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2014 est passé. 2015 et 2016 s'annoncent "sportifs"



Mesdames, Messieurs,

Le 18 mai 2014 a été une défaite pour la Suisse, mais aussi une leçon. La question en ce début d'année est "le DDPS, les partis politiques engagés pour une véritable politique de sécurité et défense (et pas simplement "flic-plus"), ainsi que les associations ont-ils compris et tirés les enseignements?".

 
Pas facile de répondre, mais une chose est certaine, il faudra remonter au front très prochainement, car un référendum sur le projet de réforme DEVA est très probable. Etudions brièvement les 5 tendances qui domineront:
  • Il y a d'abord ceux qui, comme d'habitude, ne veulent pas d'armée. Ce sont les tenants de la "ligne bisounours" qui pourraient être environ 15% de la population. La réalité des faits que l'on peut découvrir tous les jours dans les médias ne les embarrassent pas, car leur dogme dit qu'ils ont raison. Circulez et vive le grand village mondial et la paix éternelle!
  • Ensuite il y a ceux qui ne veulent pas d'armée mais ne veulent surtout pas être taxés d'antimilitaristes. Leur grand truc c'est de dire "trop cher; il faut quelque chose de plus petit, avec plus d'engagement à l'étranger, plus ...."! Combien sont-ils 5, 10%?
  • Après il  a ceux qui veulent une armée forte et prônent un retour au modèle d'Armée 61. C'est les "y'en a pas comme nous", les "c'était mieux avant" et ils pourraient séduire aussi près de 15% de la population. Surtout avec un front qui se durcit vis-à-vis de l'Europe et la montée des incertitudes.
  • Il y a encore ceux qui estiment qu'il faut une armée mais que les planificateurs et le Conseil fédéral font fausse route avec DEVA en conservant trop de moyens lourds de combat et ne considèrent pas assez les menaces dites "modernes" (terrorisme, cyberattaque notamment). Combien sont-ils ? 10% ?
  • Enfin il y a ceux qui approuvent la réforme proposée. Mais alors il y aura encore les modifications que le Parlement décidera d'introduire dans les différents débats pour plaire aux uns et aux autres. Le modèle finalement retenu pourra tout-à-coup être bancal et encore moins bon que celui du Conseil fédéral et alimenter les 4 premières catégories.
Avec tous ces "NEIN-Sager" potentiels, DEVA court le risque de se retrouver face à une coalition contre-nature. Quel risque effectif un NON (même à la "raclette") fait-il courir? Faut-il impérativement une nouvelle armée pour corriger les défauts du modèle d'Armée XXI? Et si c'est NON, comment cela sera-t-il interprété vers le plus ou le moins pour les grands projets tel que le remplacement inexorable des TIGER et des FA/18...?
 
Et les associations? Doivent-elles se ranger (servilement diront certains) derrière le commandement de l'armée, le Conseil fédéral et le Parlement? Si oui quand? Doivent-elles au contraire exprimer leur avis? Et leurs membres qui seraient des employés du DDPS, pourront-ils exprimer leur avis ou devront-ils se taire? Pourront-ils dans ce cas rester dans les comités où ils occupent souvent des postes  dirigeants? Si elles parlent, ces personnes auraient un problème de loyauté. Si on les  fait taire, cela reviendra à museler les associations. Bonjour Démocratie !
 
Les citoyens, les partis et les associations ont encore des mois difficiles devant eux avec le dossier sécurité / défense. Ils vont devoir trouver le juste chemin. Et le DDPS aura aussi une décision délicate à prendre; plus il interdira à ses employés de s'exprimer et plus il se créera d'adversaires en son cœur même et plus il ouvrira un boulevard aux "antis". L'équation promet d'être difficile à gérer.
 
2015 et 2016 seront donc à n'en point douter encore des années charnières pour notre défense. Merci par avance à toutes celles et ceux qui consacreront à nouveau de leur temps pour le Pays et une politique juste de sécurité et de défense. Car dehors, la tempête gronde.
4 janvier 2015
Gérald Vernez
Président CRDC

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LE CRDC REMONTE AU FRONT


Mesdames, Messieurs, chers Sympathisants,

La campagne contre l'obligation de servir s'est achevée sur une déculottée mémorable de l'antimilitarisme et du GSsA. Mais la naïveté, l'irresponsabilité et parfois (souvent) la bêtise de trop nombreux politicien(ne)s, faiseur(se)s d'opinion en matière de politique de sécurité et de défense et de citoyen(ne)s ne sont de loin pas mortes.

