées sur lesquelles vous voterez lors de la session spéciale de mai du Conseil National.
En effet, sous l’appellation apparemment anodine d’une « amélioration de l’échange d’informations » se trouve en fait une série d’articles de loi qui font craindre non seulement une criminalisation a priori du citoyen accomplissant ses obligations militaires, mais aussi plus généralement une violation de libertés individuelles et de la sphère privée.


Ci-après une brève analyse de ces dispositions.
De manière générale
Cette nouvelle loi fédérale apparaît particulièrement problématique parce qu'elle remet en cause certains principes fondamentaux de l'Etat de droit et de la démocratie.

Les dispositions concernées ont un caractère fondamentalement policier : non seulement elles prévoient la mise en relation des casiers judiciaires avec les fichiers sanitaires et autres via le numéro AVS, mais également un appel à la délation pour dénoncer tout comportement suspect d’un militaire avec son arme de service.
En particulier

Art. 366a et 367 al. 2 (CPS)
Utilisation systématique du numéro AVS pour la consultation du casier judiciaire informatisé (VOSTRA). L'état-major de l'armée est en lien direct avec VOSTRA notamment par une interface électronique.

Art. 113 (LAAM) – Arme personnelle
Le principe du citoyen-soldat disposant de son arme personnelle est fondamentalement remis en cause (malgré deux référendums populaires clairement favorables). Cette disposition prévoit en effet un système d'exceptions (14 environ) dont il ressort au final que le citoyen-soldat n'est plus un homme, respectivement une femme, qui sert son pays, mais un criminel en puissance qu'il convient de surveiller étroitement; le texte parle ainsi explicitement de « potentiel de violence » et de « dangerosité » (al. 4). De plus, la disposition encourage la délation (al. 8) invitant les « tiers » à signaler au DDPS tout signe, indice ou soupçon. En corrélation à ces mesures, il est également proposé de modifier la loi fédérale sur les systèmes d'information de l'armée dans laquelle il est alors prévu de communiquer les données sanitaires des soldats à l'Office central des armes et aux autorités cantonales (art. 28 al. 2). Enfin l’art. 179 al. 2 d et e de cette dernière loi prévoit une communication très large de ces données y.c. à la RUAG ainsi qu'à des interfaces électroniques (BV PLUS).

Art. 32a, 32a bis et 42b (Loi du 20 juin 1997 sur les armes)
Création d'un fichier central (DAWA) sur les possesseurs d'armes avec utilisation du numéro AVS alors que cette mesure a été rejetée en référendum populaire le 13 février 2011 (une initiative demandant, entre autres, l’enregistrement des armes en Suisse est rejetée avec 75% de non).

Art. 42b
Disposition rétroactive prévoyant l'obligation de déclarer toutes les armes en sa possession, c'est-à-dire la violation du principe des droits acquis.

On le constate donc, que ce projet de loi :
1. va à l'encontre des principes fondamentaux de l'Etat de droit prévoyant notamment la non-rétroactivité des lois ainsi que la protection des droits acquis sous une législation antérieure ;
2. est complètement en contradiction avec la volonté du peuple et des cantons de maintenir l'obligation de servir et de conserver l’arme personnelle au domicile du soldat,
3. remet en cause fondamentalement la démocratie directe avec, d'une part, la violation des décisions populaires sur le sujet (13 février 2011 ; 22 septembre 2013) et, d'autre part, une qualification implicite du citoyen-soldat comme un individu dangereux et violent ainsi que sa mise sous surveillance étroite notamment par la communication de ses données personnelles (sphère privée) à des services administratifs centraux via des interfaces électroniques utilisant systématiquement le numéro AVS comme « étiquetage ».


En cette importante année d’élections fédérales, nous savons pouvoir compter sur votre soutien en matière de défense des libertés individuelles et nous vous prions d’agréer, Madame la Conseillère nationale, l’expression de notre haute considération.