Force est de constater qu'il existe une Suisse bien pensante (selon elle "progressiste") qui n'a absolument rien compris ni de la situation actuelle ni de l'avis des Suisses le 22 septembre dernier. Ces personnes ne cesseront pas, avec l'appui d'une majorité de médias jouant un jeu éminemment critiquable, d'ignorer, relativiser et travestir les faits et aussi de dénigrer (merci pour le respect de la démocratie) les décisions réitérées des Suisses.

La suite? Elle est connue, elle s'appelle Gripen. C'est le rejet, une fois de plus de la nécessaire évolution de nos forces armées, cette fois-ci notre aviation de combat. Il est pourtant primordial que nous ne fassions pas comme au seuil de la 2ème guerre mondiale où nous avons dû attendre trop longtemps que la Gauche accepte enfin de voir la réalité en face. Aujourd'hui où les menaces semblent devenir explosives et se propager extrêmement vite, de pareils délais ne sont tout simplement pas imaginables. C'est donc maintenant que doit être fait cet investissement (pour ne mentionner que notre aviation), pas au seuil d'une crise grave ou d'un conflit.

L'Etat a la responsabilité d'anticiper. En 2009, tout le monde critiquait le Chef de l'armée lorsqu'il estimait comme graves les conséquences potentielles des effets de la dette souveraine. A l'heure où les USA vont franchir la barre des 17'000 milliards $ de dette et que l'Europe ne va pas fondamentalement mieux, nous serions bien inspirés de penser comme notre CdA et de nous préparer de manière responsable et à temps pour l'impensable.

C'est pourquoi le CRDC va remonter au front et lutter avec tous ceux qui s'opposent aux gesticulations populistes anti-Gripen et antimilitaristes. Nous estimons en effet que c'est notre devoir de nous opposer à ces comportements indignes et choquants qui mettent en péril notre liberté, notre neutralité et notre souveraineté.

En espérant pouvoir compter à nouveau sur votre soutien.

13 octobre 2013

Gérald Vernez
Président CRDC

 

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TOUS AUX POSTES DE COMBAT !

C'est parti ! Le GSsA est sorti du bois et a lancé sa campagne. C'est désormais au tour de ceux qui veulent que la Suisse maintienne une politique de sécurité crédible de monter aux barricades et de dire NON à cette initiative. Car démonter l'obligation de servir serait le plus sûr moyen de "flinguer" la sécurité de la Suisse. D'ailleurs c'est exactement ce que recherche le Groupe pour une Suisse sans Armée.
 
Que notre système comporte des failles et donc qu'il soit perfectible, personne ne le conteste en en tout cas pas le soussigné. Mais ce n'est pas parce que mes pneus ne tiennent pas la route que je jette ma voiture ! Je change les pneus ! Pour le GSsA, notre armée ne doit pas être améliorée, elle doit aller à la casse !
 
Mais je ne vais pas refaire ici le débat, vous trouverez d'abondants commentaires sur ce site, auprès de nos partenaires ou bien sûr dans les médias. Ce que je veux vous dire c'est que cet objet d'apparence anodine est un des pires poisons possibles. En cas d'acceptation, c'est toute notre politique de sécurité qui explosera et devra être redessinée.
 
Et tout refaire autrement et sans personnel, ... c'est tout notre modèle de société, de répartition des tâches entre la Confédération, les cantons, etc. qui devra être réorganisée. Et bien sûr ce sont aussi les impôts, nos impôts, qui vont souffrir s'il faut désormais payer des instruments professionnels permanents (et moins bons que ce que la milice apporte aujourd'hui). Sans compter que ces moyens professionnalisés seront toujours trop grands tant que le danger ne sera pas là et systématiquement trop petits quand nous serons confrontés à des crises de grande ampleur. Voter OUI c'est donc faire preuve d'un aventurisme irresponsable.
 