Les signataires :
Suzette Sandoz
Ancienne Conseillère nationale, professeur honoraire de l’Université de Lausanne
Bernard Wicht
Privat-docent à l’Université de Lausanne
Louis Gilliéron
Ancien président du Comité Romand pour une Défense nationale Crédible (CRDC), colonel lib S
François M. Monney
Secrétaire général de la Société des officiers romands des Forces aériennes (AVIA romande), colonel EMG
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samedi 21 février 2015

Le diable se cache dans les détails et dans l'article 113 de la loi sur l'armée

Art 113 de la LAAM, pas un simple détail, mais une menace de plus contre notre armée de milice
 
Louis Gilliéron
Colonel (libéré du service), fondateur et premier président du CRDC
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C'est en citoyen surpris et indigné que le soussigné a pris connaissance du nouveau texte de l’article 113 de la Loi sur l’armée (projet du Conseil fédéral). On voudrait donner des arguments (supplémentaires) au GSsA qu’on ne pourrait faire mieux.
 
Par son message du 13 décembre 2013, le Conseil fédéral a soumis au Parlement un projet d’amélioration de l’échange d’informations entre les autorités au sujet des armes. Cette amélioration devrait être réalisée par toute une série de modifications de diverses lois, notamment le Code pénal, le Code de procédure pénale, la Loi du 3 février 1995 sur l’armée, la Loi fédérale du 3 octobre 2008 sur les systèmes d’information de l’armée ainsi que la Loi du 20 juin 1997 sur les armes.
 
Selon le message, l’adaptation de la loi sur l’armée a pour but de faciliter la vérification du potentiel de violence des militaires qui sont équipés d’une arme ou qui en possèdent une. Concrètement, il s’agit d’une nouvelle rédaction de l’art. 113 de la Loi du 3 février 1995 sur l’armée.
 
Dans sa séance des 17 et 18 novembre 2014, la Commission de politique de sécurité (CPS) du Conseil national « soutient à l’unanimité les autres dispositions devant permettre d’améliorer l’échange d’informations entre les autorités concernées tant au plan fédéral que cantonal. Elle approuve ainsi les différentes modifications législatives devant permettre de lutter contre les utilisations abusives d’armes à feu » (extrait du communiqué de presse du 18 novembre 2014).
 
A Berne, on considère nos soldats
comme des meurtriers potentiels.
 
C’est le titre de l'excellent article écrit par Madame Suzette Sandoz, ancienne Conseillère nationale libérale vaudoise, paru dans la page « Débats » du quotidien Le Temps du 5 janvier 2015. Sa réaction et ses propos sont parfaitement justes et l'on ne peut, comme elle, que ressentir une profonde inquiétude quant à l’application des dispositions prévues à l’article 113, notamment en considérant le fait que le peuple et les cantons ont pourtant exprimé à plusieurs reprises leur confiance en une armée de milice crédible.

Voici un projet de la loi inquiétant soumis au Parlement dont on a peu ou pas parlé. Et la CPS du Conseil national n’a rien fait pour améliorer la situation, car dans son communiqué de presse «Non à l’engagement de civilistes dans les écoles» du 18.11.14, elle passe manifestement la question de l’arme personnelle sous silence ! Le Conseil national, prioritaire, va délibérer en juin ou plus tard sur cet objet. Ensuite seulement ce sera l’affaire de la CPS du Conseil des Etats, puis du Conseil des Etats lui-même.

Le problème de l’art. 113 de la Loi sur l’armée, c’est qu’il est noyé dans une série de modifications concernant l’armée qui sont bonnes et donc approuvées à juste titre, ainsi que le montre le communiqué de presse de la SSO du 21.01.2015. « La Société Suisse des Officiers (SSO) attendait du Parlement qu’il prenne en compte ses demandes de corrections afin que l’armée puisse être déployée dans tous les types d’opérations (défendre - protéger -aider). La commission de sécurité du conseil des Etats a décidé d’appliquer avec clairvoyance et pragmatisme les mesures de correction proposées par la SSO dans le DEVA. Ainsi elle a fait un premier pas significatif dans la direction d’une future armée moderne et crédible. »

L’approbation des grandes lignes de la réforme de l’armée (DEVA) – qui fait l’objet d’un autre message du Conseil fédéral (14.069 du 3.9.2014) - a fait négliger le catastrophique article 113 qui a pu être considéré comme un détail par la CPS du Conseil national. Or c’est un véritable coup de couteau dans le dos de l’armée.