D'ici à fin 2014, le Conseil fédéral présentera un nouveau rapport de politique de sécurité. C'est là que nous devrons débattre et fixer des buts. Mais si l'initiative passe, ces buts deviendront impossibles car il manquera la base: les hommes et les femmes pour le rendre possible.
 
Alors permettez-moi de vous encourager à
  • vous engager sans compter dans les comités actifs contre cette initiative; c'est maintenant que vous devez bouger, après ce sera trop tard;
  • à voter et faire voter NON; il faut éviter les abstentionnistes et les votes sanction, car nous ne pouvons pas nous permettre ce genre de luxe; c'est maintenant qu'il faut convaincre les gens dans votre carnet d'adresse; c'est votre boulot, votre responsabilité !
Tous aux postes de combat !

Août 2013

Gérald Vernez
Président CRDC

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POURQUOI JE M'ENGAGE


Comme partout, il n'y a rien de gratuit. Vivre en paix, si possible aussi dans un certain confort (et en Suisse nous sommes gâtés pour les deux), ce n'est pas donné, mais c'est le résultat d'un travail collectif patient et d'un investissement permanent. La sécurité est le bien commun essentiel à la source de tout et chacun doit s'en sentir solidairement co-responsable. 

Certains "esprits éclairés" prétendent que la guerre n'aura plus jamais lieu et ils poussent à la démobilisation publique et au démantèlement de notre armée. Oui, nous venons de passer en Europe quelques dizaines d'années en paix (relative). Mais les personnes qui répètent en boucle les habituels dogmes antimilitaristes savent-elles vraiment de quoi elles parlent? Avoir fait 3 jours de service militaire, lire quelques journaux, surfer un peu sur le net et avoir un bon petit cœur ne fera de personne un expert en politique de sécurité et de défense. Mais devenir un expert n'est pas non plus une caractéristique réservée aux seuls officiers ou aux intellectuels; cela s'adresse à CHAQUE CITOYEN. Car chacun de nous doit savoir POURQUOI il faut défendre notre Pays et sa population SUR LE LONG TERME. 

C'est pour participer à la réflexion et aider le public à comprendre les enjeux de la politique de sécurité et de défense que le CRDC a décidé de se transformer et de devenir un instrument actif en permanence. C'est notre ambition que chacun comprenne pourquoi il est important de ne jamais baisser la garde.

Le monde entier s'est trompé en 2010 lorsqu'il qualifiait le bassin méditerranéen de stable. Tout le monde ne voyait que le conflit en Israël et au Liban. Comme le montre la carte du Global Peace Index de The Economist en 2011, tout le monde voyait nos voisins comme autant d'îlots de stabilité et de vertu...! Mais depuis, notre périphérie (3 heures d'avion) a connu deux révolutions (Egypte, Tunisie), une guerre avec des moyens aéronavals de l'OTAN (Lybie), une guerre civile qui peut à tout moment s'étendre à ses voisins (Syrie). Elle compte encore une banqueroute (Grèce), des "boat people" venus d'une Afrique noire qui fuient la misère, des tensions politiques, financières et sociales inquiétantes (Italie, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne, Hongrie, France, ...) et à Marseille, la criminalité s'exprime à l'arme de guerre dans les quartiers Nord !

Que personne ne vienne prétendre que la guerre n'est plus probable. La fin de la guerre froide ne signifiait pas "fin de la guerre" tout court. La guerre elle est là, à notre porte. Elle a lieu, sous cent formes différentes (y.c. économiques) et elle peut nous toucher demain de plein fouet. La seule certitude partielle, c'est qu'elle ne ressemblera pas aux précédentes. Donc prétendre que tout va bien, démanteler notre armée, refuser à nos citoyens-soldats les moyens de remplir leur mission, ... tout cela est indigne et irresponsable. 

Donc soyons nous-mêmes responsables et continuons à nous préparer. Participez avec nous au débat. Devenez avec nous des experts de notre politique de sécurité et de défense. Nous au CRDC, c'est pour cela, pour ce bien commun appelé sécurité que nous nous engageons.

Janvier 2013

Gérald Vernez
Président CRDC