Les arguments développés par Madame Suzette Sandoz doivent impérativement éveiller l’attention des citoyennes et citoyens sur le caractère inquiétant des mesures proposées. C’est pourquoi nous vous encourageons à lire et diffuser cet excellent article afin qu’un détail de plus ne vienne pas se mettre comme une vilaine épine dans le pied de notre armée de milice déjà attaquée de tous côtés.

Louis Gilliéron
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dimanche 4 janvier 2015

Nous aimerions pouvoir vous souhaiter une bonne année, mais ...

L'incertitude est le pire de tous les maux jusqu'au moment où la réalité vient nous faire regretter l'incertitude. Le retrait des explosifs des Omi (les objets minés) est achevé. Hourra ! Une belle victoire, dont on dira dans 10 ans qu'elle fut une belle bêtise ? Car si  il   a un mot qui plus que jamais caractérise notre monde, c'est l'INCERTITUDE. Comment souhaiter la bonne année aux Suisses dans ces circonstances ?

Et dire que pendant la campagne pour le Gripen, les milieux référendaires et les habituels naïfs bobos de gauche nous promettaient au moins 50 ans de paix ! 
 
Et dire que la liquidation de Khadafi en 2011 a été accueillie comme une formidable avancée pour notre sécurité. A la vue du désastre libyen sur les décombres du "merveilleux printemps arabe" qui devait sonner le glas des "vilains dictateurs", on mesure la stupidité des actes et l'absence de vision stratégique de ces pays qui se qualifient de "puissants". Et dire qu'en voulant imposer leurs vues au monde, ils ne font bien souvent que jeter de l'huile sur le feu qu'ils ont eux-mêmes allumé. Sans compter qu'ils auraient pas mal à faire chez eux avant ...!
 
Et dire qu'Assad, cent fois menacé alors qu'on l'accusait de franchir "la ligne rouge", doit être aujourd'hui aidé par les bien-pensants occidentaux qui voulaient sa peau. Et dire que ce revirement spectaculaire découle de la menace de califat islamiste qui se nourrit des ruines de la doctrine Bush & Co qui a fait de l'Irak une tragédie durable, après une guerre injustifiable basée sur des preuves inexistantes. Et autre retour de bâton, les dizaines de milliers des gens qui convergent vers l'Europe pour sauver leur peau, souvent au péril de celle-ci.
 
Et dire que c'est parce que l'on a voulu acculer la Russie avec une politique de "containment" militaire et économique que l'on se retrouve désormais avec une vraie guerre, bien classique avec chars de combat et artillerie à 2 heures d'avion de chez nous.
 
Et dire que certains menacent la Corée du Nord de toutes les rétorsions possibles pour avoir soi-disant attaqué Sony (comme chacun le sait cette compagnie a le droit de mettre en scène l'assassinat d'un dirigeant qui leur déplaît sans aucun risque de sanction) et alors même que les "preuves" s'avèrent chaque jour plus minces. Et dire que ceux qui menacent Kim Jong-un sont ces mêmes donneurs de leçon pour lesquels la torture et les cyberattaques sont des méthodes banales qu'ils s'autorisent quotidiennement tout en dénonçant leur emploi par d'autres.
 
Et on ne parlera pas des inquiétudes économiques de l'Europe qui continue de dépenser de l'argent qu'elle n'a pas, de l'environnement qui souffre, de la population mondiale qui explose, ...

Où cela va-t-il finir ? Nous n'en savons rien. Mais c'est notre responsabilité de travailler dur pour réduire les incertitudes qui nous entourent et au besoin être prêts à nous défendre si elles devaient devenir réalité. Et faisons-le "à la suisse", de manière juste et impartiale. Soyez assurés que le CRDC s'engagera à nouveau pour cela en 2015.
 
VEG
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